28 décembre, 2007

Exhibition

Ça y est, Miss France a sauvé sa couronne.
Je m'en fous, elle l'aurait perdue que je m'en foutrais tout autant. Mais, honnêtement, est-il plus obscène d'exhiber son cul que sa Rollex ? Dans l'un et l'autre cas, sommes toutes assez proches (l'une montre ce qu'elle a à vendre, l'autre ce qu'il s'est payé...), rien n'appelle à la démission...
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Bhutto on rectifie !

Hier, je parlai de la mort de Benazir Bhutto, m'indignant de ce que son assassin, avant de se faire exploser, l'avait abattue. Bon, on efface tout. Elle est serait morte, Benazir, en se brisant les cervicales dans sa chute pour se protéger, plus victime d'ostéoporose que directement d'Al Qaïda. Mais ça confirme quand même ce que je dis par la suite de son histoire d'avec son destin ; moïra, fatum, on n'en sort pas : elle se tue pour échapper à la mort... Le Théâtre du Monde est toujours très fécond. Mais reconnaissez puisqu'il y a, quoiqu'on fasse, spectacle, qu'entre Benazir Bhutto et Sarkozy c'est la même différence qu'entre Shakespeare et Paul Bourget...
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Vangeance ! ou les miches de Marlène

Maria Elisabeth Riva, fille unique de Marlène Dietrich, surveillant le film qu'on tourne sur sa mère, avec Gwyneth Paltrow dans le rôle, trouve que cette dernière n'est pas "assez grosse" et demande qu'on la fasse grossir... Ah ! les vengeances, les règlements de comptes post-mortem entre fille et mère, tout de même, où ça va se "micher" ! ...
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27 décembre, 2007

Benazir Bhutto et la mort

Le con qui a tué Benazir Bhutto aurait pu puisqu'il s'est fait sauter en même temps qu'une trentaine de personnes, considérer qu'il allait avoir rempli sa mission. Non, avant de déclencher l'explosion qui de toute façon aurait tué Bhutto, il l'a flinguée, pour être certain de son coup... Le coup de grâce avant l'exécution, en quelque sorte... La crainte de l'échec...
Cette histoire me laisse complètement "rêveur" comme me laissent rêveurs ces destins divers plus ou moins heureux de femmes de pouvoir, orientales pour la plus part, Indira Gandhi, Bandanaraike, Zia et Bhutto... Qui finissent pour la plupart assassinées. En effet, il était clair dès son retour, que Bhutto allait être assassinée. Et je n'arrive pas à comprendre un projet qui relève de l' aporie absolue. Bhutto revient en son pays pour prendre le pouvoir, elle sait qu'en revenant elle va se faire descendre, elle ne peut pas l'ignorer. Et pourtant elle y va et tout ce qu'elle fait sur ce chemin de la reconquête l'en éloigne à chaque pas... Elle est coincée entre rester chez elle et ne pas savoir si elle gagnerait et partir en campagne en sachant pertinemment qu'elle en mourra... Benazir Bhutto participe par son martyre à sa propre mythification. A qui profitera-t-elle ? Quelle drôle d'histoire... d'histoire de femme et de pouvoir. Ah ! Ségolène ! où est ta victoire ?
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Sombre dimanche

Bon, d'accord, c'est pas d'une franche gaieté, c'est même probablement la plus sinistre de toutes les chansons françaises, mais non seulement c'est remarquablement écrit, superbement arrangé mais aussi merveilleusement chanté. Dommage qu'il n'y ait pas d'images filmées, car en plus Damia était très belle.

http://www.youtube.com/watch?v=YwLXQxQcs1Y&feature=related

La version originale hongroise, j'allais dire "n'est pas triste non plus", si, si, elle est aussi triste ! .

http://www.youtube.com/watch?v=HAzJ_7CeWbc&feature=related
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26 décembre, 2007

Zerbinetta quoi qu'on fasse, c'est Dessay...

Dessay est superbe, car c'est le croisement entre Mado Robin, Callas et Nina Hagen. Allez voir pour en juger sur
http://www.youtube.com/watch?v=9lVQ0MemQ6I
cet extrait de "Ariane à Naxos" du sublime Richard Strauss dans une mise en scène remarquable de je ne sais (hélas ) qui
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Chic et pas cher

Un peu d'économie domestique ! Ici, là où nous vivons, nous passons pour des gens chic car nous mangeons du Poilâne... Mais non, ce n'est pas par snobisme, mais parce qu'il est bon, qu'il se conserve jusqu'à la dernière miette (d'ailleurs, il n'en fait pas...) et qu'il coûte au kilo moins cher que le pain du boulanger du coin dont une part de la production finit le dimanche matin, rassise et immangeable, offerte par les enfants aux cygnes et aux canards de la rivière voisine. En plus il a baissé, récemment à l'heure où tout et les céréales augmentent, de 6 centimes sur la demi-boule de 450 grammes... Et puis, depuis que nous mangeons du Poilâne, je n'ai plus à m'énerver inutilement comme je le faisais avant lorsque, demandant un prétendu "campagne" à ma boulangère, j'avais droit à l'inévitable et sur-aigu "j'vous l'coupe ?" dont je vous ai déjà parlé et qui me mettait dans des états de rage absolue, car d'une part, je ne supporte pas qu'on me coupe quoi que ce soit, que je suis assez grand pour trancher mon pain moi-même et qu'ensuite cette morue vous fait, quand vous avez imprudemment dit oui, payer sans crier gare, et le coup de massicot et le sachet aussi...
Merci Mademoiselle Poilâne, grâce à vous je ne vais plus à la boulangerie et si j'ignore ce qui se passe dans votre officine, j'ai au moins l'avantage de ne plus voir la boulangère mouiller son doigt pour prendre la feuille de papier qui devait, avant que je ne l'arrête en hurlant à l'hygiène, envelopper et souiller de sa bave abjecte ma pauvre, ma sinistre et déjà ramollie baguette.
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25 décembre, 2007

Drôle de truc


C'est idéologiquement détestable, c'est historiquement épouvantable, c'est musicalement d'un goût de chiottes et pourtant, ça fait un drôle d'effet... quasiment exaltant...

Treize à la douzaine

Elle ne le sait peut-être pas mais chaque fois que j'ouvre des huîtres je pense particulièrement à l'une de mes quatre soeurs. Elle se reconnaîtra, elles la reconnaîtront. Il est des tâches domestiques qui manquent d'attrait. Ouvrir les huîtres n'a jamais en revanche été pour nous un pensum. D'abord, parce que c'est quand même pas une affaire, et ensuite parce que lorsqu'on se charge de cette besogne on a droit, en cuisine, à ce que j'appelle la "part de l'écailleur", c'est à dire ce qui reste accroché au couvercle. Et bien, si vous êtes comme elle et moi accro aux huîtres, vous vous battrez pour les ouvrir... Notre père, génial inventeur et lui aussi ostréiphage forcené, créa un appareil à ouvrir les huîtres efficace et entièrement sûr. Avec lui, fini les urgences les soirs de Noël et de Premier de l' An pour cause d'éminence Thénard violentée. Je ne vous dirais pas comment l'objet se présente, je compte le faire re-réaliser. Voila !
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France-Musique et le recrutement des blondes

Cette nuit sur France-Musique une présentatrice imbécile au ton très "France-Musique" (c'est normal on y est) propose à l'écoute les Variations sur "J'ai traversé le Rhin" de Sweelinck. Elle précise que contrairement à ce qu'annonce le titre de l'oeuvre, Sweelinck qui n'a pas quitté une seule fois sa Hollande natale, n'a jamais, de ce fait, traversé le Rhin... Je voudrais bien savoir, comment Sweelinck a pu durant sa vie ne pas croiser sur son chemin le grand fleuve dont son pays n'est rien d'autre que le delta... Voila... Qui donc est chargé du recrutement des blondes à France-Musique ?
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24 décembre, 2007

Allez !

Joyeux Noël !
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23 décembre, 2007

Au poil !

Ma lucarne de pub me propose à l' instant :

Épilation Laser à Paris par Médecins Laséristes Diplômés : Maillot + aisselles : 40 €

Aurai-je le temps d'ici demain soir de me faire faire, pour le réveillon, le maillot, les aisselles? et puisque se sont des médecins qui ont prononcé le serment d' Hippocrate qui oeuvrent, suis-je remboursé par la "Sécu" ?

Bref :
Étudier plus pour gagner plus,
ou :
Le poil lui-même est-il sarkozyste ?
Bac + 10 pour devenir barbier...
On n'arrête pas le progrès !

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Sunday afternoon fever !

