31 juillet, 2010

Métromaniaque

Dès que j’entends un mot je craque !
Comme un enfant je m’en amuse
Je lui cherche rime. J’abuse
Car je suis un métromaniaque.
Dès que je commence une phrase
Le matin lorsque je me rase,
Mon obsession me turlupine
Le mot me suit dans la cuisine.
Je ne saurai rien avaler
Si ne puis rime lui trouver.
Je cherche une rime à tartine
Mais détestant la margarine
Je me résigne au bout d’une heure
A la couvrir encore de beurre.
Tout irait bien si de surcroit
Le contrepet dans sa folie
Et le calembour, son bras droit
Ne se joignaient à ma manie...
Tout ça pourrait encore passer
Si le rythme dans sa fureur
Ne venait, pour mon grand malheur
A mon obsession ajouter.
J’alexandre et j’hexamétrise
Je compte les pieds, je césure
Je diérèse, je synérise !
Je deviens fou, la chose est sure.
En attendant, c’est démoniaque
Je ne suis qu’un métromaniaque...

d'un seul jet le 31 juillet 2010 entre 19h40 et 19h52...

Aimez-vous Brahms ?

Si après ça c'est non, alors... écoutez Clayderman ou Liberace !




Un mari compréhensif

30 juillet, 2010

vous voulez du frisson ? alors écoutez ça si vous ne connaissez pas ...

et la lame qui tombe, et de plus en plus vite, jusqu'à la dernière...

Les préfets

Généralement, les préfets sont des énarques "multi-compétents" et parmi les mieux placés à leurs sortie de l'école.
Mais tout change.
A Grenoble pour lutter contre la pègre on a nommé préfet de l'Isère un policier.
Gageons que si les incendies arrivent dans le Var on va virer le préfet pour mettre un pompier à sa place, si les volcans du Massif Central se réveillent, un vulcanologogue à Clermont Ferrand, un oenologue dans le Bordelais en cas de Philoxera, bref désormais, notre président va mettre en place des spécialistes ! C'est extraordinaire.
A quand un président à l'Elysée ?

Bonjour, Monsieur Pichegru, excusez-nous de vous déranger chez vous !

-Entrez, Messieurs les policiers, asseyez-vous !
-Monsieur Pichegru, n'auriez-vous pas par hasard, ou même sans vous en rendre compte, exercé une très légère pression sur Madame de L'Orembarre pour qu'elle embauche votre épouse ?
-Non !
-Monsieur Pichegru n'auriez-vous pas, par inattention, et de manière concomitante au fait que vous étiez ministre de la comptabilité nationale, fermé les yeux sur des pratiques fiscales un peu badines, voire inconsidérées de la part de Madame de L'Orembarre que c'est une vieille dame qu'a pu forcément toute sa tête ?
-Non !
-Monsieur Pichegru, Madame de L'Orembarre n'a donc jamais donné un sous au parti politique dont vous êtes le trésorier ?
-Non !
-Très bien, c'est clair et c'est noté.
-D'autres questions ?
-Non- non ! Excusez-nous pour le dérangement. Au revoir Monsieur Pichegru et bien le bonjour à votre dame !

Voila comment un homme d'honneur est soumis sous son toit à d'odieuses intrusions, suivies d'insupportables violences policières !
Les gens du voyage, comme Monsieur Pichegru vont bientôt eux aussi recevoir des visites de ce genre ! Ah non mais, la justice, c'est pour tout le monde

29 juillet, 2010

Et la morale sociale selon le même, encore... J'aime...

Guitry/Brecht, même combat ? eh eh ...

L'économie selon le même !

Guitry, évidemment !

C'est pas drôle, d'accord !

Soyez heureux vous qui dormez
Tandis que le monde s'écroule.
Gardez vos rêves émerveillés
Qui vont, comme tournait la boule
Tango, au plafond du dancing.
La mort guette au coeur du parking.
La nuit vous tient dans ses filets.
Soyez heureux, dormez, rêvez.

Peggy Lee la merveilleuse

Mocky ! Mocky ! Mocky ! et le minitel et le bromure !

et ça c'est pour tout le monde !

Un son superbe,fluide et clair, un discours musical construit, et la tierce picarde à la fin ! génial ? improvisé ou non, forcément génial. Ses acolytes sont tous excellents .

Ca, c'est pour vous, les filles !

"C'est l'ail qui fait la soupe ! " dit-elle, et en français. C'est quand même pas compliqué !

28 juillet, 2010

La fin de la Corrida à Barcelone

La Corrida vient d'être interdite à Barcelone, dernière citadelle des aficionados catalans ! Bravo ! Mais moi, j'aimais bien quand (pas assez souvent c'est vrai), le toréador se faisait encorner, le plus souvent dans les couilles ou comme ici, partout !

Puisque les amateurs prétendent que le jeu est égal, ce sublime taureau blond d'une beauté rare, d'une vigueur réjouissante, d'une totale élégance et d'une mansuétude extrême a-t-il eu les oreilles et la queue du toréador surpris, minable et dépité ?
VIVE LE TAUREAU ! et mort aux cons !

Programme ou pogrom ?

On aurait pu penser que ces "affaires" allaient se tasser et que, l'été venu, on les verrait se diluer dans l'ambre solaire et les congés payés ... Des clous ! Ça continue ! Pas de répits ! la presse et maintenant le Net, ce salopard incontrôlable, des juges honnêtes et tatillonnes, les gôchistes de tous poils et puis maintenant un peu tout le monde et même parfois des gens de droite, font plus que se poser des questions, ça c'est pas grave, pire, ils en posent. Et pour couronner le tout pas un seul incendie de forêt ! Les canadairs cloués au sol. C'est pourtant la saison, quoi merde ! Alors on montre du doigt trois baladins sédentarisés depuis des lustres et un peu excités qui ont saccagé une gendarmerie et perdu un des leurs... On a oublié quand des cultivateurs en colère avaient, c'est autrement plus grave, bouté le feu au parlement de Bretagne à Rennes, on parlera pas de la Corse, mais une jacquerie dans le Loir et Cher, on peut pas laisser passer ça !
Alors comme sur les juifs en des temps regrettables et les tziganes, déjà d'ailleurs, on va jeter l'opprobre sur quelques nomades, français comme vous et moi, peut-être plus encore... et pour bien faire l'amalgame, sur autant de roms étrangers, tristes esclaves délocalisés des mafias roumaines et bulgares... On sait jamais, des fois que ça ferait diversion. On va les virer, détruire leurs campements d'infortune...

