30 avril, 2009

En cette période de pré-pandémie,

qui pourrait me dire où j'ai rangé ou à qui j'ai prêté "Le Journal de l' Année de la Peste" de Daniel Defoe en livre de poche ?

Où défiler sans se défiler ?

Bon, demain on se casse, Polo, Oscar et moi. En province qu'on va ! A la campagne, la vraie, dans un cul de sac au bout d'un chemin. Ok, me dit le chien, mais où c'est-y qu'on va défiler ? Oscar, il est toujours prêt. Coté conscience politique, il en remontrerait à plus d'un citoyen, même si comme tous les chiens il est un peu pour l'ordre libéral, pour les règles, sauf pour lui... Bon, c'est vrai, ça, où c'est-y qu'on va défiler ? Au Blanc ? A Saint-Savin ? A Angles ? On va quand même pas aller à Poitiers ! Même Ségolène, cette année, elle défilera ailleurs, dans les Deux-Sèvres, chez elle, avec les Heuliez, pas la Famille Heuliez, non, même si ce sont des gens très bien, (tellement bien qu'il faut leur éviter la faillite personnelle !) elle défilera avec leurs employés ! Cette année le premier mai s'annonce rural, furieusement roots ! Avec Oscar, on réfléchit sur le contenu du calicot. "Des os pour tous" propose le chien qui sait ce qu'il veut et qui a le sens du slogan sonore par alitération. Moi j'aimerais bien un peu de viande autour. On en discute on en débat. J'espère seulement qu'on aura fait la synthèse avant vendredi et notre défilé finalement prévu entre l'église et le pont de Mérigny, car honnêtement, je me vois pas avec ma banderolle d'un coté, Oscar avec la sienne d'un autre. Mais je sens bien que comme tous les jours, c'est encore moi qui vais me faire avoir... Cette bipolarité m'est toujours défavorable. C'est comme ça !

29 avril, 2009

Daniel, le Bouton noir des banquiers, ou

Salariés ! Ne sequestrez plus vos patrons, au contraire, virez-les !
Vous avez vu ? Contrairement à tant d'autres qu'on confine dans leurs bureaux, Daniel Bouton PDG de la Société Générale, contraint et forcé se casse. Il ne supportait plus la pression ! Il avait une mauvaise image qui déteignait sur celle de la banque et dans l'ingratitude générale comme la société du même nom, personne ne le retient.

28 avril, 2009

Obsession...

Tout ça tournait à l'obsession. Il était habitué, habité encore de terreurs anciennes récurrentes, de mort qui traîne sur ce qu'on touche, dans ce qu'on respire. L'apnée salvatrice ! et se moucher sans reprendre son souffle au cas où les miasmes auraient envahi sans doute aucun ses cavités nasales. Se moucher pour les évacuer sans reprendre son souffle quand on s'est retenu de respirer... Mais c'est ça ! c'est au choix, l'exploit où l'angoisse de se voir pollué de microbes vaillants, intelligents, soldats dévoués, incorruptibles de Celui qui choisit votre vie, votre mort.... Et l'on se lave les mains dix fois... vingt fois... Et l'on recommence car on n'a pas respecté la procédure illusoire tout autant qu'impossible, magique qu'on s'est fixée... Et l'on vit un enfer de peur de mourir...

Mariages divers et variés

La cour européenne des droits de l'homme vient de condamner la France pour avoir annulé le mariage homo de Bègles. Le marronnier, encore un, refleurit ce matin à la TSF. Êtes-vous pour, êtes vous contre le mariage entre personnes du même sexe ? C'est marrant les réactions des gens. Ce matin, allez savoir pourquoi, ils sont plutôt pour. Je n'ai pas d'opinion (et oui, ça m'arrive !) sur le mariage en général. En revanche je suis pour le fait que ceux (quels qu'ils soient) qui veulent se marier puissent le faire. C'est un peu comme l'avortement, y a pas à être pour ou contre, mais on doit permettre à tout le monde de choisir... Moi, à partir du moment où on ne me force pas ni personne, je suis pour...
Car, je vais vous dire un truc : pendant tout une partie de ma jeunesse, avant mon coming out (plutôt précoce pour celui d'un baby boomer), la pression de l'inéluctabilité sociale du mariage hétéro a été beaucoup plus forte sur moi que ne l'est actuellement celle de l'éventualité du mariage homo de confort sur les hétéros, non ? ...

27 avril, 2009

Zemmour, Naulleau et les Shadoks

Vus sur le net : Zemmour et Naulleau, les deux Zérics
Ça ne vous rappelle rien ? la drôlerie en moins...
Les shadoks, bien sûr !
Pour moi Zemmour c'est le shadok, pointu
Nolleau c'est le gibby, tout rond
mais aussi cons minables et détestables l'un que l'autre...
Moi aussi je suis très con ! les petits mecs, j'aime pas...

La semaine, la peine, la chaîne...

Mais au fait qui a décidé que c'était "la semaine", l'universel étalon de la fatigabilité ? Pourquoi n'est-ce pas décimal ? Ou duodécimal ? ou n'importe quoi d'autre ? Pourquoi n'est-ce pas trois jours de boulot, un jour de repos ? ou autant d'autres combinaison qu'on voudrait ? La semaine ? parce que selon la mythologie occidentale dominante, le monde aurait été créé en 6 jours et que le 7ème, le Créateur se serait reposé ? Était-il syndiqué, le Créateur pour réclamer son jour de repos ? Et tout Dieu tout puissant qu'il fut, aurait-il manifesté quelque signe de fatigue ?
Ah ! c'est qu' il faut que tout le monde soit sur le même rythme, comme à la chaîne en usine, sans quoi tout se casse la gueule ...

Travailler ou non le dimanche ou "c'est l'histoire d'un fou..." ou bien un jeu d'enfants...

Question : doit-on, peut-on autoriser le travail le dimanche ? ( même si comme moi, on s'en tape, mais alors !!! ) C'est le marronnier de la semaine. On évoque, mieux, on invoque la question familiale, religieuse, éthique, écologique, mais aussi et surtout la question économique. Oui disent certains car en cette période de crise, ça permet à d'aucun de gagner plus de sous, donc de relancer la consommation ! Ok ! mais si c'est la crise, qui sont ceux qui ont assez de sous pour aller claquer le dimanche quand ils ont à peine de quoi claquer dans la semaine? Si on suit le raisonnement, les seules personnes qui auraient un peu plus d'argent à dépenser parce qu'elles travaillent le dimanche sont celles qui ne peuvent pas le faire justement parce qu'elles sont censées travailler pour prendre les sous de ceux qui en ont moins parce qu'ils ne bossent pas ce jour-là ... Vous me suivez ? Ça s'appelle une aporie, ça ! Je ne suis pas certain que ce soit admis, pris en compte en économie... Encore que, quand on a vu ce qu'on a vu, qu'on sait ce qu'on sait, on est en droit de penser ce qu'on pense, non ?
La seule, la vraie solution serait donc que les gens qui travaillent le dimanche soient aussi leurs propres clients.
Voilà ! les enfants ont tout compris.
- Alors, je serais la marchande et toi tu serais le client !
- D'accord et pis après on change !