Voilà ! Je croyais que c'était définitivement terminé, oublié, je dirais presque forclos. Des clous ! Je vous explique. J'ai souffert, de la puberté à l'âge de trente cinq ans en bon et vaillant hystérique, de poussées de fièvre récurrentes qui me prenaient vers le 20 décembre pour s'achever comme par miracle le 2 janvier au matin... Ça faisait donc, jusqu'à aujourd'hui, une paye que je me croyais totalement guéri. Des clous, vous disais-je ? Des nèfles ! La crise apparaissait toujours en allant faire les achats de Noël. D'abord un soudain accès de tristesse, une décharge de mélancolie, suivis, en plein magasin, de sueurs, de vapeurs, de tournis, d'envie de vomir... sortir, vite sortir d'urgence avant que de s'effondrer sur les étalages, dans les pommes, la gerbe et le déshonneur... Bon, j'avais "travaillé" la-dessus et les effets s'étaient fait sentir. Mais voyez-vous, la noëlophobie, c'est comme le tabac ou l'alcool, on n'est jamais guéri ! Et vingt ans et des lunes après, c'est à dire cet après midi, me voilà plongé sans préparation mentale à la FNAC, dans le grand tourbillon pre-festif. A peine suis-je entré qu'une impression soudaine de déjà vécu, un goût de dégoût m'envahissent, je défais mon manteau, j'enlève ma casquette, mon cache-nez, mes mitaines, j'ai besoin d'air, j'ai d'un seul coup 40 de fièvre, le T-shirt bon à essorer, je vais pleurer, je vais dégueuler, au secours ! je ne trouve plus la sortie, je tourne, je me perds, je me retrouve, ça y est je l'ai, je suis dehors, sous la verrière, ouf ! Voilà, vingt bonnes minutes dehors au pied de la jolie statue de Julio Silva, au soleil d'hiver pour me remettre, réparer les dégâts, me refaire un mental pour affronter l'épreuve qui m'a conduit ici : acheter les cadeaux de Noël... heureusement, pas de musique de Noël dans les parties communes, pas de Gingle Bell, de Beau sapin, de Petit Papa Noël... Et puis, d'un seul coup, une fois rentré, je tombe devant une vitrine ignorant tout le folklore du jour... Une boutique vaguement japonaise, sans rouge, sans vert, sans trucs qui brillent... Zen ! J'y entre...C'est noir, c'est gris, c'est blanc... C'est l'antidote... J'ignore si les récipiendaires seront heureux de leur cadeaux... mais comme je sais qu'ils me lisent, je suis sûr qu'ils feront "comme si" ... Je les embrasse en attendant ...
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22 décembre, 2007

Une bûche ? non ! des Babà Sorrento al Limoncello !!!!!!

Innovez, rangez la sinistre bûche de Noël avec ses nains en plastique et ses champignons meringués au rayon des accessoires...
Notre amie Elvire (oui, la" Charmante Elvire" de la chanson de Reggiani, elle-même) est venue dîner hier soir. Elle apporte toujours et souvent en plus du reste, le dessert. Hier c'était des Babà Sorrento al Limoncello, qu'elle est allée chercher exprès, l'admirable, au Bon Marché. Ce sont de petits babas traditionnellement au rhum, mais qu'on fait, me dit-elle, depuis des lustres aussi dans de l'alcool de citron et qu'on garde dans un bocal. Vous les déposez sur de la glace à la vanille... S'il y a du caramel, ce n'est pas honteux.... Certes, c'est un peu sucré, tout ça, confit, pas par erreur mais "par destination"... C'est aussi tout simplement sublime. Ceux qui connaissent comprendront. J'invite ceux qui ne connaissent pas à connaître... (On trouve des Babà dans toutes les bonnes "épiceries fines" et les épiceries italiennes, on peut même s'en faire livrer sur E-bay ).
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21 décembre, 2007

De marbre !

Vu hier chez un marbrier à coté d'un cimetière.
Un bandeau sur une tombe propose :
"La promotion du mois"
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Le rideau re-descendu

La Slovaquie a définitivement aboli ses frontières avec l'Europe. On passe donc désormais directement de ce pays en Autriche, en Pologne, en République Tchèque ou en Hongrie. Ce qui a pour effet de repousser les frontières "Schengen". C'est pourquoi la Slovaquie a renforcé la surveillance de ses frontières Est, en particulier celles d'avec l' Ukraine. Cela se fait à grand renfort de technologies de pointe. Finis, barbelés, miradors, qui vous empêchaient de sortir, c'est maintenant caméras infra-rouge, assistance par satellite etc. pour vous empêcher d'entrer... C'est curieux, personne parmi ceux qui s'insurgèrent à juste titre contre le fameux rideau de fer ne s'indigne de ce rideau d'ondes qu'on descend aujourd'hui. On incitait les gens à fuir au risque de leur vie l'enfer communiste... On empêche aujourd'hui les gens de venir profiter de ce paradis libéral qu'on leur a tant vanté... Bizarre tout ça, non ?
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20 décembre, 2007

L' humour noir

Quand j'étais gamin, l'humour noir me faisait rire. Et puis à partir d'un certain âge, je ne sais plus quand mais sans doute assez tôt, j'oubliai même que cette forme d'humour continuât d'exister. Maintenant, j'ai redécouvert ça récemment par hasard, j'en suis certain, ça ne me fait plus rire du tout. La pratique de l'humour noir est-elle liée, passé un certain âge, à une persistance d'un quelconque stade infantile ? Pour ma part, est-ce parce que la mort dont il se nourrit du bout des lèvres a déjà et depuis longtemps fait son oeuvre que je n'y suis plus sensible ? Je ne sais pas... Si vous savez, dites-moi....
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Bigard chez Benoît Sexe

Notre président qui sait, lui aussi, s'entourer est au Vatican accompagné de Bigard qui me fait autant rire qu'Anne Roumanoff c'est peu dire. Les gens s'étonnent, non pas de ce que notre président s'affiche avec ce con, c'est normal, mais de ce qu'il le traîne chez le pape. Mais il faut savoir que Bigard y est, très curieusement, tout à fait à sa place car c'est un vrai catho pratiquant, qu'il a été converti, baptisé, par l'ancien aumônier du spectacle Roland Letteron. Bigard le néophyte, certes montre son cul, mais c'est un cul-bénit...
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Jean-Paul Bolufer, Christine Boutin et les bons chrétiens

Christine Boutin sait s'entourer. Elle a tout de même été obligée de se séparer de Jean-Paul Bolufer, son chef de cabinet qui profitait un peu de la vie et aimait avoir ses aises... Jean-Paul Bolufer, pourtant elle l'avait recruté parce que c'est un bon chrétien. Ce n'est pas moi qui le dit c'est un site catho (pas vraiment de droite, c'est vrai...) .
"Jean-Paul Bolufer est connu pour son opposition à l'avortement, à la pornographie et aux revendications du lobby homosexuel (selon le lobby pro-mort prochoix). Il a été formé par la Cité Catholique de Jean Ousset. Il est président de l'association Dialogue et humanisme, qui organise des rencontres débats avec des personnalités diverses destinées à des cadres chrétiens intéressés par la doctrine sociale chrétienne". Nous dit le très intéressant "Salon Beige":
Je vous fais grâce de sa photo, vous m'accuseriez de délit de sale gueule.
Voilà... "juste quelqu'un de bien" disait une chanson...
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19 décembre, 2007

Le syndrome de Frankenstein

Certains pensent que Sarkozy s'est fait tout seul. C'est faux. Comme nombre d'hommes ou de femmes politiques, il est le produit, la créature de pygmalions ou d'apprentis sorciers successifs ou simultanés. L'emblématique Marie-France Garraud était celui de Chirac. Pasqua, Fillon, Baladur sont probablement ceux de Sarkozy. Le problème, et c'est là que ça devient intéressant et tout le monde le sait, c'est que toute "oeuvre" échappe à son auteur... Sarkozy est un petit monstre qu'ils ne maîtrisent plus. Ils devraient pourtant le savoir, ces gens prétendument cultivés et expérimentés : le mythe est porteur d'enseignements...
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Paris ? Non ! Monte-Charlot

Moi, je suis plutôt fier, et oui ! Car je trouve que notre président (LST!) est en train à lui tout seul de damer le pion à plusieurs monarchies européennes, par ses fastes, et surtout par ses croustillantes aventures. Réveillez-vous, Prince du Rocher, résidents de la Cour Saint James ! Vous n'êtes plus à la hauteur... vos histoires datent ! Quoi de nouveau à Buckingham ? Le prince Charles s'est fait piquer ses dindes ou ses oies, je ne sais plus, enfin pas toutes, il lui en reste une. Quand au Prince Albert et à ses soeurs, ils deviennent d'une affligeante dignité... Ça commence à sentir l' andropause palatine, la ménopause aussi. Du cul bordel ! Face à cette faillite hormonale, à cette médiatique débandade, Viagra pour tous sous les dorures ! Bon, en attendant que le Gotha se redresse, je propose, puisque la relève se fait chez nous, qu'on rebaptise Paris Monte-Charlot.
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18 décembre, 2007

Sarkozy "Homme objet"

Vous connaissez peut-être ces expressions triomphantes de fin de week-end de la beaufitude éternelle : "je me la suis faite", "je me la suis tapée". Elles disent d'une manière triviale et prétendument virile, que j'ai eu une relation sexuelle avec quelqu'une et que l'initiative venait de mon camp, le résultat, de mon charme et la saillie, de mon éclat...
C'est ce qui fait que la plupart des français qui s'émerveillent de l' idylle de notre président avec cette encore jeune femme, se disent avec cette franque gaillardise : "wouahoooo ! le président s'est fait ou se tape un mannequin". En bons phallocrates (qu'ils soient d'ailleurs, curieusement, hommes ou femmes, c'est du même tabac même si ce n'est pas formulé de la même manière), ils ne peuvent imaginer un instant que ce soit, et c'est sans doute plus que probable, le contraire, le "mannequin qui se tape, qui se fait un président". Elle en a les moyens, elle s'en est tapé d'autres et souvent de moins laids même s'ils étaient plus cons et, question de goût mise à part, elle en a le droit, pourquoi serait-ce réservé aux mecs, "l'initiative" ? Sarkozy "homme objet" ? et oui ... D'accord, ça fait rigoler, ça relève d'une forme de fétichisme, voire de l'aporie érotique... Mais pourquoi pas... Car dans l'histoire et selon les critères même de ceux qui croient le contraire, c'est bien elle, "le mec"...

Image : Tex Avery : Red Hot Riding Hood ( Le petit Chaperon rouge)
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Augustin Legrand et la Sémantique de l' Abjection

Les Français ont un président de la République,
les associations aussi.
Les syndicats ont des délégués,
Les partis politiques ont des secrétaires nationaux.

