30 septembre, 2009

Adolf Loos pouvait-il imaginer...

qu'il ferait des émules un siècle après, sur les bords de la Marne et qu'ils s'inspireraient de la maison Steiner à Vienne ?





Orange encore ou "avoir la tête de Didier Lombard"

Certains veulent la tête de Didier Lombard ! et ben, pas moi ! J'en veux pas !
En dehors de cette triste histoire de suicides chez Orange, j'ai un problème avec son pédégé. Je le connais pas, je sais pas ce qu'il vaut, s'il est responsable, si c'est quelqu'un de bien, ou pas, moi ce qui me gène, et j'ai pas l'habitude de ce genre de rejet, c'est sa tête. On ne juge pas sur le physique, c'est une chose acquise, je sais bien, et en plus c'est pas de sa faute, mais il a une gueule pas possible, ingrate.
Je ne sais plus qui disait ce truc genre formule, aphorisme, dicton, sentence et apophtegme , mais qu'est pas complètement idiot :
à quinze ans on voudrait avoir une gueule
à vingt on se la crée
à trente ans on a la gueule qu'on veut
à quarante, celle qu'on peut,
à cinquante celle de ce qu'on est
à soixante, celle qu'on mérite...
Vous imaginez-vous dans un ascenseur, fût-il privatif et rapide, face à cette bobine, de surcroît reflétée dans les miroirs d'au moins trois des parois...? Un truc à appuyer vite fait sur le bouton "alarm" et réclamer du secours ...
A-t-on imaginé que les victimes auraient pu le croiser inconsidérément, par surprise, en toute simplicité, horribile visu, au détour d'un couloir, près d'une fenêtre ouverte ?
Décidément, riches ou pauvres, on est pas égaux, devant le faciès !



29 septembre, 2009

Frédéric Bonnaud se plante

Frédéric Bonnaud qui m'amuse plutôt en général s'est planté hier ou avant-hier sur Europe. Voulant moquer Giscard et son roman de gare, il lui reproche d'avoir écrit : "le coeur étincelant, je etc... " prétextant, soudainement censeur académique, que ça n'a pas de sens, que le coeur "n'étincelle pas"... Voyons Frédo, c'est le coup de "mon paletot aussi devenait idéal"... en quoi un simple tricot serait-il idéal ? Ça s'appelle, tu devrais le savoir, la licence poétique et, bon écrivain ou non, qu'on soit Rimbaud, qu'on soit Giscard, tout le monde y a droit ! Et ce d'autant plus que cette image, c'est peut-être ce qu'il a écrit de mieux...
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Sam' Suffy ou les petits jardins du bonheur

Entre Marne et voie ferrée Paris-Meaux/Paris-Metz, à Pomponne, il y a sur quelques centaines de mètres un chemin et une bande de terrain adjacente. Dix mètres de largeur en moyenne trente au plus. Et tout le long, de petits jardins, fleuris, avec des légumes aussi et puis de temps à autre, mais tout le long, le train juste au dessus qui régulièrement passe. Ça sent bon le dimanche, le repos mérité, le pique-nique en famille, l'érotisme de la cabane au fond du jardin par un beau jour d'été et les dernières effluves amicales et solidaires du front populaire. Chacun ses goûts, ses envies, sa fantaisie. Certains ont creusé un bassin, quand la Marne est à six pas... "Mieux vaut un petit bassin chez soi qu'une grande rivière chez tout le monde". J'aime cet endroit qui est, hélas, depuis que le chemin a été refait, qu'on y a mis du mobilier urbain fût-il assez beau, envahi par des chieurs en vtt dans leur lycra sous-cutané qui tracent, tête baissée, prêts à vous foutre en l'air, sans même jeter un oeil aux petits jardins du bonheur...






La cité interdite :

et oui ! et heureusement !


Le train de 18h30...



Le bassin :




L'aventure...




cliquez sur les photos pour les agrandir

France-Télécom-Orange

Twenty-four poïntss !

28 septembre, 2009

J'ai amélioré ma recette !

De temps en temps, j'aime bien un peu de foie gras avec de la confiture d'oignon. Oh , je prends pas du foire gras top niveau, mais de toute façon ça coûte pas plus cher qu'un steak de merde chez le boucher du coin que de toute façon je boude car j'aime pas l'odeur des boucheries...
Une grande part du bonheur réside donc dans la confiture d'oignon !
Vous prenez trois gros oignons que vous coupez très, mais alors, très fins. Dans une poêle vous faites chauffer de l'huile avec un peu de beurre salé... Vous les faites blondir doucement, puis vous les sucrez... Aujourd'hui j'ai innové, j'ai fait moitié sucre en poudre, moitié miel... Quand tout ça a caramélisé un peu j'ai ajouté du vin rouge... J'ai laissé réduire...
Ça marche avec le foie gras, bien sûr, mais si vous avez un rôti de porc...

Fontenay sous Bois, carrefour du cimetière - 26 septembre 2009 à 20h13

Une histoire à l'envers !

J'ai pas beaucoup d'imagination (c'est ma croix, j'aimerais tant !) mais j'imagine l'histoire suivante. Est-elle impossible, quand bien même on en n'aurait jamais eu connaissance ?
Des crimes sont commis. Épouvantables ! Des viols aussi, d'une sauvagerie hallucinante. On mobilise la police, toute la police, toutes les polices. Le tueur court toujours. On peut le filer, à la trace en suivant celles des corps martyrisés qui jonchent son chemin. Tout y passe ! Des jeunes, des vieux, des hommes, des femmes, même les animaux domestiques n'échappent pas à ses instincts meurtriers. Il laisse des indices car comme tout tueur en série, s'il provoque et s'amuse, il veut qu'on le coffre, qu'on l'arrête ! Et un jour, on le coffre. Il avoue. Tout, sans barguigner, sans qu'on le chatouille. Il livre ses preuves, les lieux, les noms, les heures, tous les détails, c'est un perfectionniste ! On le juge. Il prend "perpet" assortie de soixante ans, suivi thérapeutique compris ! Mais au bout de quelques mois, il sent qu'il se sent pas bien. Il a une chose à dire qu'il n'a pas encore dite. Il va la dire car il sait qu'il est malade, qu'il va mourir. Il livre son secret. Dans une cave, dans une maison qu'il habita, celle où on l'arrêta, il y a dans un mur un trou, et dans le trou un coffre. Là se trouve son secret. On imagine le pire ! On ouvre la malle. Dans la malle, des cahiers. Dans les cahiers, des textes, ses écrits, sublimes, merveilleux.
On peut rêver, non ?

Polanski, la jeune fille et la mort ...

Polanski a réalisé il y a quelques années un film rigoureux, jubilatoire et extrêmement dur. Ça s'appelle, "La jeune fille et la mort". Un tortionnaire est reconnu, des années après ses méfaits par la femme qu'il a torturée (en écoutant le quatuor de Schubert ) pendant la sombre époque totalitaire d'un pays sud-américain et qui est passé comme tant d'autres à travers les purges post-dictatoriales.Mauvaise pioche, il tombe sur sa victime en sonnant un soir par hasard à sa porte. Elle ne l'a jamais vu mais reconnaît sa voix. Elle le tient, le retient, et se venge...( c'est Sigourney Weaver, on y croit...)
Voici l'homme rattrapé par son histoire, fût-ce une vieille histoire... Ce n'est plus le même homme que celui dont elle a subit les tortures et pourtant... Et l'on trouve ça normal, qu'il paie un peu "ses errements passés", le pédaleur de gégène, car l'auteur oeuvre en ce sens, avec le talent et l'efficacité qu'on lui connaît.