Ce soir au menu : Épictète et Federman

On raconte qu'Épictète, esclave, se faisant tordre la jambe par son maître qui le torture juste pour le plaisir lui dit "Tu vas la casser !". Il la lui casse en effet. Et Epictète de lui demander simplement : "Ne te l'avais-je pas dit ?"...

Réponse de Raymond Federman à Karmitz qui lui demande sottement sur France-Cul de raconter une histoire yiddish. Federman n'a jamais parlé yiddish et n'entend visiblement pas, malgré l'invitation imbécile, prendre la place de Popeck... Élégant, il rehausse fermement par le ton le propos, le niveau de la demande, et lui cite en français, en guise d'amusement, cet aphorisme juif sublime :
"Je survivrai, dussè-je en mourir !"
.

25 avril, 2009

Jeanne Demessieux, enfin ! Merci Maxime Patel...

Je me souviens de Jeanne Demessieux de ses longues jambes et de ses talons aiguilles. Bon, Jeanne Demessieux n'était pas actrice, pas mannequin, mais une extraordinaire musicienne, virtuose, pédagogue et surtout, surtout compositrice. Il vient de lui être rendu l'hommage qu'elle mérite.
Un jeune organiste vient de faire ce qu'il fallait, un enregistrement de ses oeuvres les plus marquantes (pour raviver la mémoire, l'obituaire c'est bien, le Cd c'est mieux !). Il s'appelle Maxime Patel et je le découvre à l'instant sur Youtube. Ils ne sont pas si nombreux ceux qui s'y risquent, à jouer Demessieux.... Michelle Leclerc, le faisait avec aisance, avec plaisir, donc avec bonheur... Maxime Patel est, de toute évidence, de ceux qui peuvent... Pour des questions de technique ? Oui, certainement, mais aussi et autant pour des questions d'énergie et de poésie . Car la musique de Jeanne Demessieux, c'est (simplement ?) de la poésie et de l'énergie, on ne va pas s'en plaindre... ce qui n'est pas vraiment étonnant, car la jeune femme (elle est morte jeune...) cachait sous un physique de dryade préraphaélite, de diaphane vestale, un tempérament de méridionale volontaire et une superbe élégance. Écoutez ses oeuvres... attentivement, car elles sont au bout du compte curieusement victimes de leur indissociable virtuosité. C'est harmoniquement savoureux et très personnel, sans jamais verser dans le mauvais goût, c'est rythmiquement très raffiné... C'est surtout extrêmement vivant, solide, construit, pensé, sincère, plus rare encore, c'est éblouissant en ignorant l'esbrouffe, bref ça n'a rien à envier aux oeuvres d'autres compositeurs hommes ou femmes qui bénéficient depuis longtemps d'une reconnaissance à laquelle elle va enfin, par cet enregistrement superbe, souhaitons-le, avoir droit...
Bravo, Monsieur Patel !

Écoutez son oeuvre la plus connue par le même... sur :
http://www.youtube.com/watch?v=fgHeuNe8v64&feature=PlayList&p=03989AE600EFCD47&playnext=1&playnext_from=PL&index=46

En plus, l'orgue est superbe (je sais de quoi je cause !) et la prise de son, royale (je sais de quoi je cause aussi ) ... Vous voyez bien que je suis pas toujours mécontent !

Virus, masques et pharmaciennes, ce qu'il faut savoir

J'ai eu il y a quelques temps une embarque en règle contre les pharmaciennes. Mais comme j'ignore le jugement définitif, l'anathème ad aeternam, ça y est, il a suffit que j'en rencontre une pour me réconcilier avec une partie de la profession, l'honnête, s'entend ! Cet après midi, je vais donc me réapprovisionner en ibuprofène - et oui j'ai toujours mal quelque part - dans la pharmacie que je fréquente désormais. Je l'ai découverte il y a environ un an. Près de la poste, elle paie pas de mine. Pas de produits cosmétiques qui vous font vous demander si vous vous êtes pas trompé de crémerie, dans une parfumerie ou bien chez le coiffeur, non, rien que de l'utile. On pourrait s'attendre en revanche à avoir un service austère, du genre aspirine calviniste ... Nenni.. Une pharmacienne belle comme une madone italienne, sympathique, compétente et honnête.
Bon je vais vous faire un aveu... Avec cette histoire de peste porcine au Mexique et maintenant probablement aux States, Polo qui est branché en permanence sur la presse américaine panique un peu... Ça pourrait être catastrophique... Comme on a jusqu'à présent échappé au pire, malgré nos vies de patachons, ce n'est pas pour clamser connement d'une maladie de cochons... Bref, je demande à la pharmacienne après lui avoir expliqué les raisons, si elle vend des masques. Elle est pas conne, elle a écouté la radio, elle est au parfum ! Elle me dit, oui, j'en ai, mais je ne les vends pas, je les donne... J'en ai tout un stock qui date de la grippe aviaire. C'est pas périssable ! Nous sommes tenus non seulement d'en avoir, mais de les donner ! hors de question de les vendre ! On n'a pas le droit ! et de m'en refiler un plein sac. Je lui demande si elle ne va pas en manquer. Pensez-vous me dit-elle, comme mes collègues, j'en ai des cartons pleins...

Voilà... alors si d'aventure vous vous trouvez dans la situation de devoir en cas d'épidémie de quoi que ce soit utiliser ces masques, sachez qu'ils sont gratuits et disponibles dans toutes les pharmacies.

Rémy Belleau, Sans Rollex et Anti Bling-Bling

Celuy n'est pas heureux qui n'a ce qu'il désire,
Mais bien-heureux celuy qui ne désire pas
Ce qu'il n'a point : l'un sert de gracieux appas
Pour le contentement et l'autre est un martyre.

Désirer est tourment qui bruslant nous altère
Et met en passion ; donc ne désirer rien
Hors de nostre pouvoir, vivre content du sien
Ores qu'il fust petit, c'est fortune prospère.

Le Désir d'en avoir pousse la nef en proye
Du corsaire, des flots, des roches et des vents
Le Désir importun aux petits d'estre grands,
Hors du commun sentier bien souvent les dévoye.

L'un poussé de l'honneur par flateuse industrie
Désire ambitieux sa fortune avancer;
L'autre se voyant pauvre à fin d'en amasser
Trahist son Dieu, son Roy, son sang et sa patrie.

L'un pippé du Désir, seulement pour l'envie
Qu'il a de se gorger de quelque faux plaisir,
Enfin ne gaigne rien qu'un fascheux desplaisir,
Perdant son heur, son temps, et bien souvent la vie.