Et bien, si l'on écoute la radio, ce matin de la bouche d'une jounaliste, vous savez ce qu'ils ont à leur tête, les Enfants de Don Quichotte ?
Ils ont un meneur !
Oui, vous m'avez bien lu, Augustin Legrand est un meneur ! Elle aurait pu dire, le chef, l'inspirateur, voire avec un peu de dérision, le guide. Non, il faut à tout prix salir, en douce... Car tout le monde sait, un meneur conduit une bande, une horde, voire une harde... rien de bien recommandable. Fumier de salope de journaleuse de merde !
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17 décembre, 2007

Je trouve ça un peu dégoûtant

Quand on est un homme public et qu'on affiche sa vie sentimentale, on active chez ce même public, et c'est bien un peu le but, la production de fantasmes dont il est évident que certains relèvent de l'érotisme, voire de la pornographie. Il est clair que ces gens dont on nous montre dans la presse le bonheur profondément médiatique ne vivent pas, j'imagine, qu'une vie platonique, mais par cette publicité tapageuse, nous font, qu'on le veuille ou non, les témoins aveugles de leurs ébats, de leurs saillies... Beurk ! Personnellement, je répugne à imaginer les salades de muqueuses entre un politicien quinquagénaire et un mannequin sur le retour.
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Sarkozy-Bruni, une drôle de chanson

Cette histoire d'Amuuuuuur, comme dirait son pote Johnny, me rappelle furieusement en raison du passé respectif des deux partenaires, vieux chevaux de retour qui ont toujours eu des conjoints qui avaient déjà des heures de routes, cette chanson marrante de Barbra Streisand : "Second hand Rose" qui raconte l'histoire d'une fille dont tout ce qu'elle possède, de ses fringues à son mec ne sont jamais neufs, toujours d'occas' et dont voici quelques extraits :

Father has a business strictly second hand...
... Even things I'm wearing someone wore before...
... I never get a thing that ain't been used....
... Even Jake the Plummer, he's the man I adore
He had the nerve to tell me he's been married before!
... Everyone knows that I'm just second hand Rose

Voila, parce qu'on peut pas dire que ça sente vraiment le frais, la romance nouvelle, c't'histoire...
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Éric Woerth : quand il entend le mot intello ? il sort son pistolet à eau

Je sais bien, ce gouvernement n'est pas fasciste, mais ces assauts répétés depuis quelques temps contre les intellectuels, les artistes, les intellos, comme ils disent, me rappellent des choses pas très nettes... Vous souvenez-vous de cet aphorisme qu'on prête tantôt à Goebbels, tantôt à Baldur von Schirach, on ne prête qu'aux riches, "Wenn ich das Wort Kultur höre, dann greife ich schon an meinem Revolver" : Quand j'entends le mot culture je sors mon revolver". Oh ! bien sûr, on n'en est pas là, le revolver de Monsieur Woerth n'est qu'un pistolet d'enfant, mais tout de même... Ça pue la haine un peu rance, le souvenir mauvais... Monsieur Woerth qui paraît si propret sous ses airs de petit comptable appliqué et besogneux est capable de formuler de bien glauques pensées.
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16 décembre, 2007

Notre-Dame de Paris : son trésor et celui de l' Association Maurice de Sully

Tiens, à propos de Notre-Dame de Paris devant laquelle les pauvres tentèrent hier de s'installer, le vrai Trésor de Notre Dame n'est pas celui qu'on peut voir en visitant la Cathédrale.
Je me souviens... à une époque où je fréquentais les lieux de l'intérieur, que les troncs de Notre Dame rapportaient selon l'intendant qui les relevait lui-même un sac de jute sur le dos comme un nain des Nibelungen et au risque de sa scoliose, environ cinquante mille francs (d'il y a quinze ans) par jour. Ces cinquante mille francs encaissés par l' Association Maurice de Sully (association à but non lucratif, on s'en doute....) étaient, en vertu d'un accord qui avait été négocié sous Pompidou avec le Ministère des Finances, exempts de toute imposition... On était en pleine "Heroic Fantasy", on pouvait, si on était accrédité, voir dans le sous-sol de la cathédrale derrière des grilles en bois, deux moines en robe de bure dont j'ai oublié de quel ordre ils étaient qui ayant fait voeu de pauvreté (histoire de ne pas tenter le diable...), triaient dans une ambiance moitié Wagner- moitié Tolkien, pour des millions de pièces de monnaie... De quoi aider quelques sans-logis. Il y a d'ailleurs au 10 de la rue du Cloître Notre-Dame un immeuble de qualité appartenant à l' évêché de Paris, dans lequel se trouvent le "Musée Notre-Dame" ainsi qu'un tas d'appartements récemment encore sous-occupés ou même inoccupés... Qu'on se le dise...
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Christine Boutin : une supplique à la manière de...

A Christine Boutin qui a fait expulser les Enfants de Don Quichotte de devant Notre Dame de Paris pour sauver les marchands du Temple.

Ô Sainte Christine Boutin,
Vous qui oeuvrez auprès du Père
De la Patrie, Vous, notre Mère,
Sachez que c’est Noël enfin !

Vous qui connaissez le Saint Père,
Tous les évêques de la Terre,
Pensez dans votre ministère
Aux gueux, aux chiens, aux pauvres hères...

Prierez-vous Alliot-Marie
Dont le nom est à demi “Vierge”
De donner à ses flics un cierge
Au lieu de matraque... On parie ?

Pensez au Christ qui vous regarde
Lui dont vous êtes grande amie,
Pensez à Dieu ! et prenez garde
A vos actes, à vos infamies.

Et quand vous irez à la Crèche
Souvenez-vous que dans la dèche
Si Jésus vint pour vous sauver,
Il pourrait le cul vous botter.

Alors, tenez vos flics en main !
Ne les lâchez plus sur nos frères,
Quand ils sont près du presbytère
De Notre-Dame, auprès des saints...
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Jean-Luc Petitrenaud et le Grand Pan

On entend de ces trucs, parfois...
Tenez, ce matin sur Europe, dès potron-jacquet, l'insupportable Petitrenaud vante les mérites d'un restaurant parisien, sans doute excellent qui s'appelle "Le Grand Pan". "Pan comme un pan de toit" précise, dans sa logorrhée matinale, l'ineffable et culinaire imbécile. Il est probable que la flûte, pour Petitrenaud, n'est qu'une petite "baguette", produit de boulangerie. Pour ce qui est du dieu cornu, aimable, aux pieds de cabri et qui parfois en joue, et que même Brassens connaissait, on repassera...

Quelques heures plus tard sur la même radio, un journaliste parle des Enfants de Don Quichotte qui se sont fait virer "manu flicari" du parvis Notre-Dame. Et hop! c'est le lapsus... Il parle de gens dans le plus profond "dénouement"... Façon comme une autre de mettre un terme au problème.
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15 décembre, 2007

Yvan Colonna "innocent, forcément innocent..."

En l' absence de preuves autres que des témoignages rétractés et autres carabistouilles juridiques dont j'espère qu'elles n'étaient pas programmées, j'ai le droit, comme tout le monde, quel que soit le jugement rendu et qu'on doit, de ce fait, respecter, d'exprimer néanmoins moi aussi mon "intime" conviction". Ce jugement est rendu au nom du peuple français ? Oui, mais amputé de celui, a minima, d'une personne (j'imagine qu'il y en a d'autres...) : le mien .

Car je pense qu' Yvan Colonna est innocent. Je n'ai pas de preuve ? Non, mais pas plus que n'en avaient les juges de sa culpabilité et qui pourtant l'ont condamné en mon nom et en celui de 60 millions de français à perpet...

Le bénéfice du doute autrefois, profitait à l'accusé. O tempora O mores ... Nous vivons, voyez-vous, une bien vilaine époque...
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14 décembre, 2007

Yvan Colonna , prisonnier politique ?

Je ne suis pas corse. Je suis contre le terrorisme. Je suis pour le droit à la vie paisible des préfets. Mais je me pose une question. Pourquoi Yvan Colonna n'a-t-il pas été jugé par un tribunal d'assises traditionnel, mais par ce tribunal d'exception formé uniquement de juges professionnels et sans jury populaire ? Est-ce une façon d'admettre définitivement (sans pour autant mettre en doute l'honnêteté de ces juges), qu'il y a désormais en France des procès politiques ? et donc des prisonniers politiques ?
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Salut !

Une personne m'a laissé un commentaire qui se termine par un bel et un peu menaçant " a bonne (sic!) entendeur, salut !"
Ça me rappelle cette petite fable du toujours regretté Alphonse Allais :

Bonnes Manières

Lorsque tu verras une bonne
D’enfants, et non autre personne
Assise au milieu d’un tender
Ou wagon de chemin de fer
Découvre toi à son passage
Salut à son noble visage !

Moralité : A BONNE EN TENDER, SALUT !
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13 décembre, 2007

Philippe Meyer sur France Inter : un succédané de Vialatte, un ersatz de Art Buchwald, ça continue

J'ai re-posté en octobre dernier, après avoir encore entendu l'imbécile Meyer à France Inter alors que je l'imaginais rayé de la grille, un message que j'avais écrit un an auparavant.

pour mémoire (je reproduis le même message pour éviter toute équivoque ) :

http://pplemoqueur.blogspot.com/2005/10/un-succdan-de-vialatte-un-ersatz-de.html

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Philippe Meyer tous les samedis matin...

Mon chien qui est un chien de goût hurle à la mort dès le générique car il préfère avec raison la version originale du Tic-Toc -Choc ou (les) Maillotins au clavecin...

