31 août, 2008

Éloge du poing

Le trente et un août ...
Savez-vous que malgré mon grand âge, j'ai encore besoin de compter sur le bout de mes métacarpiens pour savoir des mois le nombre de jours... Et je ferme d'abord le poing gauche pour faire saillir les os que je touche un à un bosses et creux de l'index droit, puis arrivé en juillet, le poing droit que j'effleure dès août de l'index gauche... Il m'arrive même de recommencer pour être certain...

Et non ! le poing ne sert pas qu'à ce qu'on le balance allègrement et à juste titre en travers des gueules antipathiques. Le poing n'est pas qu'une arme de poing...

Le poing qu'on appuie élégamment sur la hanche, le bassin basculé selon le principe et le code du déhanchement baroque... ou comme Zaza Napoli de la Cage aux Folles.

Les deux poings sur les hanches en signe de mécontentement façon Madame Angot ("les deux poings sur les hanches, elle se disputait")...

Le poing qu'une crise irrépressible d'angoisse ou de douleur nous fait mordre jusqu'au sang...

Le poing qu'on serre et qu'on desserre quand par le cathéter on donne son sang salvateur...

Le poing gauche bien levé au bout d'un bras plié en équerre et que vient frapper au biceps le plat d'une dextre vaillante, sonore et subversive, vaut souvent mieux qu'un long discours...

Le poing brandi et revendicatif, assez proche du précédent est un mode d'expression, quoiqu'on dise, aussi délicat que les mesures scélérates qu'il est censé combattre, le poing "lutte finale" en quelque sorte...

Le poing sur lequel on s'appuie rêveur, le poing de Rodin et de son "Penseur" dont il est évident tant il est "sous tension "qu'il ne faudrait pas l'emmerder trop avant qu'il ne se lève... Bravo Rodin...

Le poing dont on se frappe le crane à la suite d'un oubli idiot, comme tous les oublis...

Le poing un peu misère, un peu flasque, dont les catholiques battent leur coulpe..

Le poing qui fait des champions, lorsqu'on utilise les deux...C'est celui que chante l'excellent Nougaro dans "Quatre boules de cuir", qui participe par mille souffrances de l'ascension sociale de celui qui sait s'en servir. Le même qui honnêtement hélas décolle un peu parfois le cerveau de la boite crânienne ...

Savez-vous que si vous demandez à une femme de fermer le poing elle le ferme généralement le pouce à l'intérieur, un homme à l'extérieur... Personne n'a été foutu de dire pourquoi.

Il y a enfin le poing qui devient objet-accessoire du plaisir... Mais là j'arrête... D'ailleurs, dès cette limite atteinte, il s' instrumentalise, change de nom... s'anglicise et devient "fist"...

Voila comment parlant d'une partie du corps, on finit par passer d'une pratique enfantine de comptage à une pratique érotique des plus hard... La vie est curieuse ... n'est-elle pas ?

D'accord, c'est vrai, j'aurais pu commencer par l'éloge du doigt...
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29 août, 2008

De fille en anguille ou polysémie et informatique

Je vous ai déjà fait part de mon amusement de voir dans ma fenêtre de pub s'afficher en fonction de l'intérêt du moteur de recherche et après que je vous eusse parlé de la Vierge Marie, quelques annonces d'officines mariales plus douteufoireuses les unes que les autres.

Mais cette fois, un glissement sémantique des plus sournois, incontrôlable fantaisie pour l'informatique, a eu raison du moteur de recherche... On ne me propose plus des médailles, des livres, des potions ou des "formations" voire des miracles et des apparitions, non ! on me propose, et ça me ravit, de prosaïques et bien plus utiles "bains-marie" électriques...

Ce qui veut dire en bref, qu' informatique et polysémie (par essence évolutive), sont et probablement pour toujours, incompatibles, et du fait de cette incompatibilité, résolument ennemies... Je trouve ça plutôt rassurant.
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Un rêve encore réalisé !

J'ai eu, il y a peu, une superbe 4L fourgonnette blanche... Je m'en suis séparé, le coeur brisé, il y a trois ans. Mais l' amour est toujours le plus fort ! Il y a une semaine, mon partenaire privilégié qui connaît - c'est normal - mes plus secrets désirs voit, à vingt mètres de l'endroit où j'avais dégoté la première, une 4L à vendre, berline celle-ci mais blanche elle aussi... C'était un signe ! Nous l'avons achetée sans barguigner ! Elle est superbe. Il y a même la radio d'origine qui se met d'instinct sur France-Culture. J'en ai un peu marre, certes, mais c'est ça ou Radio Courtoisie... Alors je vais dès que possible essayer de comprendre "Comment ça marche !".
Oscar le Chien, lui, est ravi qui a retrouvé, trois ans après, ses habitudes. Ah ! ce petit hublot coulissant d'où il sort, face au vent et dès que nous roulons, sa truffe aventurière !
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Le Dalaï Lama hospitalisé !

De retour "aux Indes" (je préfère ça plutôt qu' "en Inde", c'est mon coté colonialiste nostalgique !), le Dalaï Lama a été hospitalisé après un malaise. La prochaine fois qu'il viendra en France, il n'aura qu'à aller à Lourdes...
C'est pas drôle ? non, c'est vrai, mais tant pis...
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28 août, 2008

Leontyne Price et Marilyne Horne, baroqueuses ?

Ok, l'orchestre est nul, les cordes dès le début vraiment trop fausses et Levine peu efficace... peu importe, Price et Horne sont sublimes, rachètent le tout et apportent la preuve que pour la musique dite baroque de grandes voix ne sont pas inutiles... Ce duo pourtant improbable est remarquablement homogène. L'une et l'autre vocalisent d'instinct sans chercher l'affrontement et se font simplement émouvantes... What else ?
Amies chanteuses baroqueuses françaises prenez-en de la graine... L'authenticité stylistique,c'est bien, c'est vrai, sur le papier... sur scène, en revanche... If you see what I mean...

Roselyne Bachelot fait scandale

Les gens sont rigolos ! Ils reprochent à Roselyne Bachelot de s'être envoyée en l'air dans la cour de l' Élysée avec les victorieux handballeurs olympiques et de porter, à la suite d'un pari, des mules rose au conseil des ministres...

Moi, je suis pas d'accord car même si elle se mettait des plumes au cul, ce ne sont pas ses comportements actuels qui sont scandaleux quand elle n'a pas attendu d'être ministre pour être joyeusement poisse... Ok ! Act up à juste titre lui reproche d'avoir été plus préoccupée par la collecte des médailles que par le Congrès Mondial de Lutte contre le Sida. Mais enfin, il la connaissent ! pourquoi demander aux gens d'être autrement qu'ils sont. Ses choix ne sont pas étonnants, ils sont à son niveau, à sa mesure, ceux d'une joviale et futile pharmacienne de province que son destin dépasse... Imaginez pour comparaison votre caissière de super-marché se retrouvant ministre du commerce... c'est pareil... Faut par rêver !