Un programme de lutte contre la délinquance, ça ? et si le programme et la lutte tournaient au pogrom ? apprentis sorciers que vous êtes ! Une Nuit de Carton ? J'exagère, je sais, les français ne sont pas prêts à ça. En revanche, des hommes de main bien entraînés...

Honnêtement, ce qui nous faudrait pour faire oublier ces scandales, c'est une bonne cata, consensuelle et fédératrice. Les inondations dans le sud sont arrivées trop tôt ! Et même cet otage assassiné hier, pas de quoi faire une histoire, d 'abord c'était un pauvre qui n'avait même pas de famille, pas de quoi se plaindre et faire durer le plaisir. Bref, comment gérer les "affaires" quand on vit dans un pays à l'activité sismique quasiment nulle.
Non mais je vous jure, le Bon Dieu ou Allah comme vous voudrez, est du côté du tiers monde, des tyrans sous-développés ! tiens, le Pakistan par exemple, lui, il a eu hier une bonne catastrophe aérienne pour faire oublier le reste ! Chez nous rien de pareil ! les affaires restent le sujet qui intéresse ! A mon avis Dieu est un déçu du sarkozysme ! Après l'avoir fait élire, histoire de se marrer un peu - Dieu est espiègle, qu'on se le dise ! - il s'en mord les doigts et réserve ses soins attentifs et badins à ceux qui lui plaisent et l'amusent encore. Les affaires, sauf revirement du Très Haut, on va en encore en entendre causer.
Quand aux manouches, roms, tziganes et autres asociaux notoires et ambulants, ils n'ont qu'à bien se tenir ! Ach so !


Et in Arcadia gogo...


Ce matin sur France Inter un collaborateur du Figaro un certain Hervé de Saint-Hilaire parle du tableau de Poussin connu sous le nom de " Et in Arcadia ego", et qu'on peut voir au Louvre. Après quelques banalités sur Poussin, il parle de la signification de cette toile et le plus sérieusement du monde de ce que le paysage de fond représenterait Rennes le Château. Poussin-Dan Brown, même combat...
Les collaborateurs du Figaro sont parfois hilairants...

Pour redevenir sérieux, lire l'explication proposée de l'énigme de ce tableau sur : http://www.pax681.net/
c'est encore plus passionnant et romanesque que toutes les divagations ésotériques qui courent.

27 juillet, 2010

Daniel ou "dura sex sed sex" !

Daniel était, dans les années 70, un bon pote à moi. C'était un escroc, un escroc au grand coeur et aux petits pieds et qui n'aurait jamais arnaqué plus pauvre que lui. Il vivait, près de la gare sous la grande passerelle dans un appartement entièrement peint en noir avec son copain Jean-Jacques, d'expédients, de leurs corps en cas de besoins. Ils avaient vingt ans et des plumes. L'un était grand et blond, l'autre plus petit et métis d'un invraisemblable, d'un étonnant et beau mélange. Ils avaient outre une générosité et un sens de la solidarité médullaires une intelligence sauvage. Quand ils débarquèrent à Poitiers, ensemble bien qu'ils n'eussent aucune relation de couple, c'étaient des amis d'enfance, d'orphelinat peut-être, ils "prirent rendez-vous" avec les quelques vieux homosexuels un peu fortunés et très connus de la ville et, comme d'honnêtes colporteurs, vinrent chez eux faire quelques démonstrations promotionnelles de leurs matériels intimes. Ils ne forcèrent personne pas plus qu'ils ne profitèrent de quiconque. Ils étaient réglo. En attendant, ils n'avaient pas leur pareil pour se fabriquer dans le but permanent et inévitable de se trouver un nouveau boulot, avec des "letraset" - il n'y avait pas d'ordinateurs domestiques à l'époque - diplômes, lettres de recommandations, feuilles de paye flamboyantes et faux documents en tous genres nécessaires à leur survie. Daniel était le plus habile qui vivait ainsi à crédit, empruntait sans problème aux banques et roulait en cabriolet anglais en se sapant comme un milord, bref, l'arnaque était pour lui un job à temps plein, une ascèse... Jean-Jacques fleur des îles sincère gérontophile fit une fin chez un antiquaire sexagénaire et charentais.

La seule faiblesse de Daniel, très vénielle d'ailleurs si tant est que c'en fut une, c'est pour l'anecdote que, comme certains ont "la grosse tête", il avait, lui, "la grosse teub"... C'était son truc, son sexe. Il en était fier, il l'aimait, il le vantait, lui rendait grâces ! faut dire que c'était quand même un peu le meilleur de son patrimoine, son inépuisable héritage. Certains dans le tout Poitiers homo de l'époque en témoignaient, émus, toutes générations confondues. C'est pour cette raison, en bon maximaliste, en fanfaron du limousin persuadé qu'il était unique, qu'il avait décidé qu'il ne se ferait sodomiser que par quelqu'un qui en aurait une plus grosse... C'était prétentieux, idiot, car risqué quand on quitte son environnement habituel et qu'on est un homme d'honneur, ce qu'il était curieusement à sa manière. Il en convint humblement le jour où revenant de Paris où il avait passé un week-end agité, il m'avoua, encore tout retourné, qu'ayant fait la rencontre décisive autant qu'imprévue, il avait, sans se soucier un instant de ce que c'était à ce moment précis une "première", eh oui ! dura sex ! tenu une parole qui d'ailleurs n'engageait que lui...

Non mais, n'importe quoi !

Il y en a qui doivent se dire, au vu des vidéos musicales que je mets sur ce blog depuis quelques jours, mais PPlemoqueur, vraiment, il écoute n'importe quoi ! Du clavecin hallucinant aux variétés caucasiennes en passant par des compositeurs américains déconnants, des anglais renaissants et précieux, des pianistes remarquables quasi inconnus et d'autres très connu(e)s jusqu'à s'encanailler dans le musette. Bientôt il va nous balancer Johnny... Promis, si je trouve un truc de ce nul qui me paraît correct, je vous l'offre !
La raison, c'est que j'aime vraiment, sincèrement tout ça. Comme disait ma mère, j'ai pas de "démain", ce qui veut dire que je n'ai aucune vergogne et que tout est bon pourvu que ce soit réussi !

Namiq et Aygun, mes stars de variété azéri favorites !

Police, suite

A l'instant à la radio, Marcelle, elle, elle a trouvé la solution pour régler les problèmes de Grenoble. Il faut envoyer la "Légion", elle insiste, la Lé-gion! Ah, non mais, des fois !

La police en abîme

Les policiers de Grenoble sont menacés directement par les truands. Il faut donc les protéger. Ce sont d'autres policiers qui s'en chargent. Qui donc va ensuite protéger les policiers qui protègent leurs collègues ?