Philippe Meyer, c'est le Art Buchwald du pauvre, ce qui n'est pas peu dire car Art Buchwald était à l'humour ce que mon charcutier traiteur du coin (macédoine de légumes et pieds de cochon en gelée ) est à Fauchon et Hédiard réunis...

Philippe Meyer, c'est du succédané de Vialatte, ça voudrait avoir la couleur du Vialatte, le goût du Vialatte, mais ce n'est même pas du Vialatte, ce qui en soi n'est bien grave, car Vialatte , entre nous, quoi qu'on pense ou qu'on dise, il y a quand même plus drôle...

Philippe Meyer est tellement réducteur-lamentable que lorsqu'il cite du Vialatte, on croit que c'est du Meyer... Je serai ayant-droit de Vialatte, je protesterai...

Alors Philippe Meyer c'est quoi ?
C'est le contentement de soi, l'absolue certitude d'être dépositaire d'une drôlerie endogène, d'un humour médullaire, d'un esprit naturel...

Philippe Meyer est l'une des rares créatures radiophoniques dont on peut entendre les sourires de contentement annonceurs de chacune des saillies . Les bouffons avaient des grelots, Philippe Meyer a un sourire qu' il agite violemment avant que de sortir une subtilité répétitive ( Philippe Meyer, mammifère omnivore, ) des qualificatifs ampoulés de littérature réitérative ( matutinale, pour l'exemple) et quelques tournures soigneusement élégantes (passé surcomposé, entre-autres) ...

Philippe Meyer parle actuellement de chansons françaises. Il a concocté un concept qui serait une sorte d'exercie d'anthropologie minimale de la musique , d'analyse pseudo- structurale de la chansonnette, ainsi qu'un tribunal de l'intelligence chansonnière dont il serait le juge et le procureur autoproclamés...
Au début on a pu trouver ça drôle... Quatre ou cinq ans après cela devient insupportable. Car, comme celui de son compère Lodéon, le fond de commerce de Meyer n'est plus de première fraîcheur... Ca sent la ragougnasse, le propos faisandé, le rabachage de date-limite....

Où êtes- vous, Jean-Christophe Averty où même Jean-François Kahn ?

J'ai failli, un moment, avoir à son égard une tentation compassionnelle... Jusqu'à ce que je reconnaisse définitivement qu'en fait Philippe Meyer n'est dans l'ordre :
qu'un imbécile sonore ,
un prétentieux bavard,
un érudit de pacotille,
un cuistre,
une nuisance radiophonique ,
un miasme hertzien...

Il a eu quelques temps un équivalent qui le suivait dans la tranche horaire de France inter du dimanche matin, il a, Dieu merci, disparu...

Meyer c'est comme Amédée , comment s'en débarasser ?
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Je viens de recevoir à l'instant en réponse, le message suivant tel quel copié collé :

"debarrasser, ça prend deux R, ignare
Cela dit, vous me semblez vous-même bien suffisant et pompeux. Je soupçonne, derrière le pseudo, un ëtre racorni et atrabillaire utilisant la critique agressive en arme d'auto-défense. L'humour est un don dont vous ne semblez pas avoir bénéficié. Je ne vous salue pas, ou alors bien bas...."*

auquel je réponds par le message suivant :
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Et bien dans ce cas là, le meilleur moyen d'exprimer son mépris, ne serait-il pas celui d'ignorer, simplement. Pour ce qui est de la faute que vous considérez comme étant d'orthographe, vous êtes sans doute sténodactylo professionnel(le) pour ne pas prendre en compte avec indulgence la possibilité de la coquille... Mais vous êtes tout simplement, radicalement con, que vous soyez Meyer lui-même, ce qui paraît assez improbable , ou l'un de ses affidés ce qui est tout aussi lamentable... Prendre la défense d'un cuistre ou de soi-même ? franchement c'est dans le cas présent d'une tristesse absolue... Pour ce qui est de l'humour ? me concernant, je n'en ai en effet aucun ( je suis d'un chiant rédhibitoire) et ne prétends pas en avoir, puisque contrairement à certains, je n'en fais pas commerce...

Maintenant soyons sérieux : quand on fait des reproches, il faut être irréprochable :
"Débarrasser" prend aussi un accent sur le "é".
Un être, racorni ou non se pare d' un accent circonflexe et non un tréma...
Pour ce qui est d' "atrabilaire", un "L" suffit", nous en conviendrons, j'imagine...

Quand à mon agressivité, arme d'auto-défense... Encore eût-il fallu que je me sentisse attaqué ...( et oui la concordance...)
Et puis quand un blog vous accueille et vous laisse libre de vous exprimer, il est plus que correct de signer son message... de son nom... à défaut de son pseudo...sinon ça de vient un "graffiti" sur un mur et comme disait mon grand père," le mur, c'est le papier des ânes "....
Pour ce qui est de me "saluer bien bas" ... au cas ou vous l'ignoreriez, plus le salut est bas et plus il est servile...
Pauvre con, disais-je ? non, triste con ...
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Lens, ville de cons et de jean-footres

Entendu à l'instant dans une émission de Guillaume Durand (qui n'est finalement qu'un pauvre type, en cautionnant ce genre de préoccupation), en présence de spécialistes de la spécialité et de professionnels de la profession, la très importante question suivante :
"Y a-t-il en France une Culture du Foot"
Certains regrettent que ce ne soit pas comme en Angleterre. Mais, Dieu merci, se réjouissent les experts, il y a quand même des villes "comme Lens et quelques autres villes où la semaine n'est vécue que dans l' attente du match du samedi soir"...(sic !). C'est ça " la culture foot" ! Donc, sachez-le, il y a en France des villes comme Lens et quelques autres, peuplées d'abrutis de tous les sexes qui, en raison de leur "culture foot" ne s'inquiètent plus de leur retraite, des droits de l'homme, de leur pouvoir d'achat (de toutes façons, ils priveraient la famille entière de tout pour se payer un match) ni de ce qui pourrait un jour leur tomber sur la tête, bref, qui sont prêts, ne pensant la semaine qu'au match du week-end, à re-voter à droite à la première occase ! Salauds de pauvres ? non : cons de prolos !
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Quand je serai grand (suite et fin)

III°
Quand je serai grand
J’aurai mille et un plans
Pour endormir les gens
Leur faire avaler mes sornettes
Ce sera épatant
J’en ris, en attendant,
J' apprends à bien mentir : c’est la recette.
Et pas à pas,
Que l’on me croit ou pas
Je prépare en douceur
Mon imposture
J’ai de l‘ardeur
Et je mets tout mon cœur
A devenir une estimable ordure.

IV°
Quand je serai grand
Voyons ! c’est évident
Je serai président,
Criminel, ou les deux peut-être
Je marquerais mon temps
Et ainsi tous les gens,
Se souviendront de moi : je veux paraître.
Un jour verra
Dans l’un ou l’autre cas
Pour mon plus grand malheur,
Tomber le masque !
Et j’ai bien peur
En cet instant d’horreur
De n'être qu' un fétu dans la bourrasque...

Bon, d'accord ! c'est plus vraiment une chanson pour les enfants, encore qu'elle pourrait bien avoir quelque vertu pédagogique... à juger...
Ah, pour ceux que ça intéresse, la mélodie est fraîche et réjouissante...


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Quand je serai grand (suite)

II°
Quand je serai grand,
J'aurai beaucoup d'argent
J'aurai, c'est élégant,
Des montres valant des fortunes
Et oui mais maintenant
J'en ai marre d'être enfant
Je vendrais bien maman pour quelques thunes.
Elle ne veut pas !
Fait tout un tralala
Pourtant elle veut vraiment
Ma réussite
C'est compliqué
Quand on est pas "bien né",
D'avoir d'un seul coup les moules et les frites...
à suivre...
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12 décembre, 2007

Quand je serai grand.

J'ai donc entrepris de recommencer d'écrire des chansons enfantines. Voici le premier couplet de la nouvelle.C'est tout chaud, ça vient de sortir... mélodie, accompagnement, c'est parti... Bon, d'accord ! c'est pas demain qu'on la trouvera référencée dans les CDDP à coté de Maurice Carême... tant pis...


Quand je serai grand,
Je serai malfaisant.
J'aurai des chiens méchants,
Des couteaux, une carabine.
Pourtant en attendant,
Je ne suis qu'un enfant
Qui aide sa maman à la cuisine.
Caligula
Et le grand Attila
Furent des enfants charmants,
Quoi qu'on en dise.
Napoléon,
Adolf, jouaient dit-on,
A la marelle et à d'autres bêtises...
à suivre
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11 décembre, 2007

Lisez donc Maritain !

Tiens, au lieu de lire des fadaises, lisez donc Maritain. Ça vous prouvera qu'on peut avoir une pensée intelligente et généreuse, ça vous prouvera aussi qu'on peut avoir une pensée généreuse et intelligente... Dans l'un et l'autre cas et selon ce qu'on cherche, on y gagne. En plus c'est admirablement écrit, lisible compréhensible... Vous allez me dire "Quoi ? vous lisez un philosophe cul-béni de droite ? Bôf, quand le philosophe cul-béni a été dreyfusard, qu'il s'est opposé violemment à Pétain et à son régime, qu'il a fait chier Pie XII, (sans succès hélas ! ) pour qu'il s'exprime enfin sur l'antisémitisme et sur l' Holocauste... Vous comprendrez, j'imagine, que je considère n' avoir aucune honte de trouver, moi agnostique de base, de quoi m' alimenter un peu auprès d'un penseur aussi atypique et tout autant oublié... Maritain c'est de surcroît un peu et des années après, un cadeau post mortem de mon père. Vous vous en foutez, certes ! mais, c'est pas mal non plus, ce cadeau, voyez-vous...
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10 décembre, 2007

Sarkozy et Saint-Germain des Près

Bon Ok, pour ceux qui se souviennent. Lorsqu'il était en âge, Sarkozy, c'est sûr, devait plus traîner au Drugstore qu'au Flore ou aux Deux Magots.
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Sarkozy et le Café de Flore

Notre président ne veut pas recevoir de leçons de morale de ceux qui "prennent leur café-crème au Flore"... Il est clair qu'il préfère, à défaut de leçons, prendre ses ordres de ceux qui commandent leur champagne au Fouquet's.
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Mu'amar Al-Qadhafi (معمر القذافي ),? j'adore !