En revanche ce qui est étonnant, douteux, incongru, c'est qu'elle soit ministre... Car toute sympathique qu'elle est, Roselyne, elle est quand même, et ça ne date pas d'aujourd'hui, politiquement inconsistante et c'est incontestable fût-ce véniel, plus "Barbès que Rochechouart"...

Cependant, pourquoi toujours stigmatiser les bonnes femmes ? Faudrait quand même reconnaître aussi, si on se risque sur ce terrain miné, que notre Borloo-durable pour ne citer que lui, et même notre Président de notre République ne sont pas, loin s'en faut, d'une élégance extrême et d'un chic absolu...
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27 août, 2008

Christine Angot, tranches de vit et salades de muqueuses

Ça y est ! "La Fille de Madame Angot" vient, comme l'annuaire du téléphone, de rendre sa copie, publier son pensum annuel. Et honnêtement, ça fait partie des trucs dont on peut causer sans les lire puisque de toute façon les livres d'Angot, sont comme bien d'autres, faits pour être achetés, commentés, controversés, pas pour être lus...

Alors comme je l'ai pas lu, j'ai tendu l'oreille pour, économie de temps et d'argent, écouter les professionnels qui sont payés pour en parler l'ayant reçu en service de presse et qui l'ont peut être lu...

Il s'agirait donc des Zistoires d'amour de Christine Angot. Christine Angot aime un rappeur black et se trouve confrontée au racisme des germanopratins qui n'aiment pas son rappeur parce qu'ils le trouvent un peu con (postulat : il ne peut pas être con puisqu'il est avec Angot...) C'est donc qu'ils sont racistes. Comme Clarglass répare-Carglass remplace, Christine découvre-Christine décrit ... A croire qu'elle est la première femme blanche à vivre avec un black, et découvrir le racisme à son âge ça relève tout de même de l'exploit d'ingénuité...

Pourtant, il y en a eu quelques unes avant elle qui ont vécu, qui avec des noirs, qui avec des arabes (on ne disait pas black ou rebeu, à l'époque, c'était plus dur, on disait pour les premiers, nègre, négro, pour les seconds crouille ou melon...). Tiens, rappelez vous, dans les années soixante, il y eut un livre probablement (?) autobiographique superbe et d'une tristesse absolue de Claire Etcherelli (Prix Fémina 1967 pour ce récit) qui s'appelait "Elise ou la vraie vie". Elle racontait déjà une relation inter-culturelle c'est vrai, pas chez des "artistes", mais chez des gens communs, des prolos... Il y en eut bien d'autres, pas que des romans, des films, Fassbinder en particulier avec "Tous les autres s'appellent Ali" s'intéressa à la question, sans oublier comme me le rappelle judicieusement mon compagnon, le fameux "Devine qui vient dîner" de Stanley Kramer, précurseur américain en la matière.
Mais même aujourd'hui, c'est, certainement et toujours, moins facile à la femme blanche et smicarde de se poser avec son black de mec au bistrot-PMU du coin qu'à Christine Angot de s'afficher avec le sien, pétard aux lèvres, au Flore...

Alors, Angot, please ! fais pas chier ! Le nombre de ratonnades commises entre les deux Magots, le Bon Marché, la Coupole et la Closerie des Lilas par les membres de l'intelligentsia locale sur les rappeurs enchichonnés , reste, à mon avis, des plus anecdotiques...

Et pour bien prouver qu'elle n'est pas raciste, elle ! (comme si c'était nécessaire), Christine Angot, qui devient de jour en jour à peu près aussi sexy qu'Arlette (s) Laguiller et Chabot réunies, raconte (est-ce utile sauf si l'on n'a rien à dire ?) ses pratiques et ses ébats intimes (vous avez remarqué que même en dehors de l'âge, ce ne sont jamais des créatures de rêve, Bardot, Deneuve, Paradis, qui confient leurs histoires de cul ?). Et je dois avouer que l'idée de payer pour lire le descriptif des pénétrations variées de Christine Angot par une pine fût-elle antillaise et de surcroît sarkozyste, reste très en dehors de mon univers érotique de prédilection ...

Bon, il paraît que la Millet bientôt septuagénaire remet ça...(ok, la sexualité du troisième âge est reconnue, tant mieux ! faut-il pour autant en faire matière à littérature en dehors des circuits gérontophiles spécialisés ?).

Il semblerait surtout, que la rentrée littéraire s'annonce particulièrement foufounesque.

Tout ça pour dire simplement, mais vous l'aurez compris, que je n'ai aucune propension à confondre littérature et phénomène de société et que je pense en même temps que pour troncher un taon pareil, fût-ce par derrière, (c'est elle qui raconte !) Doc Gynéco fait preuve d'une hétérosexualité radicale qui confine ici à la zoophilie galopante...
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R.S.A : Incroyable ! Sarkozy s'attaque au Capital !

Pour financer le R.S.A. notre Président a décidé de s'attaquer au Capital ! Plus à gauche que Besancenot ? Conversion ?

Ah! allons voyons !

Il n'a pas dit qu'il allait attaquer le Grand Capital, taxer les produits financiers, les grosses fortunes, que non ! il a dit le Capital, c'est à dire les livrets d'épargne, les assurances vies, les petits revenus de l'immobilier... Bref, faire cracher les plus riches ? Ça va pas ! il va racketter les moins pauvres pour aider les indigents ... Et bien le PS, aux seuls mots d' "attaque" et de "capital" semble d'accord...
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26 août, 2008

Ingrid Bétancourt chez le Pape ou "De grâce ! ressuscitez Eva Péron !"

Je vous l'avais dit, qu'elle allait nous faire un vaticanesque come-back... Et bien je me suis pas planté... Ok, j'envisageai le blind-date papal à Lourdes... Mais non ! Madonna arrivant en tournée en Europe, elle a du anticiper... J'ai entendu à la radio qu'elle a décidé d'aller voir le Pape à Castelgandolfo qui est au Vatican ce que le Fort de Brégançon est à la République Française.
Et vous savez pourquoi, elle va le voir, Poupin la Bulle ? Pour lui parler des otages encore retenus ? De la Colombie corrompue et sous-développée, de la misère sur le pauvre monde ? Mais non-mais non ! On nous annonce très sérieusement qu'elle va lui parler des questions qu'elle se pose à propos de sa propre foi... Pour confesser Madame Bétancourt un curé de campagne ne suffit pas... Un évêque ? un archevêque ? un cardinal ? Non, il lui faut un Pape... On va finir par regretter qu'ils l'aient relâchée, les narcosfarcs... Ô vous ! Dieu tout puissant qu'elle invoque à tout va ! vous qui avez le sens de l'humour, de l'Histoire, de la communication et le prouvez à chaque instant de Lhassa à Tbilissi en passant par Kaboul, de grâce ! pour l'image de l' Amérique du Sud dans sa globalité, ressuscitez-nous Eva Péron !
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Comment dit-on "Maillé" en pachto ou en dari, les deux langues principales afghanes ? "

Ca se dit
"AZIZABAD"

"Près d'une centaine de personnes ont perdu la vie au cours du bombardement effectué vendredi par la coalition internationale sous commandement américain dans l'ouest de l'Afghanistan, affirme une commission d'enquête mise sur pied par le président Hamid Karzaï."