Palissy, Bernard, potier, huguenot embastillé en tant que tel et mort de "faim, de froid et de mauvais traitements"...

le plat au lézard

Olivier Cazal l'excellent joue Bolcom

Olivier Cazal est un superbe pianiste pas assez connu ! Qu'on se le dise !

William Bolcom et Madame, je suis fan

Les compositeurs américains même les plus sérieux savent ne pas se prendre au sérieux...
William Bolcom fut l'élève de Darius Milhaud. Le voici avec Joan Morris, sa très légitime épouse.


26 juillet, 2010

Pensée du soir

J'aimerais tant que tout fût si simple...

Skip Sempé le cinglé merveilleux , ce fou "régence" de Pancrace Royer et sa chaconne délirante. La rencontre idéale !

Suite du précédent - Intéressant

Il faut lire la presse étrangère ou, à défaut, les sites qui la lisent :
Cliquez ci-dessous :
http://www.lesnouvellesnews.

Tous pourris ?

C'est vachement malin.
Sous le prétexte que le "Tous pourris" serait une idée puis une expression exclusivement estampillée extrême droite, ce qui reste à prouver, il serait, disent les gens de droite et certains qui se prétendent de gôche, intellectuellement impossible de dire, fût-ce seulement de certains, que les hommes politiques, dont des femmes le sont, dans le seul but d'affirmer qu'ils seraient tous honnêtes.

Alors, paraphrasons Orwell :
"Tous les politiciens sont pourris, certains sont plus pourris que d'autres ".


J'exagère ? Certaines personnes de droite, du centre et autant qui se disent de gôche le diront. Je m'en fous, c'est eux, pas moi, qui exagèrent.

Ah, je vous l'avais caché, j'adore le musette.

Combattre... dit-il

trouvé à l'instant sur http://elvisdepressley.


seuls les emmerdants s'emmerdent...

Nourrice sèche !

Eh bien, je vais vous dire ! Depuis deux jours je dors comme un loir et je me sens comme une nourrice sèche façon nirvana (c'est à dire "néant") et c'est très bien. Pas une note de musique, même si je sens quand même que ça fermente... Alors je glande un peu, je fais de la bicyclette et aussi de la mise en page pour un truc qui traîne depuis des mois. J'essaye d'être ingénieux, quand même, et puis j'écoute de la musique sur Youtube. C'est bien Youtube, comme les autres serveurs du genre, ça vous refile la musique par petits bouts, ce qui dans mon état actuel me convient. J'ai besoin de petits bouts, pas d'intégrales... Un peu comme dans un repas japonais : pas de grands plats roboratifs, mais une foule de petits mets délicats en toute petite quantité, une bouchée par ci une bouchée par là, bref j'écoute de la musique avec des baguettes, pas à la cuiller, sûrement pas à la louche.
Y a des soirs où, la souris d'une main, mon kir à la mure de l'autre, je me dis que je me conviens, que je sais vivre...
Ça
vous fait rigoler ? Tiens, êtes vous sûr que vous vous convenez ? à vous même, ça va de soi, convenir aux autres, on finit toujours... faut bien, parfois ! Se convenir à soi, ça peut prendre des lustres, voire ne se produire jamais !

25 juillet, 2010

Simple (enfin, pas tant que ça, voire pas du tout...) mais de bon goût : Orlando Gibbons

Ah, la modulation canaille à la seconde 45, réitérée à la minute-23 ! Si c'est pas délicat raffiné...
et je découvre à l'instant * que ce poème longtemps anonyme serait en fait de Gibbons lui-même

The silver swan, who living had no note
When death approach'd, unlock'd her silent throat
Leaning her breast against the reedy shore
Thus sung her first and last, and sung no more
Farewell, all joys ; O Death, come close mine eyes ;
More geese than swans now live, more fools than wise.

* http://wonderingminstrels.blogspot.com/2004/04/silver-swan-orlando-gibbons.html


Question sous forme de moki

Que cherchez vous, âmes obscures
Dans ce passé qui m’indiffère
Et cette mémoire délétère
Chargés de sublimes ordures ?

Zueignung

C'est de Strauss tout jeune (opus 10...), c'est court, c'est concis, c'est sublime et de toute évidence l'une des plus belles choses qu'on ait écrites pour voix de femme.
C'est la version que j'aime (Norman-Masur), c'est comme ça !


C'est un poème symboliste dira-t-on de Hermann von Gilm zu Rosenegg (1812-1864), poète autrichien mal (in-)connu hors de son pays, que Strauss homme de goût s'il en fut, mit plusieurs fois en musique.

Ça
dit ceci, tout simplement :

Oui, tu le sais, chère âme,

Combien loin de toi je souffre
L’amour rend les coeurs malades
Merci à toi !

Ainsi, tel le buveur de liberté
Je lève ma coupe d’améthyste
Dont tu consacres le breuvage
Merci à toi !

Et tu en chasses les démons,
Jusqu’à ce que, comme jamais avant ne le fus,
Béni, béni, je me répande sur ton coeur
Merci à toi !
traduction express de PPlemoqueur lui-même.

24 juillet, 2010

La Chapelle Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse ou le miracle en milieu urbain.

Pour une lecture anthropologico-sociale du miracle catholique et de ses lieux reconnus.