Mu'amar Al-Qadhafi (معمر القذافي), j'adore ! Comment ? Quelle horreur ! Qadhafi-le-tueur, Mu'amar-la-Terreur ! Je vais vous dire pourquoi j'l' adore, le cador. Mu'amar, c'est la preuve vivante offerte aux occidentaux libéraux, qu'avec ce fric qu'ils, comme le veau d'or, vénèrent, on peut tout acheter, racheter, même les vies de victimes d'attentats qu'il n'a peut-être même pas commandités. Bref on peut se payer tous les libéraux du monde et mieux qu'un bien matériel, une simple Rolex, on peut se payer leurs âmes. Le luxe ! Et ma foi, quand on a affaire à des gens qui comme notre président sont prêts à tout vendre et bien on est le plus fort. Mu'amar, quand il vous sert la pogne, il vous donne en même temps un grand coup de pied au cul. Il peut, il est riche. Mais enfin, c'est un dictateur ! disent les gens de gauche, du centre et même de droite. Oui, mais il-est-ri-che ! nous rappelle constamment notre bon président ! R, I, C, H, E. Et si notre ami Mu'amar torture un peu de la main gauche, il signe des contrats de la main droite. Le Christ lui-même n'a-t-il pas dit : "Que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite !" ? et ce qu'on s'applique à soi-même, on peut l'appliquer aux autres, non ? Bref Mu'amar serait sur le chemin de la rédemption, son chemin de Damas (ah non, c'est vrai, Damas c'est l'autre...) et si ce chemin passe par nos comptes en banque, il n'en n'a que plus de mérite c'est à dire plus de "valeurs". Qadhafi c'est, croit-on, des points de croissance en puissance... De celle que notre président est prêt à aller chercher, comme la lune, "avec les dents ", au risque de se les y casser ...

Alors bien sûr, il y a Ramatoulya Yade qui ce matin crie au scandale et verse sa bile sur ce bon Mu'amar, comme si elle avait appris aujourd'hui et aujourd'hui seulement par la presse l'arrivée de notre ami venu, comme le chaleureux Sirocco, du désert ... je me demande si elle serait pas un poil raciste anti arabe, celle-là - mais non, je déconne ! Mais elle aussi, elle déconne. Elle se fout de la gueule de qui, la "mère droits de l'homme"...? Elle ne savait pas ? Elle a fait campagne pour Sarkozy, pas vrai ? Il l'a remerciée de ses bons services non ? En l'occurrence ce n'est plus Sarko qui est indigne de recevoir Qadhafi, c'est elle de continuer d'être ministre de celui qui le reçoit... Allez, Toulya, s'il reconduisait des tiens à la frontière, tu protesterais, sûr, mais tu ne démissionnerais pas pour autant, c'est à dire pour si peu...

Bon maintenant, c'est bientôt Noël , non ? Le roi mage (c'est vrai qu'il a un côté Gaspard-Melkior-Balthasar à lui tout seul), il est vraiment marrant, espiègle. Et comme il ne demande rien, il exige tout... Sa tente climatisée dans les jardins de Marigny ? Honnêtement c'est pas grand'chose par rapport à ce que cet autre grand fou qu'est Bush déplace quand il sort de chez lui... Je trouve donc qu'il est discret et magnanime... Si j'étais lui j'aurai demandé quelques centaines de tonnes de sable fin, les dromadaires du zoo de Vincennes et les palmiers de Paris-Plage. De plus, j'exigerais du président et de son gouvernement qu'ils s'habillent en bédouins, le kéfié pour tous et quelques plumes au cul et que Rachida Dati et Fadela Mara fassent, l'une dans son ensemble Dior, l'autre dans ses fringues de chez Tati, une vraie danse du ventre. Mais c'est qu'ils le feraient, les marchands du temple !
Et puis on n'a peut-être pas fini de rigoler : il devait ne rester que trois jours, mais à peine le pied sur le tapis rouge, il entend rester la semaine... Imaginez, qu'il fasse traîner la signature des contrats pendant huit jours de plus, trois semaines, un mois... qu'il ne parle plus de partir... qu'il se tape l'incruste... Il est, paraît-il, très fantasque... Je serai lui, encore une fois, rien que pour faire chier et me marrer aussi, je ferai durer le plaisir... Vous imaginez, le petiot, en babouches, frappant à la tente pour lui demander de décaniller... Riche, je vous dis ! Et puis, au bout du compte, depuis qu'il sévit, Mu'amar, il a tué en quelque trente-sept ans de carrière beaucoup moins de monde qu'un Bush gardien du monde libre en sept... Maintenant, offrir à un voyou fut-il richissime une forme de respectabilité se fait, selon un curieux principe de vases-communiquants, aux dépends de celui qui la lui offre.

09 décembre, 2007

Le soldat

J'avais entrepris, il y a trois ou quatre ans avec mon partenaire privilégié musicien du plus haut niveau et une amie musicienne top tout autant, l'écriture d'un recueil de chansons enfantines, enfin, pour les enfants, dont je fis pour partie la musique et tous les textes. On a fait d'autres choses entre temps et je me disais ce soir, qu'il fallait qu'on relance le truc. Seulement je ne suis pas certain après une nouvelle lecture qu'elles soient toutes vraiment "enfantines", à commencer par celle-ci :

Le soldat s'en revient de guerre
Son fusil est cassé
Le soldat ne sait plus rien faire,
Ni le pas cadencé
Il ne lui reste plus rien d'autre
Rien à faire que danser

Le soldat cherche une compagne
Car il voudrait danser
Le soldat oublie qu'en campagne
Sa jambe il a laissé
Il ne lui reste plus rien d'autre
Que ses yeux pour pleurer

Le soldat aussi voudrait boire
Et boire à satiété
Le soldat alors voudrait croire
Que l'on peut oublier
Il ne lui reste plus rien d'autre
Plus rien que ses pensées.

Le soldat oublie les victoires
Il oublie son passé
Le soldat sait bien que la gloire
Est souvent cher payée
Il ne lui reste plus rien d'autre
Qu'un monceau de regrets

Le soldat ne veut plus qu'on pleure
Il ne veut plus tuer
Le soldat veut que vienne l'heure
Où dans le monde entier
Il ne restera plus rien d'autre
Rien à faire que s'aimer

parlé :
Alors le soldat s'endort
Et rêve.
Il rêve, le soldat,
Pour l'heure...
Et pour l'éternité...
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08 décembre, 2007

Véhicule

Quelqu'un d'intelligent (pas le temps de savoir qui c'est) dit à la radio que l'automobile aujourd'hui, avant de véhiculer des personnes, véhicule surtout des symboles.
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07 décembre, 2007

Ingrid Bétancourt et la politique

Je suis, vous l'avez compris, pour la libération d' Ingrid Bétancourt. Parce que je suis pour la libération de tous les gens qui sont prisonniers en dehors de tout jugement prononcé par la justice d'un état démocratique ou au minimum "approchant" et qui sanctionne des actes délictueux. Maintenant, si d'aventure, Ingrid Bétancourt est, comme tout le monde le souhaite, libérée, de grâce, qu'elle ne fasse plus de politique. Car objectivement, son projet, tout honnête qu'il fut, n'était pas celui de Chavez, ni celui de Fidel Castro, c'était un bidule entre Royal, Bayrou et Christine Boutin... C'est pour ça que pour les farcs, entre Uribe et elle... bôf... Si elle était simplement de gauche il y a longtemps qu'ils l'auraient libérée...Si elle était vraiment de gauche, elle serait désormais à la tête des farcs... Ok, j'exagère... N'empèche que c'est pour ça que ça traîne...C'est pas une raison, on est d'accord !
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Rachida de chez Dior

Si encore elle avait posé nue pour l' encart de Play Boy, de Hustler ou de Lui, j'aurais trouvé ça chouette de la part de Rachida Dati. Peut-être même que dans Lui, elle aurait eu droit comme "chapeau" dans le plus pur esprit de ce journal (pour ceux qui se souviennent) à un subtil : A dada avec Rachida ! Mais là ! Tout de même ! Se faire tirer le portrait comme une bourgeoise endiorisée, c'est d'une indignité absolue. Bon d'accord, elle peut désormais, elle a les moyens, et puis, comme Simone Veil et son Chanel, elle est en âge de s'affirmer, de trouver ses "marques"... Car faut reconnaître qu'elle commence à dater, la Dati... Elle a déjà les zygomatiques qui se relâchent, les commissures, marques de la haine au coin des lèvres, qui s'affaissent... Elle fait déjà veille peau. Mais surtout, surtout il y aura toujours chez elle le coté geai paré des plumes du paon... Le pouvoir ça déglingue à une vitesse ! Le goût de la revanche aussi. Et quoi qu'elle fasse, je sais, c'est injuste, elle aura toujours l'air de sortir de la zone, car, comme je dis souvent, reprenant le, c'est vrai, très ignoble et néanmoins fort drôle Jacques-René Hébert dans le Père Duchesne : "la caque sent toujours le hareng...". Vous allez me dire, pourquoi tant de haine ? On attaque pas les gens sur leur physique, pas plus que sur leur origine ! Pas de haine là-dedans, on attaque néanmoins, car personne ne l'a obligée, la méritocrate, à sortir de son ministère pour aller faire le mannequin chez les riches...
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Libération de Bétancourt, j'ai un doute...