Et comment dit-on "barbares moyenâgeux" dans les deux mêmes langues ?

Ca se dit
"COALITION INTERNATIONALE
SOUS
COMMANDEMENT AMERICAIN"
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Mais de qui parle-t-on en ces termes ?

"...son apparence physique a été généralement jugée énigmatique, voire dérangeante. Le journaliste et écrivain Lucien Corpechot le décrit comme un "petit bonhomme, très soigné de sa personne, au visage rasé sans grande expression, avec l'oeil intelligent de l'épicier de Montrouge (...) On est toujours tenté de le prendre pour son valet de chambre (...) toujours en représentation, guindé, s'observant (...) à peu près inculte, ne lit pas et ne sait rien des doctrines contemporaines mais il a un toupet de chien, parle beaucoup, étourdit ses visiteurs, ne les écoute guère et se sert de ses défauts pour masquer sa grande qualité qui est de bien connaitre l'homme, ses ressorts secrets, ses appétits et ses faiblesses et de savoir s'en servir..."

Non, il ne s'agit pas de qui vous croyez, mais de François Coty, le parfumeur qui fit fortune au début du siècle dernier et fonda dans les années vingt plusieurs officines d'extrême droite dans lesquelles il finit par laisser son immense fortune.

Charles Maurras et Lucien Daudet, qui étaient pourtant de la même sensibilité politique que la sienne le traitait pour le premier de "ploutocrate" et pour le second de "crétin juché sur un monceau d'or", et l'accusait de "vendre la France à l'Amérique pour une poignée de dollars"...

C'est curieux, non ? ces "vagues" ressemblances...

Sources Wikipédia

25 août, 2008

Maillé et ses martyrs reconnus

Et bien, je vais vous dire un truc. Je suis surpris d'apprendre que personne ne connaissait l'histoire dramatique de Maillé, puisque même moi, je la savais, cette histoire et depuis ma plus tendre enfance, enfin depuis que j'ai su lire. Oh, je ne l'ai pas lu dans un livre, c'est vrai, le massacre de Maillé, non ! je l'ai régulièrement lu sur une stèle placée sur la RN 10 au carrefour de la nationale avec la départementale qui y peut vous y mener. C'est un peu avant Sainte Maur de Touraine, à gauche en "montant" vers Tours. Je la guettais, la stèle, même si je la voyais toujours avec un peu d'effroi quand nous allions de Poitiers à Tours en auto, car mes parents m'avait raconté Maillé comme ils m'avaient dans le limousin raconté Oradour ... Arrivé à Montbazon, j'oubliais tout, fasciné par l'apparition toujours magique du donjon du très méchant Foulque Nerra et de la vierge qui le domine, jusqu'au retour où jamais, pas plus que je ne l'avais loupé en montant, je ne le manquais en redescendant ...

Il faut dire l' HISTOIRE aux enfants...
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Deux mots pour un autre

Vous avez entendu ? Non môssieur, il n'y a pas de "Récession". Christine Lagarde l'a dit, François Fillon l' a dit, tout nos amis de droite le disent... Non ! pas de récession... Mais comme il faut quand même appeler la chose, ils ont trouvé une astuce extraordinaire, ils viennent d'inventer la "Croissance Négative" ! Je vous jure, j'ai entendu ! La Croissance Négative c'est un peu un oxymoron, l' Obscure Clarté de Corneille, mais en l'occurrence c'est plutôt le Monter en bas du clown, de l'auguste, voire même de l' aliéné...

Voilà, ils se moquent, n'est-ce pas ? Rassurez-moi, ils ne sont pas fous, ni imbéciles, ils se foutent simplement de notre gueule ?
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24 août, 2008

Marie, encore elle !

Étant régulièrement, comme vous le savez, sollicité dans ma page de pub par de lucratives officines de dévotion mariale, je vous conseille la toute nouvelle qui vient d'apparaître à l'instant : rien que du bonheur !

http://www.rosaire-de-marie.fr/

Ce qui fait que je ne sais plus laquelle est désormais la meilleure
www.croire.com
http://www.mission-sainte-bernadette.com/

Du point de vue esthétique, j'ai, vous vous en doutez, un faible pour la Mission Sainte Bernadette, petit commerce visiblement florissant mais sans méchanceté aucune qui avant tout vend de l'objet, pas vraiment du concept ni de la croyance. Pour ce qui est de la palme du contenu foireux, j'hésite avant qu'il s'en présente de nouvelles, entre les deux autres, www.croire.com lisiblement la plus proche de l'église catholique officielle me parait assez saloparde, quand www.rosaire-de-marie.fr semble s'adresser à une autre "part de marché " plus basique et ritualisante, un peu obsessionnelle aussi et rejoignant, par un goût certain de l'irrationnel et du merveilleux (apparitions filmées, miracles en ligne, guérisons alléguées), les adeptes modernistes d'Alan Kardec et des marabouts africains par le truchement assez inattendu du Curé d' Ars... Bref, l'escroquerie faite syncrétisme oecuménique de profit ...

Bref il serait grand temps qu'un chercheur sérieux en anthropologie sociale s'intéresse à la question.
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Les J.O. c'est fini ! ou d'un emblème à l'autre...





Bon, et bien voilà, les J.O. c'est fini !
Nos amis chinois, enfin plutôt
leurs admirables et dynamiques dirigeants,

vont pouvoir passer aux choses sérieuses...
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Tiens, au fait , où en sommes-nous ?

Où en est l'enquête sur les conditions de la mort de Zyed et Bouna le 27 octobre 2006 à Clichy sous Bois ?
Je sais, c'est plus tout frais comme histoire sur le plan média...
Ok ! on va pas faire chier pour deux petits bougnoules dont peut-être même un nègre sur les deux...

Bon, plus récent :
Où en est la libération des co-détenus d' Ingrid Bétancourt, oui, les centaines d'entre eux qui n'ont pas eu sa chance ?
On va pas se faire chier non plus pour une poignée de sous-développés en ponchos, qui n'ont même pas été foutus de faire Science-Po à Paris.
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23 août, 2008

Pour couronner le tout !