J'ouvre l'enveloppe, voici le premier sujet :
"L'artiste est-il moraliste par destination ?".
deuxième sujet :
"Le moraliste doit-il être irréprochable"
troisième sujet :
"Le talent excuse-t-il tout ?"
quatrième sujet
" La solidarité a-t-elle des limites ?"
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Le mauvais roman de Polanski

Polanski vient de se faire gauler en Suisse pour une histoire qui lui colle au cul depuis plus de trente ans. La manière dont l'arrestation s'est faite n'est peut-être pas de première élégance. Néanmoins...
Tout le monde veut sauver le soldat Polanski. L'intention peut être sympathique, mais les arguments sont foireux.
- C'est une vieille histoire, juger le Polanski d'aujourd'hui serait juger un autre homme... dit l'un
- La victime ne veut plus qu'on en parle dit l'autre
après on tombe dans l'argument salopard :
- La victime faisait plus vieux que son âge ! dit Costa Gavras d'un ton moitié graveleux, moitié accusateur...
- l'un d'eux ose dire qu'après ce qu'il avait vécu (le meurtre de sa femme par Manson), cette histoire de viol était bien excusable...
récapitulons en laissant de coté le dernier argument :
Est-ce par ce que c'était une vieille histoire, qu'on aurait du foutre la paix aux Touvier, aux Papon ? Je mélange tout ? non la "vieille histoire" si c'est un argument, est valable pour tout le monde et pour tous les crimes...
Est-ce parce que la victime ne veut plus qu'on en parle que le crime n'a pas eu lieu ?
La victime faisait plus vieux que son âge... Ah ! le bel argument, et nouveau en plus ! Bien sûr qu'elle faisait plus vieux que son âge, qu'elle était en mini-jupe et qu'elle avait pas de culotte, cette salope ! et que probablement si elle veut plus en causer, c'est parce qu'elle a pas très bonne conscience, ah-non-mais !
Vous allez voir que d'ici peu, avec les arguments scélérats des Costa Gavras, c'est elle qu'on va inculper de détournement de majeur, car c'est pour fuir les avances réitérées de cette petite pute (treize ans à l'époque, la chaudasse !) que Polanski s'est enfui des States, sacrifiant à jamais aux yeux des cinéphiles, une si prometteuse carrière hollywoodienne qui aurait consacré ce génie qu'on veut à ce titre et à tout prix sauver aujourd'hui ...
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Chez nous, dans la cour,

y a des trucs bizarres (journées du patrimoine, il y a une semaine)




27 septembre, 2009

Jean Françaix enfin reconnu !

Lu dans une excellente critique discographique de Maxim Lawrence dans le Monde de la Musique de juin 2009 : "Il est encore de bon ton de faire la fine bouche au seul énoncé du nom de Jean Françaix. Pourtant, l'écriture est d'une habileté, d'une franchise et d'une élégance souveraines. Il est vrai que le plaisir sonore n'était plus à la mode au début des années cinquante"...
Voilà, tout est dit, d'un des compositeurs français contemporains les plus joués à l'étranger. Il faut qu'on se le rappelle, Jean Françaix n'a rien à envier à personne.
J'ai rencontré Jean Françaix à la fin de sa vie. L'homme était délicieux, vif, cultivé, et honteusement doué... Il était aussi d'une drôlerie incroyable dont sa musique est souvent le reflet. Mais c'était aussi un homme que la spiritualité ne repoussait pas tant qu'elle n'était pas inscrite dans un processus religieux et surtout pas prosélyte... Son sublime, capiteux, et si curieusement jubilatoire Apocalypse selon Saint Jean est la preuve de cette pensée qui aime à s'incarner. Français posséde avec Poulenc, Tailleferre, Messiaen bien sûr et quelques autres, ce goût irrépressible de la musique charnelle et cette belle aptitude à la manifester. Et oui, ça existe... et on va pas s'en plaindre. Et d'aucuns vont me dire : blasphème et anathème ! quoi ? vous mettez côte à côte Messiaen et Jean Françaix ? mais oui, ignorant que vous êtes, contrairement à vous qui ignorez Françaix, pour mon plus grand bonheur, moi, je sais apprécier l'oeuvre de chacun des deux, l'un tout autant que l'autre...
Jean Françaix avait été et était victime des ukases des bien-pensants de la pensée moderniste... Il était aussi et par les mêmes (tous les coups, surtout les plus foireux sont permis !) victime d'allégations imbéciles et diffamatoires. Mais en bon rigolard, il se marrait en recevant ses relevés Sacem... Il s'était renseigné Jean, histoire de rigoler ! ses droits de compositeurs dont il vivait fort bien étaient bien supérieurs à ceux de ses contempteurs... Curieusement, parfois, la justice immanente passe par là...

charade cata du soir, bonsoir !

- mon premier est le Dieu des Croyants
- mon second est une pompe latine autant qu'anglaise
- mon troisième est comme la fleur de Carmen à Don José
- mon quatrième sert aux enfants à demander grâce qui servait à César à accorder la sienne

- mon tout est une expression qui peut caractériser cette charade (et les autres!) ...
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26 septembre, 2009

Constat matinal de l'état de la France

Les états-uniens ont Barack Obama et Bruce Springsteen
et nous,
nous avons Nicolas Sarlozy et Johnny Hallyday...
voilà, voilà, voilà...
un bien triste constat
certains samedis matins, je déprime et porterais facilement atteinte au moral des troupes...
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25 septembre, 2009

Sonnet à Sornettes n° 3

Après le sonnet cochon, le sonnet spleeneux, élégiaque, voici le sonnet engagé, vindicatif, incantatoire!

Crichez, Ô oui, crichez, varantes badutines
Qui blofez les jarmiers aux tieux des matigures !
Votre chabinamut n'a d'estiard que vos trines
Et vos talamichons n'ardent que barniflures.

Vous vous carfailloutez d'entrames ganemules.
Au clond, vous tartillez, et dans vos chapelognes
Point d'astamis ortus, pas plus que de fidognes
On vous darmisera de vos gragues banules.

Pour ne point m'ardailler de vos ploques ranilles
Ne me chapelutez que dans vos lubatilles.
Et si vous m'esclugnez, soyez assez ravasse.

Car il faut rataner, charquer, filler grabane,
Ermeuter en tous clars, barbader, être grane
Pour charlater, flapin, la jurde regondasse...
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Sonnet à Sornettes n° 2

J'ai gamblé tant d'amuches à la fliste cadote
Qu'il m'en groûte un fimot de galèse vautrie
Jamais n'ai ganachi aussi flatte moulote
Que celle du matour où l'on m'éloit fatrie !

Le malutoir au groix, la diche en gardelière
Je blugnais un carceau de fantage hadopit
Mon radougnard d' arcois se tugeait d'hermantière
Quand mon kalah d'ostain fatouillait mon arpit...

Dans la mirce agopiante, je me palteurirai.
Un ditillant fragon de buyots sorberai
En me topatissant d'une flaune gripaille

Et je timorerai sans paillot ni misonne
Le qualifal Orquant qui, d'astille, bagonne
Les soutieux jamaillins que lixe la turaille !
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24 septembre, 2009

Mais pourquoi pensè-je à ça ce soir...