J'ai un doute parce que le message de Sarkozy que tout le monde a trouvé merveilleux, s'il relevait d'une louable intention, m'a mis mal à l'aise dès que je l'ai entendu. Auriez vous idée en préambule à des négociations, de dire d'emblée que vous n'êtes absolument pas du même monde que votre "challenger" ? que vous ne partagez aucune de ses valeurs ? Même si c'est vrai et qu'il y ait des raisons ou non de ne pas les partager, ça me parait pas très adroit. Il semblerait d'ailleurs que les farcs lui ait, en retour, dit à peu de choses près ce que je pense.
Maintenant, j'espère n'avoir rien pigé, mais le président Uribe a-t-il vraiment intérêt à ce que son principal opposant soit libéré de si tôt ? Uribe ne serait-il pas l'allié objectif des farcs... Moi aussi je rêve, mais de me tromper...
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06 décembre, 2007

Léon Blum ? pfft ! un collabo...

Heureusement que j'ai une bonne assiette! Je suis sur le cul ! Je viens de causer à l'instant avec le président d'une fédération d'anciens combattants (oui-oui j'ai de drôles de fréquentations) qui aimerait bien que les hymnes joués aux cérémonies consacrées à la guerre d'Algérie par la Fanfare que je préside soient un peu reliftés... un peu plus rock'n roll... Je lui rappelle que le terrain est miné, que la plupart des chants "patriotiques" (i.e, militaires...) de cette époque sont marqués extrême droite, labélisés O.A.S et que le seul endroit où l'on peut trouver ça, c'est aux éditions musicales de Le Pen, hors de question que je reçoive ne serait-ce qu'une pub pour un extrait du catalogue... Ok, il est d'accord, y a danger. Et puis je sais plus pourquoi, comme ça, sans doute pour le taquiner un peu, je lui demande pourquoi il y a pas de commémoration de la guerre d'Indochine... Parce qu'il n'y pas eu sur place d'appelés qui ne fussent volontaires. Dont acte, la déculottée de Dien Bien Phu n'a donc rien à voir la dedans... Ah ! qu'est-ce que j'ai pas dit ! J'ai appuyé sur le mauvais bouton... La défaite de la "Cuvette" ? c'est la faute à Mendès-France... aux socialistes en général qui comme celui du Front Populaire, il s'étrangle, il trouve plus son nom, je le lui dis : Léon Blum, sont tous des salauds.... D'ailleurs Blum, à Buchenwald, était installé dans une petite maison en lisière du camp (c'est vrai, mais si vous connaissez l'endroit, vous savez que ce n'était pas la "Petite Maison dans la Prairie....) et, cramponnez vous, travaillait pour les allemands... Et oui ! c'est le scoop du jour, Blum était collabo... Bon Dieu, mais c'est bien sûr ! Si on y réfléchit bien, tous ces juifs, ces pédés, ces manouches qui travaillaient dans les camps, le faisaient de leur plein gré, par appât du gain, bref collaboraient... C'est imparable... Voila ce qu'on peut entendre, un soir d'hiver où l'on ne demandait rien à personne, dans la France d'aujourd'hui, de la bouche d'un mec qui n'est même pas d'extrême droite... Je frémis à l'idée de ce qu'il pourrait me sortir s'il était lepéniste. Au début (nous sommes au téléphone) je crois que je vais lui claquer le beignet. Et puis je me dis que je préfère régler ça de vive voix. Il ne le sait pas encore...
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05 décembre, 2007

Harki l'tour...

Bon c'est pas simple, c't affaire...
Notre président part faire biznès en Algérie. Il y va après s'être assis sur les propos antisémites d'un membre du gouvernement devant le recevoir. Il refuse par des artifices rhétoriques d'admettre que la colonisation n'a pas été que du bonheur. Il repart, affaires faites, et aussitôt descendu de l' avion, fonce reconnaître la responsabilité de la France dans un règlement de compte interne à l' Algérie, celui des harkis massacrés pour faits de collaboration avec le colonisateur en partance... Je suis désolé, je vais éveiller des passions, mais les harkis étaient des collabos. On va pas en faire une histoire, c'était pas des collabos à la manière 39/45... mais tout de même c'était pas vraiment innocent , et on peut comprendre que le FLN les ait quelque peu taquinés... C'est la raison pour laquelle il faut être réglo, payer enfin ceux qui, restés en France, ont échappé au massacre et devraient déjà être contents d'être encore en vie, pour leur fidélité à leur seigneur et maître. Là, pour une fois il est raccord, Sarko... mais c'est curieux, cette compassion pour les transfuges... les traîtres, les incertains...
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Au nom de la Loi : Josh Randall à Villiers le Bel

Ah la la ! que notre France est belle et son Île encore plus !
Le parquet de Versailles (pas celui de Louis XIV que cire avec soin Max Gallo, l'autre, celui du palais de justice...) vient de proposer des récompenses à tous ceux qui donneront des informations permettant d’arrêter les petits salopards qui ont cartonné des flics il y a quelques jours à Villiers le Bel. On devrait donc, après celles de délinquants, voir naître des vocations d’abord de délateurs, puis de chasseurs de primes. Bon d’accord, y aura pas d’affiche avec le portrait des tireurs, parce que justement, on ne l’a pas, leur tronche... C’est même pour ça qu’on fait appel aux braves gens, pour la faire l’ affiche “Wanted”... Allons, y a sûrement au moins un petit portable qui a tout filmé... Ils le savent... Mais où... chez qui...
Après, faut y mettre le prix... Le cours du “renseignement” : aligné sur quelle misère ? le SMIC ? le RMI ? sur le cours du tosh, celui de la coke, sur le prix d'une Rolex ?
Et puis, même si c’est vrai qu’ils ont pas de morale, ces petits cons (pour tirer quand on est planqué et cagoulé à la corse sur un homme debout et en uniforme, faut en manquer un peu, de morale minimale), la seule qui leur reste, de morale ou de ce qui y ressemble, c’est peut-être bien celle là : ne jamais “donner“... et à mon avis, faut pas les mettre, quelle que soit la raison, quels qu'en soient les moyens, en situation de la transgresser... Ils ont été lâches ? Ok ! Mais ça vous amuse vraiment (car les seuls qui ont pu voir les événements de près étaient évidemment proches d'eux...) d'en faire par l'appât de ce gain que vous leur proposez, par cet argent que vous avez et qu'ils n'ont pas, aussi des traîtres ? Pourquoi pousser le noyé au fond de la rivière ? Vous parlez de justice tout en parlant de fric... Ils sont nuls à chier, les gamins, mais vous, adultes responsables garants rémunérés de l'ordre et de la justice, vous êtes, voyez-vous, en l'occurrence, particulièrement dégueulasses...
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04 décembre, 2007

Leur vie est un roman...

Bon, je ne lirai pas le livre de Ségolène Royal. Pas parce que je lui suis hostile (honnêtement, y a pas matière...), mais plus simplement parce que je n'ai pas encore lu tout Blazac, ni Zola, ni Eugène Sue, ni Xavier de Montépin... Quel est le rapport, me direz vous ! Oh mais il y en a un. Ces politiciens de profession qui publient des bouquins, écrivent des histoires, des épopées, des sagas misérables et minimalistes dont ils sont, portable en main en lieu et place du glaive antique et solennel, le héros. Ça encore c'est pas bien méchant, ça ne fait, au mieux, que de mauvais livres... Mais bien pire, ils vivent, et dans la vie courante, une aventure dont ils croient aussi être le héros... et là ça devient grave, car non contents de faire de la mauvaise littérature quand ils écrivent, ça fait, hélas, quand ils s'approchent du pouvoir ou l'exercent, souvent de la mauvaise vie, celle des autres bien entendu...
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Expliquez-moi comment

Ce matin on annonce les mesures qui vont être prises par les ministères de l' écologie et des transports, pour réduire de moitié les nuisances sonores autour des aéroports. Parmi celles-ci, une me fascine par sa formulation. Je crois d'abord que c'est une blague, mais non :
"Les avions devront voler trois cents mètres plus haut avant d'atterrir" sic !
Déjà que le principe de Bernoulli me passe au dessus de la tête... On m'explique ?
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03 décembre, 2007

Le néologisme du jour : "sarkozable", utile à Sarkozy

Quid des zozos de l'" Arche de Zoé" ? On en cause plus ! C'est plus de saison ? Ben non ! c'est plus fashion du tout, c'est out, ringard, pas sarkozable ! Allez, une petite crise et hop ça va le redevenir ! Car voila, il y avait ce qui est bankable et ce qui ne l'est pas, maintenant, sachez le, il y a ce qui sarkozable, et ce qui ne l'est plus...
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Max Gallo, le rigolot gigolo de l' Histoire.