Il ne vous aura pas échappé, à vous qui comme moi êtes pétris d'une foi joyeuse et inaltérable, que le miracle et son épiphénomène habituel, l'apparition, sont des événements le plus souvent ruraux et généralement montagnards comme si la Sainte Vierge, grande apparatrice devant l'Éternel rechignait à aller apparaître en ville. Bon faut dire qu'elle est toujours vêtue, hiver comme été et d'une manière incommode, un peu voyante, robe blanche et ceinture bleue et qu'elle ne tient pas à se frotter à la maréchaussée. Lourdes, Fatima, la Salette, lieux de miracles avérés, si si j'y tiens, sont donc pour la plupart sis dans les herbages.
Mais il y a une exception ! C'est Paris et la Chapelle Miraculeuse de la rue du Bac ! Faisant face au Bon Marché, grand magasin qu'on fréquente pour son épicerie des pays du monde (je viens d'y trouver à l'instant de la confiture de rose pour accompagner ma féta), se trouve un lieu de pèlerinage remarquable et très fréquenté. D'accord, la visionnaire s'appelle Labouré, mais c'est quand même en plein Paris que :
La nuit du 19 juillet 1830 jour de la fête de Saint-Vincent-de-Paul, elle fut réveillée par un petit enfant qui lui dit: « Ma sœur, tout le monde dort bien ; venez à la chapelle ; la Sainte Vierge vous attend.
». Croyant rêver, Catherine se lève, s'habille et suit l'enfant. Arrivée à la chapelle, Catherine entend bientôt le froufrou d'une robe de soie. La sainte Vierge est là, resplendissante, et lui parle pendant deux heures, lui confiant que Dieu a une difficile mission pour elle. Le 27 novembre 1830 Catherine rapporta que la sainte Vierge revint lors de la méditation du soir. La Vierge se tenait debout sur un globe, piétinant un serpent et portant des anneaux de différentes couleurs d'où jaillissaient des rayons de lumière sur le globe. Tout autour apparaissaient les mots « Ô Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous », et la Vierge dit : « C'est l'image des grâces que je répands sur les personnes qui me les demandent », et pour expliquer les anneaux qui ne projettent pas de rayons, elle ajouta: « C'est l'image des grâces que l'on oublie de me demander ». Puis le tableau parut se retourner. C'est le revers de la médaille : un grand M, initiale de Marie, surmonté d'une croix. Au-dessous, deux cœurs : celui de Jésus, couronné d'épines, et celui de Marie, percé par le glaive, douze étoiles entourant ce tableau.
Les deux faces d'une médaille miraculeuse.

Catherine entendit alors Marie lui demander de porter ces images à son confesseur, en lui disant de les frapper sur des médailles car « tous ceux qui le porteront recevront mes grâces »

Bon, faut dire que la médaille c'est une rente (il m'avait semblé, mais je ne les ai pas vus aujourd'hui qu'il y avait dans la cour des distributeurs automatiques, si je ne confonds pas avec le souk du Vatican) ainsi que les cérémonies non-stop dans la chapelle qui est toujours comble. J'y suis passé cet après midi sur les dix-sept heures, et respectueux des usages, j'ai demandé à la soeur tourière si je pouvais prendre des photos, elle m'a dit oui !




La révélation qui a attendu près de mille huit cents ans avant d'être dite : La sainte vierge elle même avait été et c'est quand même d'une importance extrême, exonérée du péché originel ! C'est le concept utile, voire indispensable de l'Immaculée Conception ! On se demande comment le chrétien de base a pu vivre des siècles sans.

Dans la chapelle magique et richement décorée, bondée d'une majorité d'antillais et d'asiatiques auxquels se mêlent quelques familles du VII° arrondissement, dames en chemisier blanc col relevé rang de perle et serre-tête en velours, messieurs en Lacoste et jean repassés, enfants du même genre, donnent à la cérémonie très "Renouveau Charismatique" une teinte délicieusement exotique, un peu vaudou, un chouïa catho, un poil hindouiste mâtiné de carnaval de Rio... Du syncrétique en barre... Pas la peine d'aller au festival d'Avignon quand on a au coeur de Paris un spectacle vivant, étonnant, permanent et participatif et dont l'entrée est gratuite !

Il y a, blague à part, une drôle d'ambiance, une sorte d'hyperactivité mystique de l'assistance, une ferveur exacerbée et très chaleureuse, limite tactile voire érotique, une excitation contenue mais entretenue par une musique permanente, chants, orgue façon mantras limite transes et contrairement aux autres lieux de culte de Paris qui incitent au recueillement, sans le moindre répit, comme si tous ces gens attendaient un miracle, une spectaculaire catharsis, ce qui est probablement le cas... Imaginez côté spectacle, qu'une messe solennelle à Notre Dame, à coté, n'est qu'un office sinistrement calviniste et guindé... C'est vous dire si ça dépote...

C'est à Paris, au 140 rue du Bac dans le VII° arrondissement et, qu'on soit croyant ou non, en toute honnêteté ça vaut le détour.

PS. Une rumeur dit que le drapeau européen bleu avec ses étoiles aurait été concocté par un technocrate catho intégriste qui avait à l'époque où il fut créé (Europe des douze, douze étoiles comme sur la médaille et dans l'Apocalypse de Saint-Jean) ce qu'on appelle une "dévotion mariale".

Voirie parisienne ! C'est du beau ! Ah, les socialos, quelle incurie !

Voilà ! deux mandats de la gôche à Paris, voyez l'état de la voirie ! Mais, non je déconne, c'est la Fontaine de la Place du Québec à Saint Germain des Prés. Installée comme tant d'autres sous Chirac, maire et poète qui aimait la fraîcheur...

"Daphnis et Chloé",

gravure de Gaston Manchon
revu et corrigé...

Daphnis mène ses chèvres au fin fond du maquis

Quand sur l’étroit chemin, bordé de pierre sèche

Il rencontre Chloé qui pousse ses brebis,

Sous son chapeau de paille, ses rubans de pimbêche.


“Écarte-toi, dit-elle, je suis pressée. Du reste,

Tes chèvres sont idiotes et ton vieux bouc empeste !”

Des clous ! lui répond-il, tu vas voir si ça urge
Et de lui faire le coup des moutons de Panurge ...
("Les rendez-vous ratés" © 2006)
Mais non, je déconne, allez, Ravel bien entendu...

23 juillet, 2010

Nappe ou pas nappe ? Et Berthe, bien entendu !

Je me souviens, en mettant à l'instant le couvert, de Delphine, notre voisine à la campagne qui, nous voyant dresser la table sans nappe, sur le bois, nous dit un jour : "Ah ! vous faites comme dans les châteaux !". C'est ainsi que j'appris, ne les fréquentant pas, que les ci-devant mangeaient directement sur la table, et que la nappe n'était, comme le couvert à poisson, un accessoire que de la bourgeoisie.
Bon, tout ça évidemment ça reste à prouver...
Car on raconte que c'est Berthe au Grand Pied qui, un jour où son Charlemagne de fils rentrait éreinté ou de guerre ou de chasse, voulant en bonne mère améliorer son confort, se saisit de la nappe du festin, en garnit illico la très royale paillasse, inventant en dix secondes la parure de lit !
Je me tue à vous le dire : "toutes sauf, maman !"...

Bonjour M'sieur le Procureur ou un interrogatoire serré !

-Bonjour, M'sieur le Procureur
-Bonjour Madame Pichegru, il paraît que votre mari, ministre, a un peu poussé à la roue pour vous faire embaucher chez Madame de L'Orembarre, pour lui faire ses courses, lui tenir ses comptes et la conseiller?
-Non, c'est faux !
-Très bien ! au revoir Madame Pichegru et bien le bonjour chez vous.


Inter-générationnel et drôle

Tiens, puisque vous êtes là

et qu'elle est là, elle aussi... faites donc un tour chez Amel...