Je me souviens... au milieu des années 70 s'ouvre à Paris dans le cinquième arrondissement une petite mais superbe galerie, (superbe par ce qu'on y trouve, bien sûr ! pas le lieu lui-même) spécialisée dans les objets indiens des Amériques et plus particulièrement des Andes et de l'Amazonie. On y voit des coiffes faites de plumes de paradisiers, rouges, jaunes, bleues, tellement fraîches qu'on les dirait ramassées de la veille, des flèches mouillées au curare, des sacs, des sarbacanes pyrogravées, des carquois en écorce, des jouets, des objets de pouvoir, que des merveilles. Le vendeur est un petit pédé branchouille qui se la joue anthropo. Un jour je discute avec lui, oh, pas pour draguer, le catogan, même à l'époque, c'est pas mon genre, non, je discute juste pour savoir comment ils se les procurent les coiffes et les objets qu'ils vendent une fortune. Bof... c'est simple qu'il m'explique fier de lui, le plus cher c'est le voyage pour aller les trouver et le shipping des objets pour les rapatrier, parce que leur achat auprès des autochtones, c'est peanuts... de l'aspirine et de la quinine... ils sont tellement malades qu'ils vendraient leur âmes pour un simple tube d'Aspro, me dit-il, l'enfoiré... La galerie existe toujours, je sais, j'ai vérifié à l'instant ! je suis sûr qu'elle est devenue "équitable", ça vend bien, "l'équitable"... j'irai voir un de ces jours prochains...
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Lucien Suel et Mauricette

Et bien oui ! c'est spécial copinage.
Je n'ai pas encore lu le livre de Lucien Suel (La Patience de Mauricette, La Table Ronde, éditeur) et je vais faire une chose assez rare : un procès d'intention à l'envers !
Je suis sûr que ce livre est superbe et vais, dès lundi prochain, le demander à ma libraire, et puis je vais en profiter pour me faire mousser : "Vous le connaissez Suel ?" va-t-elle me dire un peu pincée (elle sait que je connais "des gens", elle est curieuse comme une chouette et jalouse comme une pie). Je vais lui dire "bah, bien sûr, pas vous ? On s'envoie des mails, que je vais lui dire ! on s'est connus par Orlando de Rudder..." Mais c'est pas vrai ! comme toujours, j'exabuse ! on se connait, certes par Orlando, mais pas pour de vrai ! juste un mail ...
Maintenant, je vais vous dire, je préfère causer de Suel que je ne connais pas encore que de Rebatet qu'heureusement je n'ai pas connu ... C'est comme ça !
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Nicolas Sarkozy est durassien !

"Coupables, forcément coupables"
a-t-il, en quelque sorte, dit en parlant des "mis en examen" dans un procès qui l'intéresse et, à l'instar de la sublime Marguerite dans l'histoire du petit Grégory, anticipant un peu le verdict. Comme Monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir, Nicolas Sarkozy est donc un durassien qui s'ignore...
A ce combat de notre Président (Loué soit-il !) pour la promotion de la littérature contemporaine et pour la manière dont il le mène en même temps qu'il mène conjointement ceux de la justice et de la comédie, je ne vois que Musset qui puisse, hélas sérieusement, lui répondre : et voilà
"Quelle mâle gaieté, si triste et si profonde que lorsqu'on vient d'en rire on devrait en pleurer"....
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23 septembre, 2009

La découverte du Jour : Catherine Pozzi

Internet ça sert aussi à ça...
Orlando de Rudder parle de Claude Bourdet dont il fut ami. De Bourdet je sais qu'il fut résistant, militant, mais on n'en sait jamais trop sur les gens bien. C'est ainsi que je découvre sa mère, Catherine Pozzi, poétesse. Sur wikipédia, il y a ce poème.
Le voici, j'aime.

AVE

Très haut amour, s'il se peut que je meure
Sans avoir su d'où je vous possédais,
En quel soleil était votre demeure
En quel passé votre temps, en quelle heure
Je vous aimais,

Très haut amour qui passez la mémoire,
Feu sans foyer dont j'ai fait tout mon jour,
En quel destin vous traciez mon histoire,
En quel sommeil se voyait votre gloire,
O mon séjour...

Quand je serai pour moi-même perdue
Et divisée à l'abîme infini,
Infiniment, quand je serai rompue,
Quand le présent dont je suis revêtue
Aura trahi,

Par l'univers en mille corps brisée,
De mille instants non rassemblés encor,
De cendre aux cieux jusqu'au néant vannée,
Vous referez pour une étrange année
Un seul trésor

Vous referez mon nom et mon image
De mille corps emportés par le jour,
Vive unité sans nom et sans visage,
Cœur de l'esprit, ô centre du mirage
Très haut amour.
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Une charade que Lesa devrait trouver sans peine

- mon premier était un signe extérieur de bonne soeur
- mon second était souvent provoqué par une saleté dans le gicleur
- mon troisième était un bain d'enfer...
- mon tout est un écrit sublime de Leonora Carrington
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Séraphine et Camille

Jusqu'à présent le livre ou le film reste à être écrit qui mettra en parallèles les destins de ces deux jumelles en folie que furent Séraphine Louis et Camille Claudel, l'une pauvresse et l'autre gosse de bourges, nées la même année, mortes à un an d'intervalle, artistes géniales chacune à sa manière et folles chacune à sa façon, pour ses raisons, pour ses causes...
Personne n'y a visiblement encore pensé...
Moi, ce que j'en dis... je suis pas écrivain.
Et puis, tiens, pendant que j'y suis, si quelqu'un s'intéressait aussi à Uhde... ce serait pas con, car de toute évidence, y a matière !

Soyez rassurés, je demanderai pas de droits pour avoir eu l'idée...
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Séraphine de Senlis encore...

Le deux octobre dernier je vous parlai du film qui venait de lui être consacré. Je vous avais dit que j'aimais pas vraiment et mes raisons. Je vous avais quand même annoncé que Yolande Moreau allait avoir un César.
J'avais bien lu le petit bouquin d'Alain Vircondelet. Contrairement au film il est sans prétention, propret, ni bien ni mal écrit, c'est pas de propos pour ce genre de livre et d'ailleurs l'auteur ne cherche en rien à rivaliser avec le génie de son sujet ; il est en revanche intéressant, documenté et a eu le mérite de faire connaître "Séraphine sans rivale" comme elle se nommait elle-même.
Aujourd'hui il y a procès pour plagiat, entre le scénario du film et le livre de Vircondelet. C'est possible, l'avocat d'y celui et de son éditeur a relevé des coïncidences troublantes, voire comme on dit maintenant de véritables copiés-collés, de texte et aussi dit-il de didascalies (même si l'ouvrage de Vircondelet n'est pas un texte de théâtre...). En tout cas, une chose est certaine, c'est pas Vircondelet, didascalies ou non qui, dans son livre, fait pisser Séraphine debout et en plein champ...
Pour ce qui est des intentions des uns et des profits des autres, d'un éventuel "syndrome de la Lambada", ma foi, pas de quoi écrire une thèse...
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22 septembre, 2009

la recette du soir que je ne vous avais pas encore donnée !