J'apprends aujourd'hui non seulement que les femmes ne sont pas toutes et loin de là, naturellement parées de cet hymen tant convoité et investi de ces immarcescibles vertus et pour la perte duquel ont peut dans le meilleur des cas les répudier si l'on s'en aperçoit le soir des noces, dans le pire les dérouiller voire les zigouiller, mariage ou non, si la perte est notoire, mais que nous autres, hommes, toutes tendances confondues, sommes pourvus, tous et quoiqu'on fasse, fut elle testiculaire, d'une "membrane vaginale" !
Alors ? que fait-on ?
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Histoire de vapeur, vapeurs d'Histoire...

Il y a de ça une bonne vingtaine d'années, travaillant à Bonn, je vais un jour, pour ne rien vous cacher, me faire un petit sauna à Cologne. Le "Vulkano" est très sympathique. Comme tous les saunas allemands et contrairement aux saunas français de l'époque, le Vulkano est très naturellement "inter-générationnel", les allemands ignorant, car habitués depuis des lustres au naturisme, la ségrégation corporelle... Je vais, entre deux déambulations, me boire une petite Kölsch au bar, décoré façon taverne-mimi-pinson, fer forgé et trophées aux murs (visiblement, en consultant à l'instant le site de l'endroit, ça n'a pas changé d'un iota !) Deux braves sexagénaires en pleine forme sont là qui discutent et qui, comprenant, c'est pas difficile malgré mes tudesques blondeurs, que je suis français engagent la conversation. Ach ! la France, ils aiment énormément la France et les français, la bouffe, le pinard, même qu'ils y vont souvent en vacances, pas uniquement pour descendre en Espagne. Wie Gott im Frankreich !!! Je leur demande, sans aucune malice (y a des moments où je suis un peu con, façon Sarkozy demandant la même chose au Pape), quand ils y sont venus pour la première fois, en France et où ils ont appris le français... J'aurais du me douter... Sans complexe et ils ont raison, ils me disent qu'ils étaient en garnison à Saumur en 1940 et qu'ils y sont restés suffisamment pour apprendre... Et d'un seul coup d'un seul, je me dis "et s'ils avaient été de ceux qui, le 20 août 1940, au détour d'un chemin de la campagne saumuroise, l'ont connement descendu !". Peut-être suis-je en train de boire un coup dans un lieu de débauches avec les tueurs, même s'ils l'ignorent sans aucun doute, de l'un des plus grands compositeurs français de tous les temps... J'aurais pu les rencontrer à deux pas d'ici, chez Früh autour d'un délicieux jarret de porc grillé, sans qu'on parle... Non, il fallait que ce soit là, dans l'un de ces lieux plus intimes où se fait le rapprochement des peuples par ces soldats réconciliés qui fraternisent à qui mieux mieux... D'accord, pas de quoi être tondu rétrospectivement, mais, même si la probabilité reste des plus minimes, ça fait un petit choc... Alors, on parle d'autre chose... D'aujourd'hui... si j'aime l' Allemagne, Cologne, la Kölsch "vom Fass" bien sûr, celle qui jaillit du tonneau ! und so weiter... Oui, je sais, ça pourrait être le début d'un roman... Ah, la vapeur ! Ces brumes germaniques qui du Rhin tumultueux s'exhalent et se mêlent d'un seul coup quarante années plus tard au hasard d'une rencontre à celles de la Loire allanguie...
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22 août, 2008

Le Dalaï Lama sur le départ ou sur le retour ?

Je lis à l'instant dans la presse sur le net que "Le dalaï lama a inauguré vendredi le temple de Lerab Ling à Roqueredonde (Hérault), en France, avant de s'entretenir à huis clos avec Carla Bruni-Sarkozy et le chef de la diplomatie, Bernard Kouchner. C'était sa première rencontre avec un membre du gouvernement français depuis son arrivée en France le 12 août".

Bon, je voudrais pas être mesquin formaliste, mais nous autres catholiques apostoliques et romains, ça fait plus de quarante ans qu'on a abandonné le latin. Alors, Tenzin Gyatso, Ô toi, Lama De Mes Deux, Hymalaya d'Obscurantisme, Incommensurable Baderne de Safran Vêtue, tu pourrais peut-être faire pareil ! laisser tomber le vernaculaire mystérieux et nous dire "Lerab Ling" en français. Parce que c'est pas ton grand scribe, l'Incroyable, le Grand Ridicule Matthieu Ricard qui va nous le dire...
Mais peut-être que c'est un truc obscène, tellement dégueu-cochon-kama-soutra-lévitation que pour l'expliquer à Carla, à Kouchner et à Ramatoulya sa jeune fille au pair, vous êtes convenus avant votre rencontre qu'elle aurait lieu à huis-clos façon réunion d' "initiés"...

Tu te casses enfin ? Tant mieux ! Alors, caltez, volaille ! Qu'on aère, avant l'arrivée imminente de ton confrère en supercheries salopardes, le non moins ignoble Benoît Sexe.

Allez, remballe tes chakras, plie ta kundalini, et rentre dans ta retraite dorée tandis que ce que tu appelles à tort, car il ne t' appartient pas, "ton peuple" continue de souffrir sans toi... Au fait, qu'attends-tu pour rentrer au Tibet ? Aurais-tu peur de la mort en général et de la tienne en particulier ? Ils ne veulent pas te laisser entrer ? Allons ! tu t'es barré en douce, si vraiment tu voulais revenir, tu le pourrais sans difficulté, tes potes de la CIA t'aideraient sans problème à refaire le chemin dans l'autre sens...

Mais c'est vrai, c'est moins risqué d'aller faire un stage mantra-macramé à Roqueredonde dans l' Hérault que de retourner à Lhassa au Tibet...
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"Au théâtre ce soir" ou le fond du décor.

Je viens de tomber sur un site remarquable... Le site de "Au Théâtre ce soir ". Mais si, souvenez, vous ! Pierre Sabbagh au théâtre Marigny ! Les trois coups du brigadier, le rideau rouge qui se lève... et à la fin l'inoubliable " les Décors sont de Roger Harth et les costumes de Donald Cardwell". Les metteurs en scène changeaient beaucoup plus souvent, c'est pour ça qu'on ne s'en souvient pas, excepté lorsqu'ils jouaient aussi.On a ici accès à toutes les fiches techniques de cette émission vouée au culte du "Vaudeville", ou plus largement du "Théâtre de Boulevard" de 1966 à 1984. On peut ainsi voir tous les décors ( pour les costumes, on repassera, mais ce n'est pas grave car il y avait assez peu de "pièces en costumes").

Et l'on s'aperçoit, c'est vraiment passionnant, en comparant toutes ces photos de décors, de l'étonnante unicité d'une topographie de l'espace scénique et s'ensuivant, de l'extrême simplicité et de la probable réitération des déplacements d'une mise en scène à l'autre quelle que soit la relative diversité des intrigues, et enfin probablement, de fait, d'une gestuelle extrêmement conventionnelle. (Le théâtre de Boulevard, descendant à son insu par ses rituels inévitables du spectacle baroque ou de la Commedia dell'Arte ? ce serait drôle, non ? ) N'oublions pas non plus qu'il faut que tout ça entre dans le cadre de la caméra...