L'un pour se faire grand et redorer l'image
A sa triste fortune, espoind de ceste ardeur,
Souspire apres un vent qui le plonge en erreur,
Car le Desir n'est rien qu'un périlleux orage.

L'autre esclave d'Amour, désirant l'avantage
Qu'on espère en tirer, n'embrassant que le vent,
Loyer de ses travaux, est payé bien souvent
D'un refus, d'un dédain et d'un mauvais visage.

L'un plein d'ambition, désireux de parestre
Favori de son Roy, recherchant son bonheur,
Avançant sa fortune, avance son malheur,
Pour avoir trop sondé le secret de son maistre.

Désirer est un mal, qui vain nous ensorcelle;
C'est heur que de jouir, et non pas d'espérer :
Embrasser l'incertain, et tousjours désirer
Est une passion qui nous met en cervelle.

Bref le Désir n'est rien qu'ombre et que pur mensonge,
Qui travaille nos sens d'un charme ambitieux,
Nous déguisant le faux pour le vray, qui nos yeux
Va trompant tout ainsi que l'image d'un songe.


Les gens et les chiens

Je vous avais parlé l'an passé de ce couple de petits vieux bien proprets avec leur petit chien. Je vous avais dit qu'un jour il n'y avait plus eu de chien. Maintenant, la vieille dame est toute seule... plus de mari non plus. Elle est en demi-deuil, comme on faisait avant, elle s'habille de violets, de mauves et va de son train paisible et résigné sous son chapeau de paille. C'est quand on a un chien et qu'on le promène qu'on se rend compte de tout ça, de la vie de la mort. Il y a un type, comme ça, pas un voisin proche, mais voisin quand même. Plutôt beau mec. On se croisait, de loin, chacun au bout de sa laisse, moi avec Oscar, lui avec une Chow-Chow un peu teigneuse. Ça ne favorisait pas le contact. On s'ignorait un peu. Et puis depuis quelques temps sa chienne s'est calmée, nos circuits se sont rapprochés et ce matin, nous nous sommes salués. On a même causé un peu. Il m'a parlé du cancer de sa chienne... et du sien aussi... Voilà...

24 avril, 2009

Pour les amateurs de moulins, (j'en connais !)

C'est le moulin de Jossigny
Moi aussi j'aime les moulins à vent (à eau, j'aime moins) j'aime tellement ça que j'aime même les éoliennes, petites à l'ancienne rouillées qui grincent et qui cliquettent ou modernes et gigantesques, lentes et presque hiératiques.

Quand on encense le syndicat,

l'employé peut faire sa prière...

Non mais vous avez vu ? Après les avoir descendus en flèche pendant des mois, le pouvoir et ses larbins, ses servantes, se mettent d'un seul coup à leur cirer les pompes. Ces syndicats, il y a quelques temps encore, honnis, détestés, irresponsables pousse-au-crime, fauteurs de troubles avérés ou de grèves invisibles, sont depuis quelques jours l'objets de tendresses et de considérations aux origines les plus suspectes... Oui, les syndicats redeviendraient "responsables" en reprenant leur rôle normal de "courroie de transmission" entre patrons et employés. Même que ce matin, Catherine Ney, l'accro-niqueuse politique de la droite libérale éternelle, leur rend un hommage appuyé... Tellement que c'en est gênant. Soit elle fait ça sans en penser un mot histoire de les discréditer auprès de leurs adhérents, soit elle croit ce qu'elle dit et c'est pire encore, car ça signifierait qu'on aurait encore "fluidifié le dialogue social " pour préparer des négociations hâtives ou scélérates...
Camarades syndiqués, ayez l'oeil et l'oreille. Ecoutez les Catherine Ney, les Sylvestre ! Quand on veut savoir ce qui se passe chez les gens, rien de tel que d'écouter leurs domestiques...

23 avril, 2009

Jeannot Lapin et Renard

Dans ma cour sont arrivés il y a quelques temps et en voisins des bikers. Oh, pas façon Easy Rider, non, des Harley Davidson tellement clean qu'on mangerait dessus qu'on baiserait dessous ou le contraire et des mecs sous cellophanes, le cuir asptisé, le jean frais repassé, bref de la rigolade... Ils sont un peu "bears", avec un look pédé d'enfer sans visiblement le savoir, sauf erreur, bien sûr... Comme ils se la pètent un max avec leurs cylindrées j'ai raconté à tout le monde cette histoire que, curieusement; personne ne connaissait... Elle est pourtant connue tant elle est vieille, mais utile aujourd'hui dans ce cas de figure, face aux cons..
Alors c'est l'histoire de Jeannot Lapin qui vient de toucher sa paye. Il va au bistrot et se prend une murge sévère. En sortant, il titube sur le chemin. Arrive Renard qui lui dit : "Et ben Jeannot, ça va pas fort ! Allez ! accroche-toi à ma queue, et je te ramène chez toi !" Jeannot Lapin s'accroche et Renard le dépose devant sa demeure. "A charge de revanche !" lui dit Jeannot avant de disparaître dans son trou. Le mois suivant c'est Renard qui s'en tient une bonne. Jeannot Lapin lui dit "Tu vas pas rentrer comme ça, attends-moi, je reviens !" Il revient en effet sur une superbe Harley Davidson et dit à Renard, "allez, monte !" et il le reconduit chez lui en moins de deux !
Moralité :
Quand on a une petite queue, il faut une grosse moto !

Tiens, à propos de voler...

Le rêve de vol serait majoritairement un rêve de garçon. Les filles seraient, paraît-il, infiniment moins nombreuses à le faire. Ok, Icare était un mec... mais c'est pas suffisant, ça confirme, ça n'explique pas...Bon, pour une fois, je m'adresse d'abord aux mecs, mais s'il y a des femmes qui comme moi s'en souviennent et ce avec bonheur, avec plaisir, car c'est un rêve, fût-il récurrent, qui, tous sexes confondus, se raréfie avec l'âge, leur témoignage est le bienvenu. Comment volez-vous ou comment voliez-vous ?
Dans les années soixante-dix un certain Didier Martin (dont il est plus que probable que ce soit le Didier Martin qui loue des voitures de maître, car c'est ainsi qu'on le présentait à l'occasion de ce premier roman) publia chez Gallimard un très joli livre qui s'appelait "Un garçon en l'air". On pouvait l'interpréter de diverses manières, mais toujours est-il que j'ai aimé ce roman, pour sa qualité d'écriture, sa fraîcheur, ses "allusions possibles" mais aussi parce que le garçon dont on parle volait "dans la réalité romanesque" exactement de la manière dont je volais dans mes rêves... Je ne vous dis pas comment pour ne pas vous influencer...
Allez, dites-moi, si vous en rêvez, comment vous volez.

Heureusement qu'il y a des gens comme ça...