Soit vous prenez des "crozets", mais comme c'est pas donné et qu'on n'en trouve pas partout, vous achetez des gnochetti. Vous les faites cuire dans l'eau avec un peu d'huile pour que ça ne colle pas. Ça cuit curieusement assez longtemps pour d'aussi petites pâtes. Pendant ce temps, vous faites revenir des lardons dans de l'huile très chaude, pour qu'ils croustillent un peu. Quand l'un et l'autre sont prêts, vous les égouttez. Vous les mélangez et les placez dans un plat à gratin. Vous mettez au micro-ondes et pendant une minute un pot de cancoillotte à l'ail. Une fois liquéfié vous versez le contenu sur le mélange pâtes-lardons. Vous poivrez, pas besoin de sel ou vraiment peu, les lardons s'en chargent.Vous mettez au four pour que ça gratine un peu. Curieusement c'est assez peu gras. C'est surtout vachtement bon...

Le vieux Giscard est un queutard !

Heureusement pour oublier les horreurs du jour, il y a Giscard-le-Queutard. Il est génial le vieux bandard ! Moi, cette histoire de bouquin à se branler dans les mouroirs me réjouit. Il est incroyable, l'"octogénitoire". Après avoir été le premier de la classe, le bien élevé, celui qui met sa main devant son cul quand il pète, celui qui, à part quelques retours de virées nocturnes pendant son mandat (au moins lui, il ne craignait pas de sortir de l'Elysée tout seul...) affichait une vie bourgeoise et de bon aloi, et bien voilà-t-y pas qu'il nous nique un potentiomètre. Apprendre que depuis plus de vingt-cinq ans un ex-président de la république française se masturbe tous les jours ou besogne bobonne en pensant à la désormais défunte princesse de Galles est pour le moins croquignol. Et puis il est terrible car dans ce roman paraît-il à clé, il se présente comme "veuf"... Putain ! depuis qu'il a signé le "bon à tirer", l'ambiance chez les Giscard au moment du pastaga sous les moulures et les lambris, ça doit être grandiose.

Safari dans la Jungle à Calais

Soyez rassurés, ce n'est pas un effet du réchauffement climatique, c'est tout simplement l'application d'une mesure gouvernementale qui a tellement plu à la gôche au pouvoir en Angleterre que le ministre anglais de l'Inférieur à félicité son homologue français.
Ce matin dès l'aube, à l'heure où fleurit la saloperie, on a vidé de leur baraques en planches les impétrants à la traversée de la Manche par le tunnel. Boh! pas des gens très intéressants, des crève la dalle, des miséreux, des morts en sursis, un peu bruns de peau, un peu bicots, un peu indiens, pakistanais, afghans, un poil bougnoules, qui ont fait des milliers de kilomètres pour aller en Angleterre, chacun ses goûts... Mais avant l'Angleterre il y a un "bout du monde", un butoir, un terminus pour le train des rêves. Rêves de quoi ? Rêve de ne pas mourir, de bouffer à sa faim, de retrouver des parents, des amis, des femmes, des maris, des amants, des maîtresses.
Et bien ce matin, des gens se sont levés, pas forcément de mauvais bougres, faut bien bouffer, ont pris leur douche, leur petit déjeuner, ils ont embrassé leur femme, leurs enfants, et puis ils sont allés faire leur boulot, le safari dans la jungle, la battue... et oui en France, le sans-papier est un gibier qu'on va traquer de bon matin dans son nid de la banlieue calaisienne...

Oui, oui je sais, même si ceux-là ne veulent pas y rester, la "France ne peut accueillir toute la misère du Monde". Encore que si l'on virait, les ordures, les fumiers et les salopards, ça ferait peut être un peu de place, non ? Mais non, je déconne, vous le savez bien...

Tout ça pour vous dire que mieux vaut être oiseau migrateur en Baie de Somme que Pakistanais à Calais...
Et puis, et puis que peu de gens savent vraiment ce que c'est qu'avoir peur, ce que c'est qu'avoir faim.
Vous allez me dire : "Mais vous, PPleMoraliste, vous savez ce que c'est ?"
Non, je ne sais pas, mais au moins j'imagine...
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21 septembre, 2009

profitez de l'été, les aminches !

demain c'est fini !

Qu'est-ce qui s'est passé dans le monde depuis trois jour ?

Je vais vous faire un aveu ! J'en sais foutrement rien. C'est pas qu'on ait été coupés du monde pour cause de panne de télé, on en a pas. C'est pas qu'on soit resté cloîtrés pendant septante deux heures, au contraire on a vu plein de monde... C'est que c'était les journées du patrimoine et qu'on a ouvert l'usine aux pékins. En fait ça a commencé la veille par un regroupement familial nocturne. On a pas vraiment dépassé les bornes, non, mais on a pas compté... On a horreur de compter, ces rapports avunculaires sont donc en dehors de tout comptage.
Le lendemain, j'ai tenu piano-bar dans la cour et Polo a joué et merveilleusement bien (ça va faire bientôt douze ans qu'il me bluffe !) deux Suites de Bach. Mais ça c'était la journée. Le soir y a eu un orage alors qu'on prenait un petit en-cas dans un atelier voisin et ami, et la pluie venant on s'est retrouvés "pris en otage" comme on dit à la télé les jours de grève... otages, mais avec de quoi boire et de quoi manger. Bon, ça été comme ça dans la nuit de samedi à dimanche, mais dans la nuit de dimanche à lundi ça pas été mieux ! y avait même pas d'orage... on a commencé à faire barbecul sur le coup d'une heure du mat... Voila, c'est pour ça que ce matin, on était un peu dévastés, un poil démolis, un chouïa ravagés...
Tout ça pour vous dire que tout ce vékende durant, on a un peu zappé le monde extérieur...

20 septembre, 2009

journalistes, professionnnels,

Quelqu'un qui travaille dans ce milieu m'a raconté cette histoire hier soir. Il s'agit en fait d'une video. On y voit tout le staff d'un grand quotidien américain, du PDG aux pigistes en passant par le directeur, les rédacteurs et le rédacteur en chef. L'ambiance est lourde. Le directeur prend la parole et annonce qu'en raison de pertes énormes, d'un défaut crucial d'annonceurs et de mille et une autres raisons que le journal va fermer, définitivement et très vite... un scoop en quelque sortes.
Les journalistes qui assistent à l'annonce de la catastrophe, en vrais, en bons professionnels, prennent tous des notes...

18 septembre, 2009

Détournement... Horace, acte V - sc II

Tulle
Détendez-vous, Horace
Horace
à quoi bon me détendre
Vous voyez l'érection, vous la venez surprendre
Ce que vous en jugez, c'est à vous qu'on le doit
Sire on se détend mal quand on vous met un doigt...

etc... etc...

"Se tuer au boulot"

L'expression était métaphorique, elle ne l'est plus du tout. 23 morts par suicide en un an dans une entreprise moderne, performante et privatisée ! fini l'allégorie, on patauge dans le réel, on subit la pression, on en meurt. L'autre jour à la radio quelqu'un disait : "Moi j'ai pas de boulot depuis des années, j'aimerais bien être soumis à la pression d'un employeur". Voila, tout est dit, les exploiteurs ont encore de beaux jours devant eux.

17 septembre, 2009

et puis quelques instruments très bizarres :

le cornet à micheton
le sorbet à piston
le béret à coulisse
le carnet acoustique
le gibet à douze cordes
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Sonnet à sornettes

Comme pour les charades c'est Orlando qui s'y est collé en premier. C'est sa faute, fallait pas commencer !