Il s'agit donc de code(s). Un "code" du décor qui génère un type de déplacements ou a contrario un code du déplacement qui impose les "contraintes" du décor. Vous verrez, c'est toujours la même chose : un accès à jardin , un accès à cour, au centre une baie vitrée ouverte sur le lointain ; parfois mais rarement l'un des deux accès est central quand le lointain est situé le plus souvent à cour. De temps en temps un escalier est là dont on sait qu'il monte car le décor affiche par de nombreux détails que nous sommes au rez de chaussée. Mais il arrive parfois qu'on peut voir une configuration particulièrement rigolote, puisque dans un décor montrant clairement un dernier étage d'immeuble bourgeois, voire un "studio chic et mansardé", on remarque un escalier d'accès qui descend... Dans ce type de décor on descend donc parfois au grenier, quand on ne monte pas au sous-sol... De toute façon, ce genre de théâtre nécessite, c'est évident, dans sa configuration scénographique plusieurs accès pour créer des "courants d'air", sources d'inévitables effets comiques ... Pour ce qui est du mobilier, ce sont, de styles variables mais toujours assortis, les habituels canapés, fauteuils et petites tables avant la fameuse "table basse", signe extérieur de la modernité des années 70 avec ses accessoires incontournables, le briquet de table et le lourd cendrier en onyx... De temps à autre, bien sûr, accessoire indispensable du vaudeville, le lit, pratique, discret ou coquin, c'est selon, en fonction du niveau d'érotisme qu'il est censé véhiculer secrètement... Car tout ça s'étend sur une période qui va de la réélection besogneuse de de Gaulle à l'avant-veille de la première cohabitation en passant par 1968 et l'émergence de nouvelles formes de théâtre et de leurs succès...

Mais vous constaterez : décor moyenâgeux, rococo, romantique ou moderne, la configuration reste la même... Ces décors sont en parfaite conformité avec les goûts de l'époque, le plus souvent sans humour ni distanciation comme pour mieux ancrer dans la réalité les situations les plus saugrenues... Ne fréquentant pas vraiment ni dans les salles, ni à la télé ce genre de théâtre qui était parfois drôle, et qui visiblement perdure, j'aimerais savoir si les ingrédients et les codes ont évolué ou si la machine tourne toujours et toujours pareillement. Bref, les Roger Ferdinand, les Jacques Deval ( de loin le plus joué...) les Harth, Cardwell et autres Robert Manuel ont-ils fait des petits... Schmidt ? Murat ? probablement... Le clonage aurait-il réussi ?

"Tout va très bien, Madame la Marquise", revu par un américain

At dawn the telephone rings ... ... ... . ... ...

"Hello, Senor Rod? This is Ernesto, the caretaker at your country house."
"Ah yes, Ernesto. What can I do for you? Is there a problem?"
"Um, I am just calling to advise you, Senor Rod, that your parrot, he is dead."
"My parrot? Dead? The one that won the International competition?"
"Si, Senor, that's the one."
"Damn! That's a pity! I spent a small fortune on that bird. What did he die from?"
"From eating the rotten meat, Senor Rod."
"Rotten meat? Who the hell fed him rotten meat?"
"Nobody, Senor. He ate the meat of the dead horse."
"Dead horse? What dead horse?"
"The thoroughbred, Senor Rod."
"My prize thoroughbred is dead?"
"Yes Senor Rod, he died from all that work pulling the water cart."
"Are you insane? What water cart?"
"The one we used to put out the fire, Senor."
"Good Lord! What fire are you talking about, man?"
"The one at your house, Senor! A candle fell and the curtains caught on fire."
"What the hell? Are you saying that my mansion is destroyed because of a candle?"
"Yes, Senor Rod."
"But there's electricity at the house! What was the candle for?"
"For the funeral, Senor Rod."
"WHAT BLOODY FUNERAL?"
"Your wife's, Senor Rod. She showed up very late one night and I thought she was a thief, so I hit her with your new TaylorMade r7 CGB Max golf club."
SILENCE . . . . . . .
LONG SILENCE . . . . . . . . . .
"Ernesto, if you broke that driver, you're in deep shit!"

Ce qui est amusant, c'est que le mec qui a fait ce plagiat a cru nécessaire d'ajouter une chute à la chute dont je me demande si elle est vraiment nécessaire...
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Bobby Lapointe, une histoire vraie...

A deux cents mètres de chez moi, il y a un café-bar-restaurant qui s'appelle " Le Bar de la Pointe". C'est normal, il est situé à la jointure de deux rues, au bout, là où il forme une pointe.. c'est pas le seul, y en a d'autres ailleurs. Pendant des années, il a été tenu par une mère et sa fille. La mère était une bosseuse, et la fille aussi mais un peu par obligation. Ouvert tous les jours, sans fermeture, de 6 heures du mat à 21heures, parfois plus tard !... Repas à midi, cuisine familiale, et le restant de la journée des buveurs de bières pas vraiment pressés... Ouvert à Noël, le 31 décembre, tous les jours, je vous jure ! Le néon vert et la carotte, je ne les ai jamais vu éteints.

A ce train-là, la maman qui devait approcher des soixante quinze ans est tombée malade, et puis comme c'était pas du genre à traînasser au lit, elle est morte au bout de quelques jours... C'était fatal... Elle n'était pas enterrée depuis une semaine, que la fille a commencé à prendre du bon temps... Ok, le matin à six heures, pas de problème, y a une grosse entreprise à deux minutes à pieds et le petit café le matin au zinc, c'est une rente. A midi, c'est resté comme avant -c'est là qu'elle fait son chiffre- steaks frites, daubes, bourguignons et blanquettes, que du léger ! Non, c'est le soir que ça a changé ! elle a commencé sournoisement à baisser le rideau de plus en plus tôt, 20h45, 20h30, 19h45 et de fil en aiguilles (de pendule) elle a finit au bout de trois mois de deuil, par fermer à 19heures tapantes. Puis ça a été le week-end, elle s'est d'abord mise sous le fallacieux prétexte de "formalités à régler" à fermer le dimanche. Et depuis son retour de vacances ( et oui, elle en a pris !) elle ferme boutique dès le vendredi soir !
Et ça me fait penser à cette chanson de Bobby Lapointe " J'ai fantaisie". Et oui, Lapointe... c'est normal, le propre du génie c'est d'être visionnaire !
Écoutez d'urgence : "J'ai fantaisie", car même du vivant de la maman, chaque fois que je les voyais, même si la fille ne travaillait pas à l'usine (l'usine c'était à la maison), je pensais à cette chanson... bon j'espère qu'elle finira mieux...

21 août, 2008

Siné, bien sûr et toujours ! car c'est le meilleur anti-val ....

PUB!

Ne cherchez plus !