Je sais pas ce qu'il prenait avec son espresso, le Stefano di Giovanni alias Sassetta, mais le résultat est pas triste...
Le Bienheureux Ranieri Rasini délivre les pauvres de la prison de Florence que ça s'appelle. C'est un petit panneau de bois peint destiné à la décoration d'un autel, bref un bout de retable et ça se trouve au Louvre (photo du remarquable site Insecula, comme la Samar, on y trouve tout !).
Avouez que le bienheureux, la soutane en fusée, l'auréole en tête chercheuse, transformé en Scud pour aller perforer la muraille et aider les pauvres à se faire la malle, quand la porte à droite dans l'escalier semble ouverte, c'est épatant, non ?

22 avril, 2009

Y a des jours où...

je m'énerve ! En vrac, c'est pas grave...
Voila-t-y pas que le prolo, le pue-la-sueur, celui qui bosse pour trois sous se rebife, se fait violent. Oui Madame, oui Monsieur, le prolo se fait aujourd'hui violent quand on veut le virer. Mais, il se prend pour qui le sous développé ? Mais qu'est-ce qu'il croit le futur nouveau pauvre ? Aura-t-il seulement les moyens de se payer un avocat pour se défendre quand on va l'inculper pour avoir retenu un patron peu loquace ou bordélisé une sous-préfecture ?
Ah, il s'en souvient, le prolo, quand on l'a recruté, qu'on l'a incité à s'endetter pour acheter sa maison histoire de le tenir un peu... Parfois même sa femme l'a rejoint dans l'entreprise ... Le pied, on en tenait deux d'un coup... "L'esprit Michelin", mais sans la "couverture"...
Alors qu'est-ce qu'on va faire, le juger en flagrant délit ?
D'aucuns
vont me dire : "Vous seriez heureux, vaurien d'ultra-gauche que vous êtes, d'être retenu dans votre bureau directorial par des ouvriers qui n'ont même pas pris leur douche ?", "Vous seriez heureux, sous-préfet, de voir votre sous-préfecture dévastée pas des mécontents ?" Et bien la question se pose pas... car j'aurais pu devenir l'un de ceux que l'on séquestre... Mais, j'ai eu très tôt mon chemin de Damas, le jour où un prof influent de l'lnstitut d'Etudes Politiques où je m'étais fourvoyé nous annonça que nous faisions partie de l' "Élite" et que nous étions là pour apprendre à gouverner... Même à l'armée, deux ans après, jamais on ne me dit telle connerie...
Et quoi qu'on fasse quoi qu'on dise, l'argument qui consiste à me dire "vous n'avez rien compris, vous êtes un démago, un inconscient" je m'en tape... Je suis probablement plus pauvre qu'un ouvrier de chez Continental... Oui mais moi, j'ai pu, j'ai choisi de l'être, plutôt que d'aller me niquer les poumons à sniffer des miasmes pour me payer un pavillon de merde pour mes enfants et ma promise...Cela m'interdit-il toute sensibilité, toute solidarité dont ils ont peut-être, mais je m'en fous, rien à braire ? J'ai la chance dans mon budget minimaliste et dans ma vie d'avoir le choix entre passer deux heures par jour devant mon ordinateur à vous causer plutôt que de m'abrutir quatre heures devant la télé en rentrant du boulot histoire d'oublier le reste...
Oui, je suis pauvre mais privilégié... parce que, moi, j'ai eu la possibilité de faire un choix...
La vraie démocratie, c'est pas un régime politique, c'est un truc personnel, c'est être mis dans la situation de pouvoir choisir sa vie, quelle qu'elle soit, sans nuire aux autres...
"Primum non nocere" c'est le premier article du serment d'Hypocrate. Ce qui est bon pour la santé ne le serait pas forcément pour la vie, la vie en société ? Allons !



21 avril, 2009

Parisot ! j'adooooooore !

Ah, Parisot, que je l'aime ! Que j'aime ses analyses si fines dès l'aube. Ce matin, elle s'élève contre les rétentions de patrons par leurs salariés. Elle comprend la détresse, Parisot, elle comprend tout, sauf la violence, même que ces histoires ça n'a rien à voir avec la crise et la misère, c'est des histoires de mecs qui profitent de l'occas' pour montrer qu'ils ont la plus grosse ! Et que s'il y avait plus de femmes dans le circuit, y aurait moins de violence(s) ! C'est vrai, Parisot, c'est la douceur faite femme, même qu'on a envie d'en voir des centaines comme elles dans les entreprises et les syndicats... au super-marché on rêverait de l'avoir comme caissière, dans la rue comme contractuelle, à l'hosto comme infirmière, au couvent comme soeur tourière... Tiens, même chez soi, Parisot on la voudrait, comme mère, comme soeur et tout pédé/goudou qu'on est, tiens, comme conjointe légitime ou non ! ok, comme maîtresse, on verra ! Parisot c'est la Florence Naghtingale des entreprises françaises, la Mère Thérésa du CacaRente ! Du miel, du sucre, que du bonheur !

Kouchner et la contagion grammaticale

Ce matin Kouchner est interviouvé par Elkabbach qui (pourquoi au fait ?) le cherche. Kouchner s'énerve, devient colère et après avoir menacé de se taire, lance un étonnant "C'est comme si vous me dites que etc..." Ça y est j'ai compris, les licences grammaticales épidémiques sont en sarkozie le résultat d'énervements, de contrariétés, bref de mauvaises intentions adverses...

Racines et modernité !

Au petit déjeuner ce matin sur mon "Pain du Fournil", j'ai tartiné du "Beurre de Baratte à la Fleur de Sel" et comme je suis gourmand, j'ai étalé là-dessus de la "Confiture Cuite au Chaudron"... Ah ! l'Authenticité, dès le matin !

20 avril, 2009

Copi, in memoriam...

La "Dame assise" bien sûr...
mais Carmen Cru un peu, aussi...
Je l'ai tout de suite bien aimée,
même si ou parce qu'elle me faisait rigoler
par ce qu'elle m'évoquait,
les pieds dans le vide,
cette femme sans âge, sans pays,
mais certainement pas sans culture.
Et moi qui l'ai vue de face,
je suis incapable de dire laquelle.

Lundi - Rien - Nothing - Nada - Nichts

Bon, entre les sarkouillonnades présidentielles et les ségolèniaques miserere... On va faire l'impasse, non ?

19 avril, 2009

Le L H C, une gigantesque contrepèterie nucléaire !

Ça vient de me sauter aux yeux...
The Large Hadron Collider
à vous de jouer,
même en anglais, elle est fastoche
car elle ne joue que sur deux lettres!

Boson de Higgs et Questionnement métaphysique !