Ô grelu bavouillet que la mâtule arbiche
Ton gaudot d'amissouh me lage le sambard.
Je suis le fodéleau de ta fieuse gamiche.
Bartioux ! je gorderais bien ton flotti chamard !

Tu m'esbires en glugeant tes plus suelles fanilles,
Et, zazillant ratin tes clèses asphorantes,
Je balde et je rebalde en tes gornes mamilles
Tandis que tu t'excris de mes doules blafantes.

Tu es mon licagnou, mon tréhaut d'archibulte,
Du falin à la carbe il faut que je t'esgulte.
Ton flêt est bien varton Ô ma flousse galiotte !

Car dans mon salafin, au careux des chargunes
Jamais je n'histrerai sans grigner des ballunes
Le fracile gergain que rebore ta bliotte.
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une autre petite avant le dîner !

- mon premier est ce que je fais pour lisser
- mon second est un autre son de cloche
- mon troisième est ce que je fais quand j'ai terminé mon premier

Mon tout est un grand concept cartésien
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la charade-cata du soir

-mon premier est sans doute la plus usitée des interjections
-mon deuxième frise le scandale
-mon troisème est célèbre qui fut celui de Rameau
-mon dernier est un sport de glisse

Mon tout est un film soviétique dont Prokofiev composa la musique
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16 septembre, 2009

Racistes : vrais malades ou méchants cons ?

Mon ami Orlando de Rudder a de temps à autres des élans de compassion qui l'honorent. Ainsi met-il parfois sur le compte d'éducations manquées, de malnutritions et autres carences ou de pathologies variées les élans coutumiers de saloperies diverses dont nous sommes les témoins ou bien les victimes, racismes de toutes obédiences, homophobies galopantes, haines diverses polymorphes tous-terrains et à géométrie variable. Autant vous dire que malgré une éducation chrétienne approfondie et, je le sais (pour ceux qui l'ignorent, il est issu d'un milieu particulièrement interlope!) bien supérieure à la sienne, je suis moins, mais alors beaucoup moins indulgent que lui.

Pour une fois, je lui ai dit ! que j'étais pas d'accord !

Si tous les gens qui manquent d'éducation devenaient assassins, y aurait plus grand monde sur terre !
Moi, je suis connement basiquement manichéen, et puis après, quand j'ai épuisé mon manichéisme de proximité je deviens tout aussi simplétement janséniste ! vous voyez ma vie ?
Y aurait donc des bons et des méchants ? Mais voui ! c'est évident !
Et puis après y a des Zélus ! ceux que le Bon Dieu qu'est pas fou à choisis d'emblée pour son paradis, car il a pas envie sur son nuage et dans ses plumes, sa ouate, d'être entouré, fussent-ils repentis, de serial killers, de politiciens incertains, de pédophiles notoires, de syndicalistes vendus, de surineurs compulsifs, de PDG voyous, de violeurs en tous genres, vous savez, le sexe des anges, c'est pas très défini...

Et puis, partant, doit-on pardonner à Céline son anti-sémitisme au prétexte que son premier amour s'était fait la malle avec un juif américain ?.
Doit-on excuser celui de Hitler parce qu'il bandait que d'une et rien qu'un jour par mois ?
Staline a-t-il envoyé tout ce monde au goulag parce que sa moustache lui bloquait les sinus ?
Le Duce était-il fasciste parce que sa mère ne l'avait pas nourri au sein ?
Franco parce que sevré trop tôt ?
Salazar parce que la sienne affichait plus que de raison, un léger duvet disgracieux bien que lusitanien ?
Le phimosis de Pétain lui était-il, avec l'âge, remonté dans le cerveau?
Rebatet était-il collabo parce qu'il avait une petite bite ?

C'est pas parce que ça expliquerait un peu que ça excuse.

Je ferai l'impasse sur les pathologies supposées des vivants, parce que je suis pas médecin et que je veux pas d'emmerdes ! Vous savez, le paranoïaque, c'est chicaneur, procédurier, ça porte plainte pour un rien !

Et puis, je vous parle que des mecs, pas des femmes. Bon, il se trouve que jusqu'à présent, elles ont fait beaucoup moins de dégâts... C'est pour ça que la parité, moi, je surveille ça de très près !


15 septembre, 2009

la charade-cata du soir

- mon premier se joue de l'eau, de l'air
- mon second localise ou provoque des rages, c'est selon...
- mon troisième est parfois à 415
- mon quatrième est souvent du Fouesnant

Mon tout est un célèbre roman d'un écrivain très honoré...
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14 septembre, 2009

L'abbé Marc Oraison, un con parmi d'autres et injustement oublié !

Je sais pas si vous vous souvenez, mais à la fin des années soixante, à l'occasion de la "modernisation" de l'Église catholique, on vit apparaître des individus fort burlesques et (déjà) très médiatisés. Des chimères, moitié curé - moitié toubib - moitié psy (trois moitiés ? mais oui, quand on est curé on peut tout) qui, au nom de la compassion, se répandaient en préceptes, en analyses, en solutions, s'intéressant fort au cul en général et à ce qu'en faisaient les homos en particulier. Bon, déjà, quand on est de la soutane, s'appeler Oraison, c'est tout un programme, une sorte d'éponymie à rebours. Mais ça c'est pour le fun, on ne choisit pas son nom, fût-il ce que les québecois appellent un "aptonyme". Oraison, il était moderne, il avait depuis longtemps abandonné sa robe noire à sa bonne pour qu'elle s'en fasse des mini-jupes. Il était en costume, col romain, donc moderne, non ? Alors comme il était aussi médecin et psy, il traitait des homo-catho-pas-rigolos qui voulaient, pour d'évidentes raisons sociales, rentrer dans le droit chemin ! s'approchant ainsi sans le savoir ou peut-être en le sachant, mais bien entendu sans le même pouvoir, des psychiatres soviétiques fonctionnaires de la conformité sociale communiste. C'était sa spécialité à Oraison ! Le cul, mais le cul normal ! Il a écrit des bouquins et à la manière de Freud, il y raconte des cas... Et bien vous me croirez si vous le voulez, pour Oraison, la rédemption de l'homo, c'était le mariage ! Ah, t'es pas un fou de la foufoune, un fondu de la fendue ? et bien tu vas voir ! on va t'en refiler une, une régulière, et comme tu veux pas aller en enfer ni surtout être mis au ban de la société, et bien tu la baiseras, fût-ce en pensant, c'est pas grave, à ton voisin de pallier... Pour ce qui est de Lesbos, Oraison, il ne connaissait pas, ce n'était pas dans sa géographie.
Oraison, il racontait, béat autant que fier, les mariages d'homosexuels qu'il avait convertis au coït honorable. Il était méritant Oraison, il avait doublement rempli son double boulot ! Psy pour un curé c'est un apostolat, il suffit d'y croire... Et le pire dans l'histoire c'est qu'il y croyait. Ah ! s'il avait su, le con (que ses enfants me pardonnent) ! le nombre de pères de familles catholiques qu'on s'est bricolés en hâte ou non dans des lieux incertains souvent mal éclairés, avant de les laisser retrouver leurs épouses modèles, rayonnantes et entourées des fruits de leurs saillies douteuses... Heureusement qu'on était raisonnables, équipés, car ils auraient sans souci commis bien des folies de surcroît contagieuses...
Le cureton, il a vendu plein de bouquins dans les librairies catho, les " Procure"... Pas autant cependant qu'un autre bouffon frappadingue, aux très fumeuses théories qui s'appelait Gérard Zwang, homophobe anti-baroqueux notoire et obsédé du cul prétendument libéré à condition qu'il fut hétéro et du diapason à 442 au prétexte qu'il avait l'oreille absolue... Toute une époque, je vous dis !