Pour garantir l'intégrité de vos idées subversives :
SINÉ
le plus sûr, le plus fiable des
ANTI-VAL !



Très difficile de trouver des dessins de Siné sur le net... Dommage !

Heureusement, il y a Gary Larson !




Si vous aimez Chaval et Siné, vous ne pouvez pas ne pas aimer Gary Larson.

(Pour mieux lire bulles et légendes, cliquez sur les dessins)






Gary Larson qui ne dessine plus, et c'est bien dommage, depuis quelques années n'est pas traduit en français. C'est pas grave, les dessins sont tellement clairs et explicites, que la traduction n'est pas indispensable. On peut trouver ses livres dans toutes les bonnes librairies anglophones, du, genre Brentano's, W.H.Smith, Galignani
, ou sur le net .

Lésa Faker est en colère, elle a bien raison, nom de nom !

Voici ce qu'elle m'envoie ce matin :

Camarades, ce matin, comme tous les matins, je fais le tour de ma messagerie , des sites et des blogs mal pensants ,( n'oubliez pas, je suis fonctionnaire, j'ai le temps). Je ne sais pas ou donner des yeux et, nom d'un rat , une envie de gerber à décorner les boeufs me prend, je ne vous dis pas .
Sur ma messagerie les appels de RESF du 20eme. Des sans papiers, avec ou sans gosses, sont expulsés, reéenvoyés, traités comme des sous-chiens. L'association recherche au pied levé des bénévoles pour soutenir, accompagner au tribunal, écrire aux préfets et bientôt cacher des humains en danger dans des placards. ...
Un article sur le mais OGM Monsento au Mexique.. pas mal non plus... et puis tout le reste de la même vendange. Marina Petrella va mourir parce qu'un gouvernement renie une parole donnée. Un gouvernement privatisé, hors du champ de la démocratie.
On va où? on est où? on fait quoi?
Je ne veux pas faire de blog au grand dam de mon tonton , je ne peux pas hurler dans l'espace parallèle du net . Je ne peux pas griffonner dans un journal intime quelques diatribes anti sark.

Et si pour nos anniversaire, que l'on fêterait ensemble en Septembre ( après le 15 svp), on se décidait à les déloger de l'Eysée et de Matignon à coup de pompes dans le cul. Les sortir et les exiler sur le 6eme continent qui se constitue à partir de nos détritus flottants, dans le Pacifique.
C'est dans la rue et dans les lieux de la République que ça doit se passer avec calme, détermination. Je pense et surtout j'espère, qu'on y va. Qu'avons nous à perdre?

Avec www.croire.com, la Vierge Marie, ça peut rapporter gros !

Dans ma lucarne de pub, comme j'ai parlé d'elle récemment, un site me/vous propose d'en savoir plus à son sujet.
Je suis allé tester... Le problème, c'est que c'est pas gratuit, l'accès à la Sainte Vierge ! Pour " la connaître " il faut raquer. Car elle est sérieusement maquée, Sainte Marie Mère de Dieu ! Des proxénètes notoires la font tapiner à 9 euros le trimestre, 36 euros l'année ! A l' abattage qu'ils l'ont mise, les bons cathos de www.croire.com ! C'est vrai qu'une vierge ça n'a pas de prix !
Ah ! Au fait, à quand les sacrements accessibles moyennant finance sur le net ? Confession, Actions de Grâce, Extrême-Onction, par Pay-Pal ? A quand le service couplé Pizza/Hostie à domicile ? Pour chasser aujourd'hui les marchands du temple, le Christ devrait aussi être un "sacré" informaticien...


Visitez, (il suffit de cliquer sur les lignes en rouge ) car finalement malgré les apparences, www.croire.com n'est pas si éloigné que ça du très savoureux site de la kitchissime Mission Sainte Bernadette

De l'intérêt prioritaire de l' enfant...

Vous avez vu, l' histoire de cet enfant de deux ans et demi, errant seul à Marseille, il y a quelques jours ? On a, comme vous le savez, retrouvé sa maman qui l'avait confié à une copine le temps d'aller en Algérie enterrer sa mère. Une fois alertée, elle est revenue en France au plus vite. Vous pourriez penser qu'elle allait récupérer son gamin tout de suite sur le tarmac ... Et non ! on l'a placée en garde à vue ! Oh, pas pour savoir si elle avait manqué à son devoir de mère, non ! on l'a arrêtée pour savoir - c'est tellement plus important - si par hasard elle aurait pas hébergé illégalement sa copine visiblement en situation irrégulière (qui n'aurait pas, pour cette raison, signalé la disparition du môme). Celui-ci n'a donc retrouvé sa maman que deux jours après son retour...

Intérêt prioritaire de l' enfant ? Bôf, un petit bougnoule...

Intérêt prioritaire de la chasse aux sans-papiers et de l'expulsion...

On gerbe maintenant ou on attend ?
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20 août, 2008

Pourquoi les Talibans gagneront...

Ils ont, chimères créées par les occidentaux, eu la peau des soviétiques au sommet de leur puissance... Alors ne rêvez pas... Ils ont, en raison d'une foi, nous fut-elle insupportable, et d'une perception du temps qui n'est pas de celles de leurs opposants actuels (victimes d'un souci du rendement à court terme), tout le temps pour les avoir...
Je ne me réjouis pas, je constate... Fallait pas les fabriquer... Syndrome de Frankenstein... Faudrait pas, désormais, les sous-estimer... Quels que soient leurs véhicules, ils roulent pour Dieu, c'est même pour ça qu'ils furent engagés, croyants, contre le matérialisme soviétique !

Et maintenant, vous qui allez voir le Pape à Rome, recevez, même en cachette, le Dalaï Lama, ne comprenez-vous donc pas, innocents que vous êtes, que la foi, quelle qu'elle soit est in-con-trô-lable... La foi est même pour le catho raisonnable et il a raison, "une folie". Néanmoins, il y aurait donc, c'est selon, des fois honorables et d'autres qui ne le seraient pas... Le problème c'est que tous les adeptes de fois en tous genre se posent la même question et y répondent de la même manière... "La Foi" c'est "Ma Foi" ... Souvenez-vous que l'"autodafé" qui détruit et qui brûle est étymologiquement un "acte de foi".

Les Talibans gagneront parce que, même s'ils sont pétés de thunes, ils n'ont rien à perdre... C'est très con, j'en conviens, mais c'est comme ça... Foi d'occidental borné contre foi d'oriental imbécile... Je crains le combat ... Nos dix soldats morts auront peut-être et je l'espère (vu la dernière promotion...) la Légion d'Honneur à titre posthume... Les Talibans morts et qui, contrairement à nous, s'y préparent chaque jour, à la mort, ont d'autres honneurs bien plus éclatants...

Mais au fait, vous qui me lisez, vous sentez-vous à ce point obligés de "croire" ?
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Le haïku, tout frais, du jour !