George of the Jungle and the oo-oo birds feathers

Romanichels

Vous avez entendu ?
Les"gens du voyage" n'ont qu'à bien se tenir ! Car voici le Grand Lustucru qui s'avance ! Il va s'occuper d'eux, personnellement, des "romanichels", comme on disait quand j'étais môme. Il va, dit-il, virer ceux qui n'ont pas à être là et mettre les autres sous haute surveillance. Bon d'accord, ça va pas être simple car la plupart sont français ou au minimum citoyens de la communauté européenne et à ce titre circulent librement, Espace Schengen oblige. A moins qu'il y ait deux citoyennetés européennes, une pour les sédentaires, une pour les nomades... Faudra expliquer.
En attendant, ils tombent bien les romanos ! Parce que l'été est chaud, et que ça n'a pas l'air de se calmer, alors, si on peut jeter en pâture comme ça, gratuitement, pour faire diversion quelques roms, gitans et autres prétendus voleurs de poules, ça fera peut-être oublier les grands, les superbes voleurs gadjos qui font tant causer d'eux aujourd'hui. Y a des voyous chez les gens du voyage ? Ben, pourquoi pas, y en a bien des honnêtes gens les politiciens. D'ailleurs, y a pas de manouches énarques, alors qu'il y a des énarques voyous. Ah c'est compliqué tout ça !
Bon, jeter l'opprobre, c'est pas gagné-d'accord-mais on peut essayer, non ? Allez, je vous échange mon cageot de bettencourt frelaté qui pue contre deux bidons de roms tous frais !
C'est dégueulasse ? oui, mais heureusement, c'est aussi très con. Ça ne marchera donc pas...

22 juillet, 2010

Léo et les tontons...

reçu ce matin, Polo et moi, une enveloppe à nos deux noms. A l'intérieur une lettre commençant ainsi :
"Salut les tontons !"
L'auteur c'est Léo, le petit neveux quatorzenaire, qui a eu son brevet avec mention, qui est en colo en Espagne et qui le plus naturellement du monde envoie une longue lettre à son grand-oncle et au compagnon d'ycelui, pas une carte à la hâte avec une paëlla d'un coté et deux mots bâclés de l'autre, non, une vraie lettre dans laquelle il raconte, à l'ancienne, lui l'as du SMS et du texto. Et puis, quand on se souvient, à cet âge là, la valeur du temps...
Quand je vous dis qu'il est super (ce n'est pas rhétorique car je sais ce en quoi et pour ma part il l'est, pas de mythologie là-dedans !), le petit neveu, parce qu'en plus, et là, je suis non seulement heureux mais aussi, autant, fier, même si je n'y suis pour rien : pas une faute d'orthographe ! Mais voui !
Léo, c'est (déjà, eh oui !) un drôle de mec qui joint naturellement à l'intelligence, l'intelligence du coeur. On va pas se plaindre.
D'aucuns diront :"vous vous rendez-compte, s'il vous lit ! ". Ben, j'espère bien qu'il va me lire, je l' ai bien lu, moi !

Je ne suis pas un chat !

Lesa qui veille sur ma santé et me connaît m'a offert, car elle me trouve un peu nerveux, une boite de gélules de valériane. La valériane, plante sédative, relaxante est aussi connue pour attirer les chats qui en sont fous. "l'herbe aux chats" c'est elle ! Les chats ont des goûts vraiment bizarre... Même en gélules (d'ailleurs ça marche, au fait, et c'est le plus important) ça pue ! ça sent quand même un peu la merde. Contrairement aux chiens, les chats, j'en suis sûr, ne sont pas des hommes comme les autres .

La fin des mythologies familiales

Les mythologies familiales (à ne pas confondre avec les "histoires de famille") existent probablement dans toutes les familles. Elles se construisent sur plusieurs générations selon les besoins et ont la même fonction que toutes les autres mythologies, plus une qui les fait s'en différencier radicalement : la fonction de nuisance. Les mythologies auxquelles s’intéressent les spécialistes de l’anthropologie sociale ne sont pas univoques, et si un mythe est pris en considération, sont contraire l’est tout autant. Le mythe des sociétés primitives n’est pas définitivement formaté, il est évolutif, “in progress comme disent les anglophones. “Le mythe familial” n’a rien à voir avec tout ça. C’est moins un mythe qu’un étiquetage basique, élémentaire, mais aussi intouchable et définitif qui se cache sournoisement sous une narration sommaire, indéformable, irréversible quasi magique dans sa réitération structurelle, qui entend créer l’illusion d’un lien social supplémentaire inaltérable, mais qui relève dès lors plus de la plus fantaisiste épopée que du mythe. L’épopée, contrairement au mythe a une fonction essentiellement valorisante pour le groupe pour le plus souvent des questions de pouvoir, car ce qui valorise le groupe est supposé valoriser l’individu. Foutaise, couillonnade, billevesée... Ce fatras romanesque est une horreur absolue. Car si dans les mythologies au sens anthropologique du terme, les héros ont un nom inventé, dans les mythologies familiales, les personnages sont cités sous leur vrai nom et se trouvent donc complaisamment ou à leur corps défendant souvent investis et pour toute leur vie de caractères, et pire encore, les sujets d’anecdotes pour la plupart fabriquées de toutes pièces, les prétendus témoins n’ayant matériellement pas pu être présents au moment des faits héroïques ou lamentables qu’ils content et racontent... La mythologie familiale qui est le négatif absolu du "secret de famille" son ennemi le plus proche, le plus intime, se nourrit d’elle-même et d'anecdotes incertaines, elle se grave définitivement dans le marbre, comme les épitaphes... Il vaut mieux être vivant pour lutter, je connais des morts dont on cause...
Elle peut être un spectacle interne inépuisable où chacun joue sa partie comme dans une pièce très écrite. Elle peut aussi, et c’est plus grave, être servie aux invités qui devront avoir l’élégance de s’y intéresser et la courtoisie de considérer qu'ils touchent au sommet de l'Olympe quand ils sont en fait et sans le savoir au dîner des Atrides... Je reconnais m’y être complu. C’est fini. Plus jamais.
Voilà ! et comme disait mon père : "enfin moi, ce que j'en dis..."

Saint-Plet le Stylite

Débuts, mais pas vraiment prometteurs....

Bon, ils se sont vite rattrapés, mais là Ed Sullivan avait vraiment du flair, car avouez qu'ils chantaient encore comme des patates. C'est la tronche superbe de Jagger qui les sauve... Regardez les filles dans la salle, elles en sont déjà folles et elles ont bien raison !