Après le premier tome qui s'appelait d'une manière fort originale Le Roi Soleil, Max Gallo vient de publier "pour les fêtes" le deuxième tome de son histoire de Louis XIV qui s'appelle d'une façon tout aussi inventive : l' Hiver du Grand Roi. Il en cause ce matin dans le poste. Ce doit être la 2543° biographie nouvelle et originale de ce roi dont on sait absolument tout et ce depuis le début de son règne, de sa naissance, voire de sa conception. Louis XIV c'est pas Aménophis III, ni Clovis II... Alors, Max Gallo en bon boutiquier de la chose passée, ressort toutes les vieilleries de sa petite échoppe de la vulgarisation historienne sans même les épousseter... Louis XIV beau danseur, Louis XIV gros mangeur, gros baiseur, Louis XIV au palais fendu qui lui fait ressortir la bouffe par les trous de nez, Louis XIV de la fistule anale, Louis XIV qui ruine ses nobles au jeu pour se venger de la Fronde... Louis XIV qui voulait épouser la nièce de Mazarin qui voulait pas qu'il l'épouse, Louis XIV et la Montespan et les autres et l'affaire des poisons, la cour qui est dégueulasse-qui pue, les courtisans qui pissent n'importe où, (c'est pas si simple, il y avait et pas seulement à l'église, les fameux "bourdaloues" dont parle la Marquise, mais aussi un tas de larbins avec des seaux et des capes pour cacher pisseurs et pisseuses quand ils étaient à l'oeuvre), Versailles où on se les gèle en apnée car les cheminées fument... Louis XIV de grande taille pour l'époque avec son 1m80 et ses nombreux bâtards, La Maintenon qu'il épouse en douce, la Révocation de l' Édit de Nantes-erreur majeure, au cas où vous l'ignoreriez, la fuite, déjà, des cerveaux.... La Palatine qui est mariée au petit pédé de frère du roi, mais qui l'aime bien quand même, et qu'on appelle la Palatine, pas parce qu'elle est grosse (comme je l'imaginais, Dieu sait pourquoi, quand j'étais jeune) mais parce qu'elle vient du Palatinat...(avec ça on est bien avancé si, comme il ne précise pas, on ne sait pas où ça se trouve, le Palatinat, enfin la Rhénanie-Palatinat...) Louis XIV inventeur de "l'État". Bref, comme vous le constatez, rien que du nouveau, du frais, du délectable... Tout ça, je le sais, je le lisais gamin dans ces "Historia" et autres excellents "Miroir de l' Histoire" auxquels ma mère (qui savait par coeur ses départements et sa chronologie des rois de France) était abonnée. Tout ça, ça sent la pompe à Erlanger, l' aspirateur à Duneton, la ventouse à Chandernagor, le best-seller parasitaire programmé, la récupération du travail des autres pour gagner plus ! En bref : la sarkozysation du boulot d'historien, enfin, de tâcheron, d'O.S. de l' Histoire...
Max Gallo vient d'inventer une nouvelle discipline qu'on peut appeler au choix : l' Histure ou l' Impostoire... Ah, le con ! De toute façon, il s'en fout, son bouquin est fait pour être acheté, pas pour être lu... un livre XO, pub assurée... enfin ça fait quand même des arbres en moins, cette bouse à prétention culturelle... cette cale à marmite, aurait dit mon grand'père....
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Un drôle de dictateur...

Bon ok ! Chavez, il est parfois zarbi, incontrôlable, bavard au point de dire comme d'autres de grosses conneries, d'en faire aussi sans doute, mais vous en connaissez, vous, des dictateurs qui reconnaissent leur défaite après un référendum non truqué et en tirent les conséquences, comme un vulgaire démocrate... Même si ça craint un poil, pas question de changer mon baril de Chavez contre deux barils de Poutine
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6 milliards le coup de pied au cul

Notre président, quelques jours avant d'aller en Algérie se trouve confronté aux propos antisémites d'un sous-ministre algérien qui déclare qu'il n'est pas le bienvenu en raison de ses origines juives et du fait qu'il a été élu grâce au "lobby juif"... C'est détestable et c'est très con. Bon, si le lobby juif c'est un acteur cacochyme, un ou deux philosophes microcéphales, une mamie bouffie de haine et un chanteur pour dames vieillissantes... on est en droit de rigoler... Mais il n'empêche que notre président pourtant toujours prêt à s'enflammer fait preuve d'une grande froideur, d'une exemplaire et diplomatique prudence à laquelle il ne nous avait pas habitués... Il s'explique au téléphone avec son collègue algérien et ne demande aucune excuse officielle... Vous avez dit 6 milliards d' euros de marchés ? Ah dans ce cas, ça change tout ! cette abnégation devant l'injure, cette imperméabilité face au crachat, forcent le respect ! Il oublie Ramatoulya Yade avant de partir en Chine, il laisse Enrico Macias à l'embarquement pour Alger... Ce qui est chouette avec ce président, c'est qu'il connaît la valeur des choses, les priorités, les urgences.
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02 décembre, 2007

Réactualisation d'une vieille histoire.

Trois vieilles dames discutent de leurs fils.
- Vous savez, Madame K., mon fils il gagne 20 000 euros par mois !
- Et qu'est ce qu'il fait votre fils ?
- Il est président de la République ! et vous il gagne combien le votre, Madame K ?
- 10 mille euros !
- Et qu'est ce qu'il fait votre fils ?
- Il est chirurgien !
- Et vous, Madame R , il gagne combien, le votre ?
- Mille euros !
- Mille euros ? Mais qu'est-ce qu'il fait, le pauvre ?
- Il est rabbin !
- Rabbin ? Mais enfin Madame R ! Rabbin ! c'est pas un métier pour un juif !
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01 décembre, 2007

Une chapelle au cimetière ou il y a urne et urne...

Je fais partie de la commission de révision des listes électorales de ma commune. Ça vous fait rigoler ? Faut pas, cette implication dans la vie de la cité m'intéresse et me conforte dans l'idée que le trucage électoral est tout à fait impossible à ce jour en France (cf mon message précédent). Tout le monde sait ici que j'appelle cette commission (j'y représente le T.G.I ) le "Comité de délation" car il y a en son sein quelques " tricoteuses" qui veulent à tout prix radier et ce, au plus vite ... Je suis pour la radiation quand il faut, mais in fine, vraiment in fine. On n'est donc pas toujours d'accord, mais en l'occurrence, je suis toujours le plus fort. Mon argument : on est là pour inciter au vote, pas pour lui nuire...
Mais la semaine dernière nous sommes amenés à statuer sur le cas d'une personne qui prétend, bien qu'elle n'habite plus la commune, pouvoir continuer d'y voter. Elle produit une lettre manuscrite, dans laquelle, pièces jointes à l'appui, elle fait état, à défaut de celle d'une résidence, de sa possession d'une chapelle au cimetière... Le père Dupanloup dans son cercueil n'eût pas fait mieux...
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Petite leçon de vocabulaire appliquée à la démocratie et à son actualité.

Définitions du Robert

Usurpateur :

Personne qui usurpe* un pouvoir, un droit.
* Usurper :
S'approprier sans droit, par la violence, une dignité, un droit.
Jusque là pas de problème : tout est légal, on n'est pas encore en Russie, nos élections sont toujours fiables.

Imposteur :
Celui qui abuse de la confiance, de la crédibilité d'autrui par des discours mensongers dans le dessein d'en tirer profit.
Et c'est là en fin de compte que se pose la vraie question qui nous ramène à la première définition : l' abus* n'est-il pas une violence ?

Abus :
Action d'abuser d'une chose ; usage mauvais, excessif ou injuste...

Voilà, malgré la structure de ce message, ne cherchez pas de foireux syllogisme là-dedans, c'est pas la peine, j'y ai pensé...C'est une réalité hors de toute considération dialectique...
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Le problème de la France

Le problème de la France ? C'est qu'il y a, parmi ses habitants, un nombre impressionnant (53%, et oui, encore eux...) de petits aspirants Sarkozy qui sommeillent et qui, ce faisant, comme tous les rêveurs, rêvent...
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30 novembre, 2007

Horlogerie suisse

Il paraît, dixit Frédéric Bonnaud que je n'ai aucune raison de ne pas croire, que la Rolex de Sarkozy hier soir crevait l'écran. Même pas foutu de porter une discrète Piaget, une sublime Jaeger Reverso, voire une Patek Philips ou une simple Cartier... (oui j'aime aussi les montres...). Ces ploutocrates ont décidément un goût de chiottes achevé et notre président en est (augmentation oblige) désormais l'un des plus voyants exemples... S'il conduisait lui-même, sûr qu'il aurait un 4x4... un Hummer dans la cour de l' Élysée, juste pour aller à la Lanterne : la classe...
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La martingale Sarkozy ou les clés de la Fortune

"Enrichissez-vous !" L'encouragement de François Guizot était destiné, à une époque où le suffrage était censitaire, à inciter les gens à payer suffisamment d'impôts pour acquérir le droit de vote. C'est un peu, dans l'énoncé des propositions, le contraire avec Sarkozy. "Maintenant que vous avez voté pour moi, devenez riches ! ". Comment ? Et bien si Guizot n'avait pas donné de recette, celle de notre président en revanche est très simple : démerdez-vous ! Voila ce qui a été formulé hier et sans vergogne par cet incroyable maître-artisan de l'imposture... Le système Sarkozy tient de la martingale... des petites combines... Si j'étais lui je transférerais directement le "Ministère de l'Emploi, de la Cohésion Sociale et des mirlitons réunis "à la "Française des jeux"...

Sarkozy me rappelle cette histoire (qui tenait d'ailleurs plutôt de la rumeur) que racontait ma mère lorsque j'étais gamin. Un type avait (aurait) fait passer une annonce dans le Libre Poitou (ancêtre de Centre-Presse): "Les clés de la fortune : envoyez moi mille francs et je vous donne la recette pour devenir riche en peu de temps!" Ceux qui lui envoyaient mille balles (anciens, bien sûr) recevaient en retour un petit imprimé sur lequel était écrit ces trois mots: "Faites comme moi !"...