Il y a trois ou quatre jours, sur France-Cul, des scientifiques causent du LHC, du Big Bang, de trous noirs, bref d'un tas de trucs tellement invraisemblables que la manière si simple, si évidente dont ils en parlent, me fait rêver comme un dingue. Mais vient la délicate question du "Boson de Higgs". Je découvre alors en même temps que son nom, l'importance du Boson de Higgs. J'avais jusqu'à ce jour vécu sans ! Le problème, c'est que c'est une hypothèse ce foutu boson. Dans le studio, il y en a qui y croient, d'autres qui n'y croient pas... Heureusement que l'Inquisition est morte car on sent bien qu'ils seraient prêts dans la plus grande des courtoisies à s'envoyer s'ils le pouvaient les uns les autres au bûcher le plus proche... Alors on cherche, on fait des expériences des simulations, des modèles. C'est super, j'adore ça. Et puis quand même, c'est que ça coûte, ces expériences et les industriels et les gouvernements qu'ils dirigent, derrière, aiment bien les résultats, il faut donc se fixer, comme on dit, des échéanciers ! Alors, le Boson de Higgs, il va falloir qu'il se décide ! C'est l'avenir du Big Bang qui en dépend (oui, comme tout musicien j'ai tendance à écrire Big Band...). Alors ils se sont fixé un délai ! Quatre ans ! Dans quatre ans si on n'a rien trouvé de probant, on arrête ! Ce qui fait que ce putain de boson sera définitivement décrété non-existant. Quatre ans seraient donc nécessaires et suffisants pour prouver l'existence ou plus fort encore, la non-existence d'un truc qui existerait (s'il existe) ou n'existerait pas, depuis le début que le Monde est Monde ! Moi ça me bluffe tout ça, cette question d'existence et de non-existence mises finalement exactement sur le même niveau de recherche...et soumises aux mêmes contingences administratives... Mais c'est normal, je ne suis pas scientifique. En attendant, il s'en doute pas, le boson, que son sort se joue en ce moment ! Et que s'il persiste à se plancker (ah ah !), il ne lui reste plus que quatre ans avant sa condamnation au bénéfice du doute ...

Vous me direz, quatre ans quand on n'existe pas, c'est comme quatre ans quand on existe depuis le milliardième de milliardième de seconde qui a suivi ce Big Bang dont on serait un peu l'une des preuves, quatre ans c'est pas grand chose, c'est assez peu dira-t-on !
Sacré boson !

18 avril, 2009

La pluie, bien sûr, est musicienne

Ca fait plus d'une heure qu'une gouttière me bat la mesure, la noire à 120, un vrai métronome....

Comptine pré-dominicale

Un chat jouait du shamisen
Tout en haut du mât de misaine
Un loup jouait de l’orgue hammond
Amarré au mât d‘artimon
Un psittacé au psaltérion
Sur le pont jouait l’air des lampions
Le bâtiment s’est abîmé
Et les animaux arrimés
Avec lui se sont enfoncés
Et dans la Baie des Trépassés,
De leurs airs il n’est rien resté
Vive le vent, le vent d’été !

Voilà, faut savoir rester jeune !
C'est, Dieu sait pourquoi, en bagnole que ce genre de folie me vient... pas besoin de faire cent kilomètres, juste le temps du trajet "aller" ou "retour" ou parfois les deux pour faire les courses, soit, selon le trafic, trois minutes environ. C'est comme si, dès qu'on a mis le contact, les mots déboulaient et prenaient le pouvoir. Curieusement, ça ne marche pas à bicyclette. J'appelle ça, néanmoins, la "versification tours de roues"... bref une forme comme une autre de comportement obsessionnel compulsif...

Benoît XVI ou l'Homme pressé

Benoît Sexe alias Poupin la Bulle se rendra donc à L'Aquila le 28 avril prochain. Le tremblement de terre s'est produit le 6 avril dernier. Voila, "Chi va piano, va sano "...

17 avril, 2009

La Cathédrale


On appelle la charpente d'une cathédrale, "la forêt", alors...

La guinguette a fermé ses volets...

16 avril, 2009

Meudon, Marcel Dupré, l'observatoire, les années bissextiles et ma mère, bien sûr ! ...

Hier, je suis allé à Meudon. Meudon c'est étonnant, c'est ravissant, on y passe son temps à monter ou à descendre, on n'a pas le choix, sauf si on reste dans le Bas Meudon, quelle horreur ! Meudon pour les musiciens, c'est la ville où vécut le sublime Marcel Dupré, compositeur génial un peu délaissé de nos jours, tant pis pour ceux qui l'ignorent !
Meudon, c'est là où l'on trouve derrière des murs
tapis dans la verdure des endroits comme ça :
Mais Meudon c'est aussi son observatoire ! Et je me souviens de ma mère qui, parlant de quelqu'un qui n'en fout pas la rame, quand on lui demandait : "Qu'est-ce qu'il fait Monsieur Untel", répondait invariablement : "Il compte les années bissextiles à l'observatoire de Meudon ! " Ma mère avait le sens des formules...


La Cagoule encore une fois interdite !

Vous avez vu ? A bas les cagoules ! Interdites pendant les manifs ! L'état policier intervient. Ca y-est, un décret et hop ! fini le passe-montagne, la capuche, le cache-nez ou le bas de nylon sur la tronche, au vestiaire ! Comme si c'était nouveau... Non, c'est pas nouveau... Ce qui l'est en revanche, c'est la trouille de plus en plus évidente des gens au pouvoir... Bon, il va falloir que les flics viennent eux-mêmes, manu modo, arracher et à quel prix, ces accessoires du crime aux ultra-gauchistes au coeur des manifs... Ça va pas être triste dans le genre corps à corps ... Maintenant, je vais vous dire un truc, un bon maquillage, comme on nous l'avait appris au service militaire, avec du noir de fumée, ça marche très bien... Quelques traces bien placées et ça vous déstructure un visage en moins de deux... Méconnaissables, des sioux, qu'on est... Vous les imaginez, les keufs, avec des lingettes pour vous démaquiller ? Comme quoi, on n'apprenait pas que des conneries, à l'armée dès qu'il s'agissait de survie...
Alors, après le décret anti-cagoule /anti-capuche, à quand un décret "anti-noir de fumée".


Jacques Brel plagiaire dans "Amsterdam"

Oh, c'est pas méchant, je ne suis même pas certain que ce soit un scoop, mais la mélodie de la plus célèbre chanson de ce brave Brel, Amsterdam, n'est pas de lui (d'ailleurs, peut-être ne l'a-t-il même pas signée? ). Oui je sais, c'est pas grave... C'est pas très grave car le véritable auteur est anonyme... Il s'agit d'une chanson irlandaise très ancienne puisque Beethoven en fit une version, fort belle, très fine, de son cru (mais non, y a pas de contrepéterie !), pour voix, violon violoncelle et piano. Le texte, lui n'a rien à voir puisque c'est une invitation à profiter de la vie, un "carpe diem" en règle, ça s'appelle "Since greybeards inform us"... Quand nous serons bien vieux avec nos barbes grises... Brel a juste ralenti le tempo et ce qu'il en a fait n'est pas honteux. Bon, comme je suis parfaitement inique, heureusement que c'est Brel et que je l'aime bien, pas un autre...