21 juillet, 2010

Ben oui, bien sûr...

Le seul bonheur, dit-on, "c'est celui pour lequel on abandonne (tous) les autres..." c'est peut-être con, mais n'empêche, c'est comme ça car c'est pas con du tout !
C'est vrai aussi pour "l'amouuuuuuuuuuur! "
Ah, le choix...
Pascal disait, dit-on : "l'Homme est un roseau pensant"... En bon janséniste marqué connement au sceau du destin, fatum, moïra, et autres carabistouilles, il refusait d'admettre la vérité : l'homme est en fait un roseau (ou n'importe quoi, cure-dent ou coton-tige) qui choisit ! Penser c'est choisir, couillon ! Choisir, c'est la chose la plus dure au monde car elle est de chaque instant... C'est pour ça qu'on a inventé le hasard...
Comprenne qui doit !

Marie-Rose

Un ami de mon père, ecclésiastique prospère et fortuné, élégant, beau mec, cultivé, agnostique, hétérosexuel, probablement d'extrême-droite, ce qui sous de Gaulle lui coûta un évêché auquel tout comme d'autres il aurait pu prétendre autant qu'il l'espérait, était souvent drôle. Soupçonnant fortement l'une de ses berrichonnes paroissiennes fort soignée de sa personne d'avoir assassiné son mari, il la surnommait Marie-Rose *...

* "Marie-Rose, la mort parfumée des poux", slogan publicitaire inventé par le génial Robert Desnos...

Le baiser invisible...

Comment filmer d'une manière parfaitement érotique un langoureux baiser entre les deux plus beaux acteurs du moment sans le montrer ?
Il suffit de s'appeler Hitchcock, tout simplement...

20 juillet, 2010

Objets inanimés...

Je me souviens à l'instant, parce que ce jour là il faisait chaud, très chaud aussi...
Quelques mois après une séparation délicate d'avec celui qui avait partagé ma vie pendant plus de cinq ans, j'avais gardé, je ne sais à quel titre, dans la cuisine sur une étagère métallique assez mal fixée il est vrai, de la vaisselle, des assiettes, des verres, qui avaient été notre accessoire domestique quotidien pendant des années en ces lieux et dont par habitude c'est à dire par paresse, je me servais encore malgré le déplaisir. J'ai une sorte de défaut, j'ai du mal à jeter les choses, j'ai un coté chiffonnier-ferrailleur, j'amasse, j'accumule, j'amoncelle ! Certains qui ont fait de la psychologie parleront de rétention, ils n'ont pas tort, ça ne me dit pas pourquoi pour autant. N'empêche que, étant incapable de me débarrasser de ces objets pour des raisons diverses, je fis ce jour là la preuve de mon pouvoir occulte ! et comme l'invraisemblable Uri Geller, de psychokinésie bien involontaire... si si je vous jure ! Il était dix neuf heures et des nèfles quand d'un seul coup, alors que comme tous les soirs depuis des mois je la regardais sans crainte ni idée préconçue mais avec une certaine lassitude, l'étagère qui était là depuis des années et dont je ne supportais plus le contenu quitta sous mon regard libéré et néanmoins surpris le mur, pencha, céda... réunissant à ses pieds dans un bruit infernal un monceau de débris salutaires.

Jean Guillou : l'Honneur sans la légion...

On ne récupère pas Jean Guillou,
ce n'est pas un récipiendaire !...

"D’après l’AFP, l’organiste et compositeur Jean Guillou, 80 ans, a fait savoir aujourd’hui qu’il refusait la Légion d’honneur, « à l’heure où la musique dite savante ou classique voit sa place diminuée par toutes les instances officielles ».
«Découvrant avec stupeur son nom parmi la promotion du 14 juillet de la Légion d’honneur », le musicien, nommé chevalier, « a pris la décision de refuser cette distinction qu’il n’a jamais sollicitée », écrit dans un communiqué l’association « AUGURE-Autour de Jean Guillou », porte-parole de l’artiste.
«Il lui apparaît que sa dignité de musicien impose de repousser cet accessoire honorifique », poursuit cette association assurant la promotion de l’œuvre et des activités de Jean Guillou, titulaire depuis 1963 du grand orgue de l’église Saint-Eustache à Paris. «Son indépendance viscérale l’a toujours maintenu hors des circuits officiels, et l’ironie veut que l’Etat lui confère un brevet de reconnaissance à l’occasion de ses 80 ans, comme si son talent se trouvait majoré par ce chiffre rond », ajoute le texte signé par la présidente de l’association, la musicologue Sylviane Falcinelli."
(glané sur le net, dans la presse)

Quand on sait un peu qui est Jean Guillou, personnage fort cultivé, d'une intelligence rare (et même si l'on n'est pas forcément d'accord avec ses lubies ou plus simplement ses idées organologiques ou ses interprétations parfois déroutantes du répertoire, compositeur toujours inspiré et tout simplement homme des plus respectables - oui je respecte certaines personnes quand elles sont, de toute évidence, respectables... - note de PPlemoqueur. ) on imagine mal, en dehors du fait que cela sente un peu la circonstance et la récupération, qu'il se laisse attribuer à son corps défendant une médaille par des mains incultes et qui, dès que leurs propriétaires entendent le mot culture sortent leur restriction budgétaire. Mais qui donc, parmi les rats endimanchés du ministère des Affres-cul a bien pu avoir cette idée pernicieuse ? Un rat de tribune, sans aucun doute.
En attendant :
Bravo Monsieur Guillou, et d'avoir refusé, et tout autant, de le faire savoir.

Wanda pour toujours !

Énergie, élégance, puissance, bref, évidence ! Ça fait du bien d'entendre quelqu'un qui sait où elle va...

Drôle de rencontre

Sigmund Freud et Yvette Guilbert étaient amis
J'ignore si Onfray a mentionné cette amitié (une correspondance existe entre eux...) contre nature... Freud, au début du siècle, dès qu'il était à Paris, fréquentait le Caf'Conc... si c'est pas rédhibitoire, ça !