Pendant ce temps-là il y avait Foucaud, Ronald Laing, le fantôme du vieux Reich qui bandait encore et tant d'autres qui faisaient scandale et passaient pour de dangereux contempteurs de la pensée conforme.



Vague de suicides chez les cadres...

Je sais on ne devrait par rigoler avec... Mais en revanche on devrait toujours prendre au sérieux les amuseurs, car parfois, ils annoncent le pire :

13 septembre, 2009

Vous voulez que je vous dise ?

Aujourd'hui dimanche, j'ai glandé !
En fait, c'est même pas vrai, comme j'ai appris hier qu'on allait créer un concertino pour piano et trompette que j'ai écrit il y a deux ans, je relis, je corrige... en fait je suis ravi, j'ai écrit ça pour des amateurs, d'un bon niveau, certes, mais pour des amateurs (sauf les solistes, faut quand même pas déconner...) ; c'est pas plus facile, au contraire ! et ce sont des amateurs (renforcés de pros en q.s.p.) qui vont le jouer. Heureux, comme disait Fernand Raynaud ! (j'aime bien Fernand Raynaud !) .
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12 septembre, 2009

Quand les critiques du "Monde de la Musique" ne manquent pas d'humour...

Ah ! S'il y en a un avec lequel il faut être prudent, c'est bien Beethoven. Dans le numéro de mars 2009, un critique fait son compte-rendu d'un nouvel enregistrement des 7° et 8° de Ludwig van. Voici ce qu'il dit, le critique dont je ne dirai rien parce que je ne le connais pas, et puis il suffit de le lire :
"Les timbres, (bois copiés sur les instruments d'époque, cordes en boyau, trompettes et cors naturels) et les modes de jeu "à l'ancienne" favorisent une restitution, la plus vraisemblable possible, de ce qu'entendait l'auteur"...

Mais voui madame ! si c'est pas de la critique, ça, je me les mets en hélice et je m'envole...

Que voulez-vous, quand on sait qu'à l'époque de ces deux symphonies, Beethoven était déjà sourd comme un critique et qu'il se trimbalait avec les pommes d'arrosoir de Maelzel* en guise de cornet acoustique, ce genre d'humour, volontaire ou non, me réjouit...

* on peut les voir au Beethovenhaus à Bonn ( 18 Bonngasse, pour ceux qui veulent y aller, c'est superbe, émouvant et seulement à cinq heures de Paris en train ou en auto).

Mitterrand hué à la Fête de l' Huma

Allez, Frédo, c'est pas grave, tu t'en remettras, ma poule, car il te reste encore la Gay Pride, le 11 novembre, la Techno Parade et le 14 juillet !

11 septembre, 2009

Ces mots qui pourraient exister

Tiens, y avait longtemps... ou petit glossaire évolutif du "rien de rien qu'existe même pas""

noms :

- la bardougnasse
- le trégulet
- la drosomancie *
- la drosomachie **
- le philocarpiste
- la glatouilleuse
- le biluchat
- l'escartefaille
- le vascaril
- le boule-tavière
- l'arthromédon
- le mimoulot
- le glaviomètre à semelle de plomb
- l'esclampignoise
- le charmiton à glitière intégrée
- l'épandard universel de lunilles à pirottes

verbes :

- malpoter
- vertaillir
- esclapiler
- bourgeassoir
- lurner
- clabaudire
- moustagner
- drulater
- hémisticher
- floupir
- zubuler

adjectifs :

- blaisieux
- bardouflant
- pseudo-drusien
- souplifait
- glatufiant
- gornatoire
- achevalsurmonbidé
- boulousteux
- chapeluté
- post-artémisien
- néo-rodotrophique
- crypto-estrophydial
- anti-maldororé
- choubard
- psycho-indexophobe
- altamiratophile
- charbant
- blastufié
- rétro-mirandolien

et bien sûr un dicton : "Qui trop arfeuille mal enchoît !"

définitions à titre d'exemple :
* la drosomancie est une "pratique divinatoire ancestrale qui consiste à enculer les mouches pour leur faire dire l'avenir"
** la drosomachie est le "combat entre un homme et une mouche qui ne veut pas se faire... " voir définition ci-dessus.

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Ce qui est curieux, c'est qu'on est (enfin, je suis) tenté, d'instinct, d'inventer plutôt des mots de trois syllabes, comme si l'on voulait (selon les conseils du bon Verlaine et fût-ce en déconnant) "préférer l'impair"... Comprenne qui peut...
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J-T ou Net, journalistes ou blogueurs, ou d'un écran l'autre...

Cette histoire Hortefeux est aussi intéressante que les réactions qu'elle suscite en particulier vis à vis du Net par qui le scandale est arrivé. Le Net c'est désormais le grand Satan ! C'est l'avatar ultime de l'"Ennemi de l'Intérieur" du regretté Marcelin, ministre de l'intérieur pompidolien resté inoublié pour avoir envoyé ses plombiers au Canard. Le Net est donc entre les mains d'irresponsables gauchistes qui diffusent n'importe quoi, n'importe comment, et toujours, toujours contre Nicolas Sarkozy et ses amis. On entend ça à la radio... "Les blogueurs voudraient se substituer aux journalistes, usurper leurs fonctions ! mais ils n'en n'ont pas la formation ! Ils n'en auraient donc pas le droit..." Exercice illégal du scoop ! C'est tout simple... Il faudrait interdire le Net qui diffuse des choses que les journalistes, qui ont été formés et à ça en particulier, occultent autant qu'ils peuvent... A titre d'exemple, l'histoire récente (divulguée par un journaliste belge qui, n'étant même pas accrédité, a travaillé comme un franc-tireur) des figurants choisis lors des virées de notre président en fonction de leur taille... J'en ai eu connaissance par une blogueuse-amie qui vit en Belgique, pas par la télé française.

Il y aurait donc, selon certains, deux sortes d'écrans, ceux qui diffusent les nouvelles vraies par l'intermédiaire de vrais journalistes, fiables puisque professionnels et donc responsables, honnêtes et appointés, et ceux qui sont entre les mains de zigotos incontrôlables et qui ne respectent rien... Le très glatufiant Philippe Tesson crie au scandale car si, désormais, on ne peut plus dire n'importe quoi entre amis, même pour rigoler, où va-t-on ?
Le problème c'est que maintenant , il y a des journalistes qui font cause commune avec les blogueurs, c'est ce qui s'est passé pour cette lamentable affaire de la sauterie de l'UMP.

Car au bout du compte, ce qui est important, ce n'est pas le comment, le pourquoi du propos... C'est et l'on voudrait tenter de nous le faire oublier, le propos lui même... Car enfin, personne ne l'a séquestré, torturé pour lui faire avouer le fond de sa pensée, Hortefeux ...