Tristes bonheurs et joies austères

Les gars qui vont à la fête
Ont mis la fleur au chapeau
Pour y boire chopinette
Et goûter le vin nouveau
Ils tirent à la carabine
Et sucent des berlingots...
écrivait le merveilleux Maurice Fombeure que Poulenc mit en musique

Hier soir donc, ayant deux heures à perdre du coté de Vincennes, je suis allé pour la première fois à la Foire du Trône. Depuis plus de trente-cinq ans que je suis installé à Paris, jamais je n'y avais mis les pieds. J'ai été conforté dans cette impression qui est la mienne, qu'il n'y a pas de réjouissance plus sinistre qu'une fête foraine. Rien à voir avec la fraîcheur du poème de Fombeure...

La Fête Foraine est un truc très curieux, très fort, une sorte de cérémonial destiné d'abord à mettre en avant la virilité des mecs, devant leurs copines, leurs femmes, ou devant leurs potes... Je ferai l'impasse sur la mulitplicité des symboles phalliques, humbles ou sur-dimensionnés, lumineux ou non qu'on peut y voir... Ce qui fait qu'il y règne une ambiance diffuse et permanente de bonhomie, d'érotisme et de violence mélangées. On est là pour rigoler, mais on sent, sans être paranoïaque, que tout peut péter d'un moment à l'autre et ce, n'importe où, à l'entrée des grandes roues, devant les montagnes russes, ou dans les allées, sans raisons.
Et puis, ça n'a pas changé depuis mon enfance... On y voit des gens pauvres claquer du fric, beaucoup, pour des plaisirs très éphémères... Il n'y a pas de gens riches dans les fêtes foraines... Les riches aiment les plaisirs qui durent. C'est ainsi qu'on voit sur leur chemin du retour, se fondant dans la nuit, des gens un peu tristes serrant dans leur bras de gigantesques peluches qu'ils croient avoir gagnées alors qu'ils les ont payées au prix fort et qui vont trouver leur place sur le canapé du salon, c'est fou le nombre de peluches qui regardent la télé......

Mais la nuit, la Foire du Trône, c'est superbe, c'est une fête de la lumière, des lumières, froides, violentes, blafardes aussi qui donnent mauvaise mine aux passants...

J'ai fait plein de photos. J'ai quitté les lieux éreinté, bouleversé, la Foire du Trône, ça me démoralise...

15 avril, 22h30

A l'approche de la Foire du Trône

15 avril, 2009

Ah ! Chirac for ever !

Vous avez-vu ? Chirac est devenu la personnalité préférée des français ! Moi je trouve ça merveilleux, car ça veut dire avant tout que Sarkozy est tellement détesté qu'on finit par regretter son prédécesseur aussi nullard qu'il fut ! Car en fait, regretter Chirac, vous me passerez cette comparaison un peu gaillarde, c'est comme regretter la chaudepisse quand on s'est chopé la vérole... Il y eut le vote censitaire, je propose qu'on adopte définitivement le vote sanitaire...

13 avril, 2009

Père et fille

Je ne sais pas pourquoi je pense à ça... C'était un brave mec, pas méchant pour un rond. Il aurait défendu sa portée comme un fauve si on l'eût attaquée. Sauf que c'était souvent lui qui l'attaquait, la portée, en interne. Il cognait. Il avait un garçon, tout petit , un bébé, trois quatre ans, sans danger, et il avait une fille. Une beauté. Douze, treize ans, intelligente, pleine de charme et de caractère, sportive, très sportive. Il l'adorait, c'est vrai-je le sais, mais il ne pouvait pas s'empêcher de la cogner car il était jaloux d'elle encore plus qu'il ne l'était de sa femme. Peut-être en la frappant évitait-il d'autres contacts qui eussent été bien pires encore... Sa femme, il pouvait pas la battre, elle était pas du genre à se laisser faire et de plus c'est elle qui tenait les comptes tout en étant autonome, assurant, même s'il se tuait lui aussi au travail, l'intendance. Un jour la fillette voulut faire un sport de combat. On la mit, enfin, elle se mit à la boxe française. Elle progressa si vite qu'elle devint championne junior régionale de sa spécialité. Il fut fier, très fier, l'aima pour ses exploits, mais continua de la malmener. Un jour elle le prévint : "Papa la prochaine fois que tu me frappes, je t'étale". C'est à croire qu'il en rêvait. Trois jours après, avant même d'avoir eu le temps de la toucher, comme promis, elle l'étala, lui éclatant à l'occasion une arcade sur les tomettes, car pour faire plus ancien rustique il avait enlevé la moquette ...

Le Petit Ramoneur


Il était une fois un petit ramoneur qui s'appelait Jacob....

LA-PIN !

Bon, j'avoue, en terrain découvert, il n'avait aucune chance!

La poubelle du jour

particulièrement fraîche, de saison :

11 avril, 2009

Les premiers mots d'un roman,

c'est comme ceux d'un enfant, on ne les oublie jamais, alors au hasard...

C'était à Mégara, faubourg de Carthage, dans les jardins d'Hamilcar.

Dans un trou vivait un hobbit. Oh pas un trou comme vous l'entendez, mais un smial creusé profondément dans la colline, richement meublé et décoré.

Mon véritable nom est si bien connu dans les archives ou registres des prisons de Newgate et de Old Bailey et certaines choses de telle importance en dépendent encore, qui sont relatives à ma conduite particulière, qu'il ne faut pas attendre que je fasse mention ici de mon nom ou de l'origine de ma famille...

L'avocat ouvrit une porte. Thérèse Desqueyroux, dans ce couloir dérobé du palais de justice, sentit sur sa face la brume et, profondément, l'aspira. Elle avait peur d'être attendue, hésitait à sortir. Un homme, dont le col était relevé, se détacha d'un platane, elle reconnut son père.

Le premier lundi du mois d’avril 1625, le bourg de Meung, où naquit l’auteur du Roman de la Rose, semblait être dans une révolution aussi entière que si les huguenots en fussent venus faire une seconde Rochelle.

ça a débuté comme ça. Moi , j'avais jamais rien dit. Rien. C'est Arthur Ganate qui m'a fait parler. Arthur, un étudiant, un carabin lui aussi, un camarade..."

La magnificence et la galanterie n'ont jamais paru en France avec tant d'éclat que dans les dernières années du règne de Henri second.

Je raconte une histoire pour les gens d'ici.

Je vous fais grace de l'exemplaire

Longtemps je me suis couché de bonne heure...
Car m'étant moi aussi, à chaque tentative de lecture, endormi, je n'en puis, honnêtement, en dire beaucoup plus ...