Voila en raccourci, le système Sarkozy : les mille balles ? c'est le bulletin de vote des 53% ... la réponse en guise de recette, quel qu'ait été votre choix, vous l'avez depuis hier soir : faites comme lui !
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29 novembre, 2007

Psychanalyse

Je suis de ceux qui respectent la psychanalyse. Je connais trop de gens qui lui doivent d'être encore en vie pour mégoter sur le sujet.
Je vais vous dire maintenant pourquoi, malgré tout, je mis un jour un terme à celle que j'avais entreprise. Mon analyste pourtant connu et respecté pas ses pairs, piquait du nez en m'écoutant, c'est normal, je l'emmerdais avec mes histoires. Un jour, nos digestions étant synchrones, je m'endormis aussi... Nous nous réveillâmes ensemble...
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Voyoucratie

Pas de crise sociale ! la faute à la voyoucratie !
Voila, c'est dit, circulez... Vous ne trouvez pas que c'est un peu court, l'analyse un peu sommaire ? La voyoucratie s'installerait, comme ça, en dehors de tout contexte social ? Moi je suis un peu inquiet, devant ce déni de réalité dont fait preuve notre président. La voyoucratie naîtrait, ex nihilo (comme disent,comme moi, les gens chic), par génération spontanée ? Bien sûr, on ne va pas tomber dans le panneau : "tout délinquant possède un alibi social", il serait trop content. Mais, enfin ! Nicolas, Ok, tu n'es que juriste, mais quand même, tu devrais savoir, tes conseillers devraient t'avoir expliqué, qu'on ne peut extraire aucun comportement délictueux de son contexte social. Ton accession au pouvoir en est l'exemple même...

Si tu avais deux sous d'intelligence, et autant de culture, tu n'aurais pas parlé de voyoucratie, mais simplement d'anarchie... La voyoucratie si tant est qu'elle existe serait par essence structurée... Or tu prétends que ces actes délictueux sont le fait de minorités incontrôlées, donc anarchiques... La désinence "cratie" évoque un pouvoir établi.... Faudrait savoir, or tu ne sais pas grand chose...

Ainsi, la voyoucratie telle que tu l'imagines, représentée par les brûleurs de bagnoles et bien sûr les quelques snipers de Villiers-le Bel se situe dans un contexte de pauvreté, autant que celle de Monsieur Gauthier-Sauvagnac se place dans celui d'une extrême richesse.
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28 novembre, 2007

Frédérique El Amrani : les femmes, le travail et les mots

Lu dans les "Annales de Bretagne et des Pays de l'Ouest" une courte mais passionnante publication de Frédérique El Amrani intitulée : "Femmes au travail dans les campagnes angevines durant le premier XX° siècle : quels mots pour quel travaux ?". Frédérique El Amrani dans ces quelques pages parle de ce qui "n'est pas", de ce qui n'a pas de nom, à savoir les professions des femmes en milieu rural entre globalement 1918 et 1975 (et ce qui est vrai en Anjou, son "terrain", doit, à quelques variantes près, être vrai dans la France entière). Les femmes à cette époque comme avant et comme après d'ailleurs, bossent comme les hommes, comme des brutes... mais contrairement au travail des hommes il n'existe pas de mots pour, à défaut de nommer leurs professions, définir a minima ne serait-ce que leurs fonctions, voire leurs compétences... le travail de la femme est "sui generis"... une seconde nature... un but en soi quel qu'il soit : "fallait travailler" disent-elles... comme on dirait "faut vivre"... l'évidence ! pas besoin donc d'en parler dans les chaumières, d'ailleurs elles-mêmes trouvent normal qu'on n'en parle pas...

Frédérique El Amrani est historienne, mais son travail relève, en raison du fait qu'elle a rencontré, entendu les femmes dont elle dit l'histoire ou plutôt le "sort", autant de l'anthropologie sociale que de l'histoire et c'est cet exercice syncrétique qui rend son travail passionnant. Rien n'échappe à son analyse et sa recherche des sources est inépuisable (la source judiciaire étant particulièrement inattendue). Se joint à cela la dimension psychanalytique de la prise en compte de la parole ou de son absence. Ajoutons aussi, enfin, une bien belle écriture empreinte d'humour et de poésie.

Les "Annales de Bretagne et des Pays de l'Ouest" sont publiées par les Presses Universitaires de Rennes
Ah, j'oubliais, sur la première de couverture de cet ouvrage collectif, sommaire et générique, le prénom de l'auteur de l'article, "Frédérique", est écrit "Frédéric"... Courage les filles, y a encore du boulot...

Éric Izraelevitch et moi

Il y a deux jours, j'émettais quelques doutes sur la réalité du succès de notre Président (LST!), sur son influence réelle dans la signature de ces marchés mirobolants et enfin sur les retombées économiques annoncées. Vous savez mes compétences en matière d'économie... Mais ce matin sur Europe, Éric Izraelevitch dont je n'ai pas entendu dire qu'il était (contrairement à moi, c'est bien connu) un forcené gauchiste dit exactement les mêmes choses, au point que j'en reste coi...
- Ce sont de vieux contrats en route depuis des années qu'on signe enfin.
- Ils vont avant tout donner lieu à des transferts de technologie totalement incontrôlables.
- Qu'avec le cours du Yuan, on va y laisser notre costume mao.
- Et qu'enfin, et c'est peut-être le plus important - je l'ignorais, lui non - ce n'est absolument pas la peine de s'asseoir sur la question des droits de l'homme, car les pays qui emmerdent le plus les chinois sur ce plan sont malgré tout et contrairement à toute attente, ceux qui font le plus de biznès avec eux... Si, au lieu de lui lécher les tongs, il lui avait dit des horreurs, au président "Usine Tao", c'est pas vingt milliards qu'on aurait signés, c'est quarante, soixante ... Non, je rigole !
On prétend qu'il y aurait eu une tentative de communication tendant à annoncer avant le départ de notre président une sous-évaluation des contrats à signer (10 milliards) pour, une fois réalisés les 20 milliards prévus, faire croire qu'il les avait négociés en deux jours... L'énormité de la chose aurait ramené tout le monde à la raison.
Néanmoins, c'est terrifiant ! Lamentable ! ce mec est lamentable... Ô vous, 53 % des votants ! constatez-le : contrairement à ce que vous imaginiez, vous avez élu un gagne-petit, un pisse-menu, un médiocre...
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Fred Chichin est mort

Non seulement c'est triste, mais c'est très con. J'aime beaucoup les Rita. C'est curieux, je me pose la question comme je me la suis posée lors de la mort récente de deux de mes amis à propos de celle qui reste : qu'est-ce qu'elle va faire maintenant ? Ringer, je la connais pas... et pourtant, on a l'impression de les connaître, on a au moins quatre chansons d'eux qui nous reviennent, souvent, comme ça. Marcia Baila, Andy, les Histoires d'A. Le petit train... on a tous des potes qui leur ressemblent, peut-être même qu'on leur ressemble. "Générationel" tout ça ? Sans doute... Tant mieux. Mais c'est bien regrettable, tout ça...
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Claude Marcy était drôle: la preuve

Claude Marcy est totalement oubliée, si tant est qu'elle ait été vraiment très connue. Elle était comédienne, romancière, scénariste et femme d' Henri Jeanson. Elle a écrit cette chose très marrante que Tailleferre mit en musique et que chanta Jacques Douai. Ça s'appelle :

L’enfant blond

L’enfant blond a fermé
Son beau livre d’images,
C’est un enfant très sage
Et fort bien élevé.
Il embrasse sa mère
Et va s’agenouiller
Pour faire sa prière
Avant de se coucher.

Ô Mon Dieu tout puissant !
Conservez mes parents
Et soyez indulgent
Avec Bonne Maman
Qui est morte depuis un an.

Ah le charmant petit enfant !

L’enfant blond dort enfin
Et fait un rêve étrange.
Il rêve, le cher ange,
Qu’il est un assassin.
Il a tué sa mère
Et la bonne et le chien
Et son petit cousin
Et son pauvre grand’père.

Ô Mon Dieu quelle horreur !
Il va, dans sa fureur,
Assommer Grand’Maman
Qui est morte depuis un an...

Le malheureux petit enfant !

L’enfant blond, très très las,
Fait compte de ses crimes ;
Il trouve six victimes :
Le compte n’y est pas.
Il se met en colère
Et reprend sur ses doigts :
Ma mère : la première
La bonne et le chien : trois
Quatre : mon grand’papa,
Cinq : le cousin Armand
Six : ma grand’maman
Sept ? ah! zut !
J’ai oublié Papa !

Le charmant enfant que voila !

Claude Marcy

Transcrit d'après le disque de Jacques Douai

27 novembre, 2007

Tirer des flics

Quoi, PPleMoqueur, vous criez au scandale parce qu'on brûle des livres mais vous ne dites rien lorsqu'on tire sur les flics ! Oh là ! minute ! j'ai pas eu le temps ! Bien sûr qu'on ne tire pas sur les flics à la carabine ! D'ailleurs on ne doit tirer sur personne à la carabine, pas même sur le gibier fût-ce en période de chasse-gros cons-... Je me demande d'ailleurs pourquoi y a des carabines. Ok, les flics en ont, mais honnêtement, vous les imaginez avec un tire-chail (fronde ou lance-pierres pour les non-poitevins) ou une sarbacane ? Bon c'est clair, que ce soit à Villiers le Bel ou à Sarajevo, jouer au sniper, c'est pas glorieux, tirer de loin, planqué ? pas de quoi être fier...Maintenant je me pose une question. Qui, désormais, manipule qui ? Qui arme qui ? Qui paie quoi ? Dans quel but ? Je sais pas... Qui infiltre qui, pour faire quoi ? Et là c'est "ouvert"!
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