L'art d'improviser

Mes amis vous le diront : c’est chez moi une marotte... J’imagine que la meilleure musique d’orgue française de la période dite "baroque" n’a pas été écrite mais improvisée, ce qui, conviendront ceux qui ne se sont pas encore lassés de l'écouter, est probable, exception faite du superbe, du génial Grigny. On sait par exemple que l’on accourait de tout Paris pour écouter Balbastre improviser ; on peut en conclure que ses improvisations étaient excellentes et bien meilleures que sa musique écrite, d‘où ce succès qui gênait le clergé témoin impuissant de la transformation des églises en salles de concert. C’est sans doute vrai pour tous les autres et pas seulement ceux de la fin du XVIII°siècle.
Improviser est une chose extraordinaire car vous êtes, c'est un truisme, à la fois et au même moment le compositeur et l’interprète de votre oeuvre qui, tant que ne seront pas inventés les moyens d’enregistrements modernes, resteront merveilleusement et regrettablement éphémères.... Il ne faut pas confondre l’improvisation avec la tout aussi respectable pratique de la musique de tradition orale qu’on pourrait confondre du seul fait qu’elle s’exonère elle aussi de partitions.
Certains compositeurs improvisateurs doués d’une mémoire excellentes ont pu retranscrire de mémoire certaines de leurs improvisations qui n’avaient pas été enregistrées. C’est le cas de Marcel Dupré. D’autres ont accepté après coup qu’on transcrive leur improvisations enregistrées. C’est le contrat entre Duruflé et Tournemire. Peut-être à l’époque baroque, les compositeurs ont-ils écrits certaines de leurs improvisations sans s‘en vanter... Buxtehude, Bach sans doute.
Les grands improvisateurs actuels sont de toute évidence les organistes. Les musiciens de jazz peuvent faire preuve de génie dans cet exercice, mais la réitération obligatoire, pour des questions absurdes de rituels inhérents au genre, de l’exploitation de thèmes, de standards ressassés, les pousse de fait à répéter des formules qui font de leur art une musique sans doute non écrite mais aussi plus vraiment improvisée.
La première vidéo qui suit est étonnante car elle montre un talent inouï, celui de Michel Chapuis improvisant dans le style d’une époque et réussissant une oeuvre de qualité égale et j’ose dire supérieure à celle des oeuvres originales de cette époque. Il s’agit d’une histoire entre lui et le passé.
La seconde
vidéo montre Pierre Cochereau improvisant superbement dans le style qui était le sien. Il s’agit d’une histoire entre lui et lui.
Les deux sont extraordinaires. Ils ont des tics, des formules diront les chagrins. Les compositeurs aussi et c’est
moins pardonnables car ils ont eux, comme les peintres, le droit au “repentir”.
Il va de soi qu'il y a de nos jours de jeunes et inspirés improvisateurs.

Chapuis


Cochereau


19 juillet, 2010

Et Philippe Katerine, bien sûr ! J'adooooooooooore !

Reste que le mystère est entier

qui fait qu'on ne peut pas savoir si, une fois la porte du frigo fermée, la lumière est bien éteinte.

Argerich, Blondie

d'autres vont me dire : quoi ? vous voulez avoir l'air intello en prétendant aimer Argerich, alors que vous aimez Blondie ?

Blondie, Argerich...

d'aucuns vont me dire un peu pincés : comment ? vous aimez Argerich et Blondie en même temps ?
Ben oui, grâce à ma Dopamine, mon Ocytocine, mon Endorphine, mon Adrénaline, j' assume !

Qui l'eût cru !

Le net ça sert à ça aussi :

à répercuter la parole qui ne va pas "dans le sens". Alors, le plus simplement du monde, allez lire la petite compile du jour de Lesafaker sur http://lfaker.blogspot.com/ et dispersez-la à votre tour.
Le net ça sert aussi à nettoyer le cerveau...

18 juillet, 2010

Bientôt

Bientôt des multinationales astucieuses vont déposer des brevets sur l'eau banale que nous buvons et sur l'air que nous respirons. Il faudra leur verser des droits. Comme on dit quand on est libéral, c'est incontournable, c'est comme ça ! Y a pas d'alternative, il faut rassurer les marchés !

La recette du soir

Faites cuire dans un grand volume d'eau avec un "bouillon kub" vos cortecce (500 grammes y a pas moins...) c'est long, environ 20 minutes.
Pendant ce temps, vous avez le temps de préparer la sauce...
Vous prenez un gros oignon que vous hachez menu. Vous le faites revenir, presque griller dans de l'huile d'olive très chaude. Quand il commence à être roux, vous déglacez avec de la worcester sauce et du piment (tabasco si vous n'avez pas de piment ravageur frais ou sec) en grand quantité et de l'ail, bien sûr. Vous ajoutez enfin une grosse cuillerée de concentré de tomate, et éventuellement encore un peu d'huile d'olive, histoire de...
Quand vos cortecce sont à point, vous les mélangez à la sauce.
Parmesan, dans l'assiette, par dessus tout ça !

Réchauffement climatique

La France est un pays moderne, mieux encore, un pays qui vit l'avenir. Prévoyant le fameux réchauffement climatique et ses conséquences agricoles, dattes tourangelles, olives picardes, dromadaires de prés salés, boeufs watusi ardennais, hippopotames de baie de Somme et autres gazelles flamandes, notre pays est en train de devenir par anticipation et par les bons soins de ses gouvernants, une république bananière. Comme chacun sait, gouverner, c'est prévoir.

parmi les films que j'aimerais bien revoir :

Antonio das mortes, de Glauber Rocha.
Qui s'en souvient ? A Poitiers, à l'époque, mes amis et moi, on était très Cinema Novo brésilien...

Retour de promenade avec Oscar le Chien, à l'instant.

Les enfants des cités jouent dans les terrains vagues.
Ils ignorent soleil : leur peau est déjà sombre...
Ils traînent un peu tristes, ou galopent partout.
Les enfants des cités recherchent un peu l’ombre
Ils s’arrosent d’un jet qui sort dont ne sait où,
Imaginant ainsi la caresse des vagues...

17 juillet, 2010

Mon voisin et le complot

Mon voisin du coin de la rue, je vous en ai déjà parlé. C'est un vieux maçon italien qui refait tous les ans, dès les beaux jours venus, la margelle de son mur en chantant à tue-tête Tosca ou Bella Ciao selon son humeur et aussi un peu pour emmerder sa régulière qui sort en furie, le balai à la main, pour lui ordonner de se taire. Nous avons une complicité anticléricale généralisée, toutes tendances confondues, de bon aloi. Mais il exabuse un poil ! Il a sans doute ses raisons, mais il voit des curés vicieux partout et des papes violeurs en quantité, en nombre, en surnombre. La semaine dernière il me demande : " T'aurais pas des livres sur les papes qui violaient les jeunes filles ? tu les mets dans une enveloppe et dans ma boîte aux lettres", me dit-il sans attendre ma réponse en me montrant une fente dans le mur, pour lui c'est évident, j'en ai, et pas qu'un... Je vais pas me lancer dans une mise au point du genre, "mais camarade, la plupart étaient pédés comme des doryphores, ce qui change un peu la donne", ce serait trop compliqué. Alors je lui dit qu'à ma connaissance, il n'y a pas de livres consacrés à ce sujet, fût-il en effet passionnant, en tous cas, j'en ai pas ! tout au plus y a-t-il, peut-être, des articles et encore faudrait chercher. "Ah ! me dit-il, les salauds, ils ont fait disparaître les preuves !". "C'est évident, tout le monde le sait !" que je lui réponds. Il a 88 ans, le bel anar, je vais pas briser ses rêves !