Est-ce une impression a posteriori ou ces premiers mots en disent-ils tant de ce qui va suivre ?

Bon, avouez tout de même que commencer un roman par "ça a débuté comme ça" relève du plus génial culot littéraire qui soit !

Tamanoir allitératoire évolutif

Le tamanoir en tapinois tripote et noie ses idées noires ordinaires et tous ses dédains il dîne et danse dans la nuit nie ne dit mot de ces fadaises don de Dieu ou bien du Démon c’est un du dont il est tout aise il se doit d’aller près de l’eau là où l’on boit en prolétaire brutal ou bien prioritaire faites le taire ce tamanoir si démuni dit-on aussi laissez-le susurrer ce soir des mots d’amour dans son miroir.

10 avril, 2009

Nul n'est censé ignorer la loi

pour peu qu'il mesure deux mètres trente...

Pierre Perret menteur sur Léautaud et Brassens homo dans le placard ?

Ce n'est certes pas évident, mais c'est la question que certains exégètes bouffis d'admiration se posent au regard d'une homophobie réjouissante certes mais trop viscérale pour être honnête et d'une virilité trop affirmée pour n'être pas douteuse, fût-elle jubilatoire. Le grand , l'immense Georges Brassens, homo dans le placard ?
Il ne s'agit bien entendu que de questions, d'hypothèses formulées à la lecture d'une oeuvre respectée qu'on lit comme Maurice Carème dans les écoles. Mais sans hypothèse la Science n'avance pas, ni sans question la Vérité ! La question subsidiaire mais d'importance est : et si Puppchen avait été un trav ? Pas moins intéressant en tous cas que de savoir si Perret a couché ou non avec Léautaud, non ?

Vendredi Saint quinze heures précises

Oh-la-la mes amis, ce que j'en ai vécu des vendredis saints de petit catholique apostolique et romain ! C'est que ça rigolait pas, cette affaire... Y avait déjà eu le Carème dans les semaines qui précédent, histoire de vous préparer psychologiquement au pire. Déjà, le vendredi en général on ne mangeait pas de viande. Mais le vendredi saint... et bien je ne m'en souviens même pas, de ce qu'on bouffait le vendredi saint, tant la commémoration de la mort de notre sauveur était censée nous couper l'appétit... Ma mère faisait la gueule, elle l'aurait pas fait plus le jour de l'anniversaire de la mort d'un de ses proches... exhibant à l'extrême cette ride frontale verticale qu'elle m'a laissée en héritage. Moi, je peux pas dire que j'étais triste, non, j'avais seulement un peu la trouille, avec ces histoires de rideau de temple qui se déchire, de ciel qui se couvre et s'entr'ouvre sur les coups de quinze heures. Peut-être bien, en y repensant, que ma mère avait les chequottes elle aussi.. Bref j'attendais l'heure fatidique avec crainte et impatience, histoire de voir ce qui allait se passer... A quinze heures : silence total ! Évidemment, il se passait rien ! A quinze heures une, je suis sûr que ça vient de là la Minute de Silence, tout repartait... Ouf ! on l'avait échappée belle on remettait le compteur mystique à zéro et l'on pouvait préparer le jour de Pâques, avec ses cloches de retour de Rome, ses chocolats cachés dans le jardin, son gigot d'agneau dans l'assiette... Bon je savais bien au fond de moi-même depuis le temps, qu'il n'y avait rien à craindre, n'empêche, tous les ans c'était la même folie passagère savamment entretenue pas les grands praticiens de l'hystérie culturelle collective appliquée...
Néanmoins, et pour vous dire les proportions que ça pouvait prendre, ces procédures religioso-obsessiono-compulsives, un vendredi saint mémorable, jour où, je vous le rappelle, la viande était tabou, voilà-t-y pas qu'en fin de repas, dans un élan masticatoire probablement programmé, je me mords la joue jusqu' au sang ! et bien voilà comment on se retrouve vite fait bien fait auteur d'un sacrilège en règle !

C'est ainsi que l'année suivante, ayant un instinct de survie chevillé au corps et plus encore à l'esprit, je cessai délibérément malgré mon jeune âge, de me parasiter l'existence avec ces fariboles. Je m'empressai évidemment, la puberté venant, de trouver mille nouvelles raisons de me pourrir la vie...


Logique et Consommation

Vous savez que pour vous pousser à acheter une nouvelle auto et sauver l'Économie Française, on vous rachète votre vieille bagnole. Et qu'est-ce qu'on en fait de votre vieille bagnole ? Et bien on l'envoie à la casse. Vous me suivez ? Ok ? Et de quoi vivent les casses-autos qui rachètent les épaves ? Du métal récupéré et des pièces détachées qu'elles sont censées revendre d'occas' aux propiétaires de vieilles bagnoles qui se font de plus en plus rares en raison des mesures incitatives. Ils sembleraient par ailleurs qu'on n'a pas vraiment prévu le recyclage des vieilles carcasses, si ce n'est en mettant la pression sur les ferailleurs pour qu'ils les récupèrent... or le prix des métaux dégringole du fait de cette arrivée massive de matière. Ce qui fait en toute logique, que plus il y a d'épaves, moins il y a de gens pour racheter les pièces détachées, puisqu'ils ont des voitures neuves...

Alors faites comme moi, gardez votre 4L, le prix des pièces d'occas' va encore baisser...

09 avril, 2009

Point de vue de hobbit ou comprendre Sarkozy .

Bien sûr, comme moi vous avez lu Tolkien dans les années 70 ! Et bien, je vais vous montrer ce que voit Bilbo Baggins quand il sort de son très confortable trou. Ça fait une semaine que je fais des photos de la forêt à hauteur de hobbit...
Voilà :

Maintenant, comprenez-vous pourquoi Sarkozy se hisse constamment sur la pointe des pieds ?

Une sacrée ménagère

Une personne me racontait il y a quelques années que sa mère était extrêmement soucieuse de la qualité hygiénique de sa maison. C'est ainsi qu'il fallait mettre des patins (spéciaux avec des sangles) pour évoluer sur la moquette. Lorsqu'elle s'apprêtait à partir en vacances, elle briquait la maison de haut en bas et surtout changeait tous les draps de tous les lits, oh, pas pour être heureuse de trouver et d'offrir à sa famille un couchage frais en rentrant, non, mais tout simplement pour ne pas être déshonorée au cas où des cambrioleurs auraient visité la maison...

Pierre Perret, Léautaud, Brassens et moi-même..