Maintenant il faudrait qu'ils comprennent, ces bons apôtres de la libre expression, que l'actualité, c'est comme l'astronomie depuis que la lunette s'est démocratisée. Les astronomes professionnels prennent depuis fort longtemps tout à fait au sérieux le travail de leurs collègues amateurs, au point qu'il arrive que des découvertes portent le nom d'astronomes dilettantes tout à fait inconnus du grand public...

L'actualité désormais, comme le firmament, appartient à tout le monde...

Doit-on croire un blogueur ? Pas plus, pas moins qu'un journaliste...

10 septembre, 2009

Brice Hortefeux, les arabes (enfin, certains...), les auvergnats, ses potes de l'UMP et le racisme ambiant !

Bon, vous avez vu, ou plutôt entendu, cette histoire de propos racistes de Brice Hortefeux au jamboree d'été de l'UMP (on va encore garder le terme d'Université pour des choses sérieuses, que ce soit à gauche ou à droite, ok ? ).

Je vais pas prendre sa défense, à Hortefeux, mais faut se rendre à l'évidence, il est pas le seul et, de loin, pas le pire... Tous ceux qu'on entend sur cette vidéo sont limites, autant si ce n'est plus que lui, et eux, ad hominem ! A commencer par Copé qui dit en plaisantant, qu'il est auvergnat, le rebeu et il insiste, Copé : au-ver-gnat ! et puis une voix (féminine) "off" qui annonce qu'il boit de la bière et qu'il mange du porc, une autre qu'il est le seul à parler arabe... Y en n'a pas un pour racheter l'autre... un concentré de salopards, qui plus est, légèrement avinés. A la limite, Hortefeux, il est raccord, il ne fait que résumer la pensée ambiante et en technocrate, politicard statisticien, froid et visblement à jeun, reconnaître "qu'il en faut toujours un! " et de pondérer son propos en continuant : "quant il y en a un, ça va, c'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes" , reprenant à son compte et à sa façon une pub célèbre, "un beur ça va, deux, bonjour les débats"... C'est clair, compréhensible, y a pas de lézards, c'est ce qu'il dit... Il est pas compliqué Hortefeux, vous l"avez vu ? translucide, on le lit à livre ouvert.

C'est donc et globalement ignoble du début à la fin ... surtout quand on voit le gamin, qui ne dit rien, l'innocent, qui rigole, vaguement... qui ne sait pas si c'est, c'est le cas de le dire, du lard ou du cochon...
"Toi y en a content être à l'UMP ?"
semble-t-on lui dire en le moquant...

Maintenant, je vais vous dire un truc... Mais qu'est-ce qu'il foutait là le rebeu de circonstance, le bougnoule de service instrumentalisé ? C'est le syndrome Dati, Amara? qu'est-ce qu' il s'imagine ? que c'est contagieux, qu'il va se retrouver ministre au lieu d'aller pointer ?

Pour jouer à ce petit jeu malsain il faut être (au moins) deux. Les gens de l'UMP sont tous là où il faut, dans leur rôle, rien à redire... Le seul qui n'y est pas, à sa place, le plus fautif, c'est le dénommé Ahmid. Pauvre con ! T'es autant à ta place ici qu'un trav dans une bordée de légionnaires en rut... et encore ...

pour constater de vous même, cliquez :
http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/09/10/le-derapage-de-brice-hortefeux-a-l-universite-d-ete-de-l-ump_1238744_823448.html

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09 septembre, 2009

Suite à 999 ou qu'est-ce que l'Ésotérisme ?

L'Ésotérisme, c'est (par exemple) quand vous découvrez, après Initiation et progression régulière dans la Connaissance par l'ascèse et les exercices, qu'en divisant le développé du labyrinthe de la cathédrale de Chartres par la circonférence de la cuvette des chiottes du bistrot d'à coté vous obtenez, en multipliant le résultat par 1,618, chiffre considéré comme étant l'une des applications les plus élémentaires du divin Nombre d'Or, la longueur d'un douzième de l'ombre portée de l'arrête de la pyramide de Chéops à midi tapante au solstice d'hiver et qui n'est, mais seuls certains le savent qui sont par serment tenus de garder tout ça secret, autre que celle du pallium du Dalaï Lama...
Ce qui, vous l'avouerez, reste proprement sidérant !
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Michel Dubeck et "Faire son deuil"

Vous savez que régulièrement je m'énerve lorsqu'on dit qu'un procès va "aider les victimes à faire leur deuil". Couillonnade ! dis-je, avec ou sans procès, dans la vie comme aux Assises, on ne fait jamais son deuil. L'utilité du procès est ailleurs.

Et qu'entends-je à l'instant ? Le Dr Michel Dubeck, psychiatre expert auprès des tribunaux. Et que dit-il Michel Dubeck ? Il dit que l'expression faire son deuil est non seulement une foutaise, mais "insultante" (sic) pour les victimes... Dubeck au demeurant est un type étonnant, très fin, au parler simple et qui revendique son droit à l'affect... jusque dans ses expertises, au point et à ce titre de refuser d'en faire certaines...
Faire son deuil c'est "passer à autre chose"... ajoute-t-il, or on ne passe pas à autre chose.
Je dois avouer que cette caution d'un homme de l'Art me conforte et me réconforte !

Collaborationnistes : un vrai régal !

A l'instant sur Europe une émission sur Paul Touvier.
Ah ! le bon petit gars. En 1947, alors que condamné à mort par contumace, il se promène en toute liberté sous un faux nom dans Paris, on finit par le gauler comme un bleu, vendu qu'il a été par un ex collabo retourné... La première chose qu'il fait, juste après avoir reconnu sa véritable identité, est de donner les noms et adresses de tous ceux qui l'on aidé, nourri, planqué dans sa cavale... Rien, que du bonheur, ce mec.
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999 ! et oui !

Et oui, vous le savez maintenant, nous sommes aujourd'hui le neuf septembre deux mille neuf, soit le 090909 ! Vous vous rendez pas compte, béotiens que vous êtes, ignorants malheureux d'arcanes en tous genres, profanes du numéro, crétins de l'ésotérisme, handicapés de la Gnose !
Heureusement les Initiés veillent !
D'ailleurs ils vous le disent, vous l'annoncent :
9 9 9, c'est 3X9, ça fait 27, soit 2 et 7 ça fait encore 9 !
et puis, tenez-vous bien, si vous retournez le tout,
ça fait 6 6 6, soit 18 soit encore 9 !
Et ben, si c'est pas la preuve, ça !
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08 septembre, 2009

Journées du Patrimoine 2009

Elles auront lieu le samedi 19 et le dimanche 20 septembre
Je propose donc, en contrepoint à la superbe exposition Xavier Veilhan de Versailles, que tous les franciliens qui s'intéressent à l'Art, qu'il soit ancien ou bien contemporain, se rendent au Château de Versailles le dimanche 20 septembre à 15h30 et déposent dans la cour de marbre autour du carrosse de Veilhan chacun un nain de jardin.
Nous avons donc trois semaines pour préparer cette installation, oeuvre collective éphémère certes, mais de qualité ! Un nain de jardin coûte environ cinq euros, mais rien ne vous empêche d'en emprunter un dans un jardin ami, puisque contrairement au carrosse de Veilhan, il n'est pas question de le laisser sur place... L'entrée du domaine entier est libre ce jour là.
Me laisser un message par le biais des "commentaires" pour m'annoncer votre participation (il restera personnel puisqu'il m'arrive sous forme de mail). Parlez-en à vos amis et connaissances ! Il suffit d'être une centaine au même moment pour que ce soit visible donc "signifiant".