La vie marche à mes cotés
Mais nous nous touchons à heures fixes...
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Un linceul n'a pas de poche .

J'en reviens à cette histoire de soldats morts. Une fois la triste absurdité digérée, on peut réfléchir un peu à la chose.

On apprend ainsi, d'une part que ça lui coûte un oeil, à la France, d'aller au bout du monde faire allégeance à notre ami Bush en attendant de le faire à son successeur quel qu'il sera même moins con-dangereux, et comme je le disais précédemment que le salaire d'un jeune soldat en mission est environ huit fois supérieur à celui d'un enseignant débutant...

Mais, vous allez me dire à juste titre, les risques ne sont pas les mêmes ! Et oui ! c'est justement ce que je reproche aux "sergents recruteurs". " Pas besoin d'avoir Bac plus X ! tu vas, au bout d'un an, t'en foutre plein les fouilles grâce à ta mitraillette, ton beau treillis, et tes rangers qui brillent, plus qu'avec un clavier, un stylo ou même un morceau de craie", disent-il pour les allécher, et "ta maman sera fière de toi parce que tu es un garçon sérieux, ni une racaille, ni un intello et qu' éventuellement, ta solde l'aidera "... Ce qu'ils oublient de leur dire au moment où "ils signent" du haut de leurs vingt ans, c'est que "Maman" si fière risque un jour d'être bien triste et de ne rien, mais alors, rien comprendre !

Mourir pour gagner plus ! Mais, comme disait Mocky, "un linceul n'a pas de poches"...
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Gadget , qu'il dit !

Ça y est ! J'ai enfin trouvé le moyen de faire ce que tout le monde fait, indiquer les "blogs solidaires". C'est pas exhaustif mais je vais faire ça par étape. Il appelle ça un "gadget", Blogspot ! Nous n'avons pas les mêmes valeurs !
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Bidasse's story, ou le prix d'un homme...

Ce matin la mère d'un des mômes zigouillés en Afghanistan pleure son fils, c'est bien normal. Mais ce qu'elle trouve pas normal, c'est qu'un militaire se fasse tuer. "Ne les envoyez pas au casse-pipe" supplie-t-elle le président ! Bon ok, mais qui est-ce qui va y aller au casse-pipe, si c'est pas les militaires ? Surtout quand ils sont désormais, tous engagés, "professionnels". Enfin, "professionnels", il semblerait qu'il s'agisse plus d'un statut que d'un niveau de compétence, car il paraîtrait qu'on les lâche dans la nature un peu prématurément... Maintenant vous savez pourquoi ils s'engagent les gamins, et qu'ils se portent volontaires à vingt ans à peine pour aller sur le terrain ?... par conviction ? pour participer à la lutte contre le terrorisme ? Et si c'était tout simplement parce qu'ils sont fort bien payés... J'entends ça, ce matin, de la bouche d'un spécialiste d'un "institut de recherche stratégique" : un simple bidasse peut gagner jusqu'à dix mille euros par mois... Voilà... C'est un peu le salaire de la peur... Et visiblement c'est pas des gosses de riches qui s'engagent... L'argent toujours l'argent...

Afghanistan -Talibans - Avec les dents.

Il y a quelques heures, j'entends à la radio notre président en visite éclair en Afghanistan après la mort de dix soldats français tués par les Talibans. Il est merveilleux notre président. Il explique aux amis des morts et aux blessés survivants qu'il se sent responsable, qu'il les soutient, et honnêtement, il est ému. Mais il dit aussi la chose suivante à propos du guet-apens dans lequel ils sont tombés, " Une fois oui, pas deux ! " Ce qu'on pourrait interpréter comme : "Ok cette fois-ci, je passe, mais, attention ! pas la prochaine !" En gros, faut qu'ils se méfient, car la prochaine fois c'est "avec les dents " qu'il ira les chercher, les Talibans, qui vous vous en doutez, sont morts de trouille... Moi je trouve qu'une fois c'est déjà trop... Il pourrait pas se taire ?
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19 août, 2008

Ils se rendent pas compte, ou alors...

L'été a des effets saisissants sur le look des pères de famille qu'on croise dans les magasins de discount de banlieue (Pouvoir d'achat et oui !). Certains, nombreux même, dans des tenues hallucinantes, démarquages à peine édulcorés de ce qu'on peut voir dans le Marais un an auparavant. Alors, c'est vrai que très souvent, c'est bobonne qui s'y colle à l' habillement, dans le catalogue de la Redoute, de Quelle, ou du Vert Baudet, dans le meilleur des cas c'est ensemble à "La Halle", chez "Gémo", voire sur le marché du coin... Car, quoiqu'il en soit, la "Mode" ça se teste quand même toujours, d'abord et quoi qu'on en pense dans le milieu homo avant d'aller se frotter aux derches de nos amis et de leurs garçons. C'est comme ça, on n'y peut rien, constat !

Mais y en a quand même qui "dépassent les burnes" ! La semaine dernière chez Lidel, devant moi à la caisse, une famille nombreuse, et oui ! madame, monsieur et trois bambins de pré à post-pubères, trois garçons de onze à seize ans environ. A la caisse chez Lidel on a le temps de regarder ! Et c'est là que à ça devient étonnant. Les trois ados sont plutôt stricts, shorts blancs t-shirt bleus, quasiment en uniforme ! Madame est en robe d'été, blonde cheveux mi-longs, sportive, visiblement sans sous-tif, elle peut, ça tient, c'est du béton.

Mais, c'est Monsieur... Monsieur qui se distingue, la quarantaine flamboyante et sans lipides, en pantacourt et en marcel. Jusque là rien à redire, il est pas le seul... Mais, il est rasé du crane, porte barbiche, là encore c'est partagé ! Mais surtout, il est tatoué, très tatoué. Et alors ? tatoué, me direz-vous, c'est pas le seul non plus ! Non, c'est vrai, mais il n'est tatoué que "de derrière". Sur la nuque, le trapèze droit, et sur les flancs internes des bras, c'est à dire visibles de dos, un vocabulaire du tatouage tout, sauf innocent... probablement qu'il l'est aussi au dessus du coccyx à la base des lombaires, généralement ça va avec, je sais, je connais, j'aime bien... Je guette le moment où il va se baisser, que je vérifie ! Pas de pot, il reste debout. Bon, je vais pas vous faire un cours, mais dans les pratiques de tatouages, si vous vous intéressez un peu à la question, le fait est que rares sont les hétéros qui se font tatouer de cette manière-là... Et il arrive un moment ou tant de détails réunis, crane rasé, fringues, "goat" et tatouages, ça finit par ressembler à un sérieux "faisceau de présomptions", comme on dit au tribunal !