Pierre Perret, contrairement à ce qu'il a dit, n'aurait jamais connu Léautaud. Je dois avouer qu'on s'en fout un peu de Perret et de ses rencontres vraies ou imaginaires... Mais ce qui est intéressant c'est ce déluge de délation organisé contre lui à la fois par un canard prétendu de gauche et un autre de droite. Cela viendrait-il des membres d'un hypothétique "clan Léautaud" ? Impossible... Ils sont tous morts ou au dessus de tout ça... En revanche, il semblerait que la stratégie soit concoctée dans les officines des brassensolâtres forcenés. C'est ce que prétend Perret qui affirme que tout a commencé après qu'il eut dans un livre récent tenu quelques propos qui ont déplu aux grands prêtres et vestales du Beauf à la Guitare. Je serais tenté de le croire, au moins sur ce sujet... En effet, j'ai, il y a quelques mois, mis en évidence, texte à l'appui, l'homophobie violente, patente de Brassens. Oh putain ! Touche pas à mon Brassens ! Entre le déni et le refoulé, chez les Amis de Brassens, circulez, y a rien à re-dire... rien à re-lire... Alors, ma foi, entre les possibles élans mythomaniaques sans conséquences de Perret et les aigreurs homophobes avérées et haineuses de Brassens, vous vous en doutez, j'ai fait mon choix...

08 avril, 2009

La question du jour :

et après ?

Mon goût pour la belle langue et le sarkologisme

Vous savez mon goût pour la belle langue, la tournure élégante, la sauvegarde, l' intégrité et la réglementation de notre français constamment menacé jusqu'à ce que Malherbes... Ne pouvant mettre en cause pas plus que mettre en doute l'excellence en tous points de notre Président, j'ai décidé unilatéralement d'agréer ses expressions qui sont qu'à lui personnellement même que si ça vous plait pas vous avez qu'à vous casser pauvres... Ainsi, après m'être sottement moqué de lui le jour où il conseilla à ceux que ça les dérange qu'ils z'ont qu'à se faire élire, je tiens désormais toutes les singularités syntaxiques de notre Président (que son français soit admiré dans la francophonie toute entière !) pour force de loi. Il fallait néanmoins que la chose, pour exister vraiment, eût un nom. Cela s'appellera si vous le voulez bien le sarkologisme. Doctorants, agrégatifs, capessiens, futurs professeurs de français s'il en reste encore après les réformes, ne sera-ce pas un beau sujet de thèse ? Le sarkologisme, ses vertus et ses fulgurances dans le discours politique en France à l'aube du XXI ° siècle.

07 avril, 2009

La Turquie et l' Europe

Quelqu'un qui néanmoins me fait la bise (je suis toujours preneur !) me dit en réponse à mon récent message sur l'entrée nécessaire de la Turquie dans l'Europe qu'il est "violemment" contre tout autant que je suis "violemment" pour et ce pour de bonnes raisons qu'il ne me dit pas. C'est normal, il n'y a pas beaucoup de place. Alors je lui propose qu'on en parle...

Je pense que l' Anatolie tout autant que la Thrace est européenne. Ceux qui prétendent le contraire font une double erreur géographique et historique, à moins qu'elle ne soit plus simplement, idéologique.... Le Bosphore n'est pas Gibraltar... Et la solution de continuité entre l'Europe et l' Asie n'est pas, loin s'en faut, aussi radicale... Ça c'est pour la géographie...

Pour ce qui est de l'Histoire et donc de la dimension culturelle du problème, je vais vous donner un exemple récent... Il y a quelques jours, l'ineffable et un peu oublié Raffarin a dit à propos de son éventuel retour au pouvoir : "On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve" ... Savait-il qu'il citait, à propos ou non d'ailleurs, Héraclite, Héraclite d'Éphèse... Cité grecque, s'il en fut... là où mourut, chers chrétiens mes frères votre Bonne Sainte Vierge et dont Saint-Paul inonda les habitants de ses missionnaires missives. Et oui ! géographiquement, l'une des plus mythiques cités grecques, celle que côtoie, sinueux, le fleuve "Méandre" devenu chez nous éponyme, se trouve aujourd'hui en Turquie... Cette culture occidentale que vous croyez en péril est née ici... Je vous ferai grâce de Pergame cité romaine et de Trébizonde, située à l'autre bout de l'empire grec dont elle fut pourtant bien des siècles plus tard, l'une des byzantines capitales... Quand à Troie... Faut-il vous rappeler que Troie, oui, je sais c'est obscène, se trouve en République Turque ! et que Smyrne (Izmir) revendique toujours le fait d'avoir vu naître Homère ... Si l' Anatolie était grecque, serait-elle hors d'Europe ? Chios, Samos, Patmos pour parler des iles les plus célèbres y sont elles vraiment ?

Maintenant, vous qui vous réjouissez de ce que le Clézio a été nobélisé cette année, vous êtes-vous, comme moi réjoui de ce que Ohran Pamuk l'a été il y a trois ans... Ah! vous ne connaissez pas...

Au fait, êtes-vous allés dans ce pays ? En avez-vous comme je l'ai fait, sillonné les pistes quand il n'y avait pour aller à Marmaris, aujourd'hui le Saint-Trop des turcs, qu'un modeste chemin dont il fallait parfois écarter les pierres pour passer. Avez-vous comme moi connu des turcs et des turques parfaitement francophones sans jamais être venus en France, modernes, agnostiques... Encore une fois, lisez Pamuk, vous comprendrez..

Maintenant, il faut savoir (ce qu'on m'a rappelé à Bakou il n'y a pas si longtemps) que les turcophones représentent 400 millions de personnes... d' Edirne (Andrinople pour les nostalgiques...) aux frontières de la Chine...Et que la Turquie gagne économiquement ces étendues et y prospère...

Le génocide arménien ? Ok. Il faudra qu'ils reconnaissent. Au fait, on a mis combien de temps avant de reconnaître les tortures, les massacres commis par nos soldats en Algérie ? Cela nous a-t-il empêché d'entrer dans l' Europe ? Mais savez-vous que leur initiateur Talaat Pacha, contrairement à nos manipulateurs de gégène et napalmisateurs forcenés qui ne furent jamais inquiétés, fut jugé en son temps pour ces faits par son propre pays et qu'il dut le quitter pour se réfugier en Allemagne où il mourut ?

Frédéric Bonnaud disait ce matin une énormité... Que l'évènement fondateur de la République Turque était le génocide arménien... C'est oublier que les massacres ont commencé bien avant 1915 (à fortiori en 1923 date officielle de la création du nouvel état turc), à la fin du XIX° siècle sous Abdulhamid II et que, si l'on veut brasser la merde jusqu'au bout, il faut rappeler que ce sont les kurdes, leurs voisins dans l'empire qui se chargèrent en partie de la besogne...

Alors... On en cause ?

Sauf, si c'est l'arrivée d'un pays musulman, fût-il depuis sa fondation république laïque où les femmes d'emblée eurent le droit de vote, dans l'Europe qui pose problème. Dans ce cas-là, on est entre nous, pas de chichis, faut le dire...



Quand les bloggers américains se moquent gentiment....


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