Et hop ! la charade du soir !

je vous préviens, elle est particulièrement désastreuse !
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- mon premier est ce que fait d'instinct un canin assoiffé
- mon second est totalement tabou
- mes troisièmes apparaissent ainsi sur les armes pontificales
- mon quatrième est parfois pieux
mon tout est moquée par notre président
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Xavier Veilhan à Versailles - Merci Monsieur Pinault

Vous prenez un bronze de Pompon, un autre de Bugatti, vous ajoutez un Barye. Vous mélangez le tout, vous surdimensionnez le résultat. Si vous avez un fond de peinture, vous me peignez tout ça et voila, vous avez un Veilhan.
C'est vrai, c'est tout de même moins con que Koons. C'est propret et comme c'est gentil, sans la moindre arrière-pensée subversive, y a donc pas de quoi écrire une thèse. Sauf que le "sur- dimensionnement", c'est pas nouveau, comme en temoignent et avec quelle efficacité le pied, la tête ou la main de Constantin du Capitole.

Maintenant voyons la réalité. Ce matin sur Europe, on discutait encore (!) de l'intrusion de l'Art contemporain à Versailles. Scandale ? Pas scandale ? Certains le voudraient bien par conviction, d'autres pour les besoins de la communication... Mais voyons ! Bien sûr que non qu'il y a pas scandale. Un hareng dans la galerie des glaces, j'ai rien contre... sauf qu'on ne verra jamais un vrai hareng, salé, qui pue... C'est pas grave... Le palais est habitué où, à la grande époque, on pissait derrière les tentures et où déjà, on "coulait des bronzes" dans les recoins...

Ce qui est un peu curieux en revanche, ne fût-ce qu'une hypothèse, un constat de coïncidence, c'est que jusqu'à présent les deux plus grandes expositions d'artistes contemporains à Versailles ont été consacrées à des "Poulains-Pinault"... Ce n'est un secret pour personne qui s'intéresse à l'art contemporain, qu'une exposition comme celle-ci et la précédente ont pour effet immédiat de faire monter la cote de l'artiste et, de fait, celle des collections qui en possèdent... Pas de problème, l'antique Mécène, l'ami d'Auguste, était lui-même un homme d'argent.

S'il y a scandale, il n'est absolument pas d'ordre artistique, Veilhan, le pauvre, est tout sauf scandaleux. Disons qu'il est d'ordre éthique, et encore... c'est un bien grand mot pour un si petit et éventuel arrangement, car il n'y a rien d'illégal dans tout ça et comme c'est financé à 90% par des sponsors, rien à redire.

Néanmoins, on peut se poser la question : à la faveur d'un "transfert de compétence" d'un lieu à l'autre, le Palais de Versailles serait-il devenu une extension "temporaire" de la Douane de Mer ?

Cela dit on peut rêver, peut-être les gogos venus pour un prétendu scandale auront-ils, après Veilhan, la bonne idée d'aller aussi regarder ailleurs... dans le palais, dans les jardins, vous savez, il y a quelques bricoles pas mal du tout de Girardon, de Coustou, de Van Clève, de Coysevox... pour ne citer que les plus connus...
J'arrête ! la Cour est pleine... comme on dit.

07 septembre, 2009

Julien Clerc, pourquoi chante-t-il de plus en plus faux ?

Entendu au réveil Julien Clerc. Moi, je l'aime vraiment bien Julien. Mais il chante de plus en plus faux. Pour être plus précis, les graves et le médium, ça va encore, mais il a de plus en plus de mal à sortir les notes aiguës, or il aime bien les notes aiguës et ce depuis toujours. C'est normal, ce qui lui arrive, avec l'âge, la voix baisse un peu voire beaucoup. Julien Clerc est un délicieux mélodiste. Il a le sens de la prosodie, ses mélodies sont astucieuses et souvent inspirées.
Ce que je vais dire maintenant relève de l'hypothèse, bien sûr. Julien Clerc contrairement à Polnareff, Michel Legrand évidemment ou bien défunt Bécaud est un pianiste très moyen. Il compose probablement au piano et son manque de technique pianistique le fait choisir, depuis qu'il compose, des tonalités qui lui tombent sous les doigts, tout le monde en fait autant... Seulement, désormais, sa voix se fait plus grave et sa tessiture se réduit ; et comme il ne transpose probablement pas à vue, contrairement à toute pratique d'un pianiste professionnel, c'est la voix qui doit suivre et comme il se refuse soit à réduire l'ambitus de ses mélodies soit à chanter un ton plus bas, elle a de plus en plus de mal à le faire... Voila pourquoi dans son dernier disque, ça tiraille sévère dès que ça grimpe... Dommage...
Allez Juju, faut te résigner : transpose !
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06 septembre, 2009

The girl from Ipanema est bien seule....

Ils sont là, mandatés par les affaires culturelles de la ville pour jouer un peu sous un petit barnum, un dimanche en fin d'après midi. Un clavier, une guitare, une basse et un batteur, jazzeux locaux... C'est sympa, même s'ils se la pètent un peu.

Et ils jouent "The girl from Ipanema"....

Tall and tan and young and lovely
The girl from ipanema goes walking
And when she passes, each one she passes goes - ah

When she walks, she's like a samba
That swings so cool and sways so gentle
That when she passes, each one she passes goes - ooh

Ah, ils jouent, pas de problème, y a les notes, ils sont honnêtes, le compte est bon... Sauf que... Érotique que ça devrait... ! Y a pas plus "cul" que cette chanson-là, avec ou sans Stan Getz et Astrud Gilberto... "she's like a samba that swings so cool " qu'elle dit, la chanson de Vinicius traduite en anglais, c'est quand même pas compliqué...

Mais hélas, coincés de partout, les mecs... la Bossa façon Verchuren et Mireille Mathieu réunis...

Bref :
Elle ne risque rien, la fille d'Ipanema, avec eux pas de danger, personne ne la suivra...
.
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Uncle PP's sunday night recipe !

C'est ce que j'appelle la "cuisine de placard", celle que l'on concocte, qu'on improvise avec ce qu'on trouve... et ça donne ça aujourd'hui ! bon ok ! faut aimer les lentilles et les escargots...

Les lentilles aux escargots


- Vous faites cuire, allez, trois ou quatre cents grammes de lentilles blondes sèches dans lesquelles vous aurez mis comme d'hab avec ce genre de légumes, un gros oignon piqué de trois clous de girofle, trois gousses d'ail, ainsi qu'une bonne pincée de curry.
- Pendant ce temps ou même après ! faites revenir un paquet de lardons fumés dans un peu d'huile d'olive. Poivrez en abondance.
- Versez alors dans les lardons le contenu d'une boite de cinq douzaines d' escargots que vous aurez égouttés.
- Mettez encore un peu d'ail coupé en petit morceaux ainsi que de la ciboulette.
- Quand tout ça fricasse, ajoutez à la louche, peu à peu, en mélangeant les lentilles juste cuites.
- Laisser mitonner à feu doux.
Le + que ça mitonne et le + que c'est bon !
- Avant de servir, réajustez l'assaisonnement, sel, poivre, curry ou muscade, tabasco s'il faut, et bien sûr un filet d'huile de noix, tout ça dans l' assiette, bien entendu, ça permet de varier les plaisirs.

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