Les questions que je me pose sont les suivantes qui ne sont en aucune manière d'ordre moral, que ce soit clair ! Est-il bi ? Madame le sait-elle ? S'il ne l'est pas, est-ce elle qui l'habille et le décore ainsi, sans savoir ? Se rend-il compte ou non dans ce cas ?
Et le plus rigolo, dans l' affaire, c'est que même hétéro, lâché à l'insu de son plein gré dans une boite homo, ils ne serait pas plus dragué qu'un autre, tant il est banalisé...
Ah, la mode !

18 août, 2008

Vive le genre humain !

Faisons nos comptes :
- sur la trentaine de petits épiciers que j'ai connus le siècle dernier quand il y en avait encore, les quatre cinquièmes seulement appuyaient sur la balance dès qu'on avait le regard ailleurs.
- sur la cinquantaine de militaires que j'ai croisés, quatre-vingts-dix pour cent dont une femme étaient, je l' affirme, des mecs bien...
- sur les quelque cent profs qui eurent à me supporter, soixante pour cent étaient compétents, dont un tiers étaient pédagogues.
- sur le chiffre d'homos que j'ai connus (au sens biblique ou non du terme), le pourcentage de gens intéressants est exactement le même que celui des hétéros-males qu'il m'a été donné de connaître, le nombre d'enflures, idem.
- sur la débauche de boulangères qui me fournissent, deux sur trois continuent de me demander si je veux qu'elles "me le coupent !" (non, je veux pas !!!)
- sur le nombre pourtant raisonnable de barytons que j'ai connus, il reste, hélas, que cent pour cent étaient et restent, selon l'expression consacrée, cons comme des ténors.
- sur la quantité de surveillants de grandes surfaces actuellement en service, plus aucun ne me suit plus de trente secondes ni ne me cherche noise, "tolérance zéro", comme on dit, de ma part.
- sur le bon millier et demi de musiciens que j'ai pratiqués, tous pupitres ou solistes réunis, quatre-vingts pour cent étaient virtuoses, dont cinquante pour cent inspirés, et six parfaitement géniaux.
- sur les quelques centaines de curés que j'ai fréquentés, trois au moins avaient la foi, dont deux étaient de surcroît, charitables.

Vous voyez bien, tous comptes faits, qu'il faut pas désespérer du genre humain !

17 août, 2008

Ingrid Bétancourt

Et voilà ! mais où est-elle donc passée ? "C'était fatal" comme eût dit Darry Cowl ! Plus de nouvelles depuis un mois passé, même pas un petit mot, la moindre carte postale ! Ah, je vous jure ! Pffft ! disparue ! Après nous avoir un peu embroussaillé quelques temps les médias, elle a filé comme un pet sur une toile cirée ! C'était bien la peine ! No news good news, me direz vous, mais tout de même, avec les intrépides on est toujours un peu inquiet ! A moins... A moins qu'elle attende la visite du Pape à Lourdes pour nous faire un come-back ! Vous savez, les artistes c'est toujours un peu surprenant !
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Battisti et Petrella

Soutenir Battisti et Petrella ce n'est pas soutenir la cause qui les conduisit à faire ce qu'il firent (ça c'est une autre question, qui n'est pas encore, et loin de là, résolue). C'est simplement soutenir une cause bien plus essentielle, celle du respect de la Parole Donnée, quelle que soit la personne à qui elle le fut, quelle que soit celle qui la donna.
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Steeve et Christophe Guénot : de bons, de braves petits gars !

Lu sur myfreesport.fr
le début d'une intervioue des frères Guénot, tout frais médaillés d'or et de bronze en lutte gréco-romaine.

C'est édifiant.

" Pour les frères Guénot, intégrer le team Young Power est une vraie reconnaissance de leur discipline. Et ils en sont fiers !

La lutte est-elle un sport de durs ?

Christophe : Est-ce que l'on a l'air de chochottes ? Notre sport privilégie le combat et le corps à corps. Avant le combat, on pose notre cerveau ! (rires)
Steeve : Moi je rentre direct dans l'adversaire. Il m'est même arrivé de luxer le coude d'un autre lutteur.

Votre sport vous sert-il tous les jours ?

Christophe : Depuis un an, nous sommes agents de sécurité pour la RATP. Avec notre physique, c'est plus facile pour mettre au sol les contrevenants !"

Voilà... Ça parle de soi ou "quand l'esprit olympique se met au service de la lutte contre la resquille..."
Je vous le disais ! de bons petits gars !
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Cervelle et jus d'orange

J'ai acheté du jus d'orange, en cubi, sans regarder l'origine. J'ai pris celui-ci parce qu'il contient trois litres c'est moins chiant à transporter que trois packs, y a une poignée.

De retour à la maison, je suis persuadé lire sur l'emballage "provenance : ISRAEL" . J'imagine même avoir lu Jaffa dans un coin. C'est vous dire si je suis sûr !

En fait, ce matin, pendant le petit dèj, je lis "provenance BRESIL". Et c'est ce qui est effectivement écrit.

Voila, quand on est obsédé par les anagrammes, palindromes, jeux de mots et autres contrepets on finit par tout chambouler par principe et par habitude et ne plus lire ce qui est écrit mais ce qu'on imagine !

Pour ma défense, ente ISRAEL et BRESIL, il n'y a qu'une lettre qui change et l'absence de tréma sur l'E de l'un et d'accent sur celui de l'autre a aggravé ma confusion. Reste que le cerveau et son fonctionnement, moi, je vous le dis, c'est plein de trucs bizarres !


16 août, 2008

Alim Qasimov : "The Boss" et son "altera ego" !

J'ai toujours entendu, que ce soit à Bakou ou à Paris, Alim Qasimov seul, enfin sans partenaires vocaux. Je le découvre aujourd'hui avec une merveilleuse compagne de musique dont j'imagine (puisqu'elle n'est pas créditée au générique de celle-ci) en visionnant d'autres vidéos que c'est sa fille, Ferghana Qasimova. Les chiens ne font pas des chats...

C'est sublime... Ça pourrait être selon nos critères anciens "un motet". C'est, mieux encore, un "opéra à cinq" sans que personne ne bouge...

C'est l'expression de cette terre magique, poudreuse et de tapis somptueux qui va de Tabriz au Caucase, en passant par Gobustan, par Absheron, par Ateshgah, faut avoir vu pour comprendre un peu mieux. C'est cette langue, ce turc teinté de persan, si rude et si doux à la fois et cette musique sans fioriture, au mélisme âpre, utile et digne.

Dix minutes de frissons sans même comprendre un mot quand il y a tant de trucs en français, lamentablement compréhensibles qui vous laissent de glace...

Merci, Monsieur l' Ambassadeur qui avait le talent de comprendre et de parler sa langue, d'apprécier sa culture, les mythes et les tapis d'ycelle, qui lui tenait table et salons ouverts et nous le fit découvrir !
pour écouter et voir,
(car en plus, ils sont beaux et même le décor, on s'y croirait, au caravansérail de Bakou...),
cliquez sur :

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