"Diamonds are a girl's best friend"

par Carol Channing, créatrice du rôle et génialement poisse. Marilyn chante très bien, elle est très belle, mais un peu trop chic dans le film, car faut pas oublier, elle le dit à sa manière, Little Rock, c'est le trou du cul du monde...

Les trois bonnes fées

A l'instant dans le poste, on cause de trois hormones remarquables qui, comme les mousquetaires, sont quatre :
Dopamine, Ocytocine, Endorphine, Adrénaline !
Les trois bonnes fées du bonheur et, disons-le sans vergogne, du plaisir ! Si j'ai bien compris :
- Dopamine, c'est elle qui provoque le désir et sa fourchette est large, c'est la même qui vous pousse à prendre du plaisir à manger une glace, écouter (eh oui aussi !) l' Adagio d'Albinoni, faire l'amour tout seul, à deux, voire à plus !
- Ocytocine, c'est elle qui participe à l'explosion généralisée, l'extase, l'orgasme, le pied, c'est elle aussi qui un peu sournoisement vous fait créer un lien d'affect avec l'objet de votre plaisir...
- Endorphine, c'est la morphine légale, celle que vous produisez sans élever vos pavots donc sans risque, et qui vous met après une bonne jouissance de quelque qu'ordre qu'elle soit dans cet état second, une sorte (pour les musiciens qui savent) d'accord parfait dans une boîte expressive qu'on ferme doucement, tout doucement...
- Adrénaline... c'est elle qui accélère tout ça, c'est le turbo...
Voilà, c'était la minute scientifique de PPlemoqueur !

16 juillet, 2010

Indispensable ! ce blog , cabinet de curiosités.

C'est drôle, c'est incertain donc pas fiable pour une thune, c'est cumulatif et n'importe quoi, mais comme ça flatte l'imaginaire c'est vachement bien !
http://mamatus.centerblog.net/

Baroques parasites

Quand le clavecin accordé Werkmeister (I, II, III ou autre, Rameau ou autre ou tempéré...) à 415 arriva dans la maison d'en face, Séraphine fut, ignorante de tout ça, fort intriguée. Tellement, que le jour où, ne pouvant plus regarder Guy Lux pour des questions d'antenne mal tournée, elle accusa le très noble instrument de parasiter sa télé.
Couperin, Rameau, vainqueurs de Mireille Mathieu et de Johnny ! Ruckers, Blanchet contre Philips ou Ducretet-Thomson ! Ah, si elle avait eu raison !

Justice ou "on est pas de bois !"

C'était il y a longtemps, dans l'est du Poitou.
Quand le fort brave homme, bon père et bon époux, travailleur et honnête fut au tribunal pour avoir violé une jeune fille, son avocat fit des merveilles. Il construisit sa plaidoirie sur la relation amicale et de bon voisinage pour ne pas dire familiale qu'entretenaient le violeur et sa victime. Il l'avait quasiment vu naître et ils se côtoyaient dans le hameau depuis des années.
- Vous savez, Monsieur le juge, c'était déjà presque une femme même si elle était très jeune, à la campagne c'est pas comme en ville, il y a cette proximité des animaux, n'est-ce pas ? C'était l'été, elle était court vêtue. Je ne dirais pas qu'elle le provoquait, ça non ! mais tout de même, comme on dit, "on est pas de bois !". Et puis, Monsieur le Juge, elle n'a rien dit quand il a abusé d'elle, vous connaissez le proverbe "Qui ne dit mot consent !"
- Mais enfin, maître ! s'offusque quand même le juge, la victime était sourde-muette...
Le violeur, en ces temps bénits ne fit, c'était le tarif, que quelques mois de prison. On considéra dans le village, sitôt qu'il fut rendu, que ce jugement était inique et la jeune fille une fieffée salope. Muette ? ah oui, mais pas pour aller cafter et puis porter plainte.

Pavane pour une Enceinte Décente

video

14 juillet, 2010

Éric Woerth est un homme de biens !

Monsieur Woerth a, quand il était ministre du budget et c'était parmi ses prérogatives, vendu un bout de la forêt de Compiègne, l'hippodrome et le golf attenant. Il s'agit d'un bien de l'État. Les mauvaises langues qui sont actuellement si nombreuses prétendent que tout ça a été un peu bradé à des amis de rencontre. Propos malveillants destinés assurément à nuire, encore un coup des socialistes bolchevico-fascistes acharnés.
Je lis dans le "Parisien" ce commentaire de l'acquéreur :
«Il n'y a pas eu d'appels d'offres car nous étions les seuls à pouvoir acheter parce que nous étions locataires de ce terrain», a réagi Antoine Gilibert mercredi sur RTL, affirmant en outre n'avoir «jamais vu» Eric Woerth et son épouse. «Je pense que l'Etat a fait une très bonne affaire: il a touché 2,5 millions d'euros au lieu de toucher 45.000 annuellement» au titre de la location, a-t-il estimé.
Tout ça confirme donc ce que tout le monde pense : Monsieur Woerth est donc un homme de biens. Il vends les biens de l'État pour le bien de l'État. Bon d'accord vu ces événements en cascades, c'est en train de devenir aussi un homme d'affaires...
Ah ! la langue française, avec ses mots qui veulent dire une chose et puis aussi autre chose...

Dans ma série "Poubelles" voici la 26 bis

12 juillet, 2010

Poitiers, années 65 - 77... ou l'ancien régime à portée de main,

http://www.ina.fr/economie-et-societe/religion/video/RXF05010920/benediction-de-la-cloche-de-notre-dame-la-grande-a-poitiers.fr.html

L'abbé M.

L'abbé M. n'était pas une flèche, mais il enseignait en sixième le français et le latin d'une manière efficace, par une pédagogie simple prolongeant celles du primaire ; rosa, rosa, rosae, on mettait en ces temps le génitif en troisième position. Il n'était ni malsain, ni pédophile, ayant réglé depuis longtemps sont rapport à la séduction en refusant de sourire ne fût-ce qu'un instant. Il était pourvu, pour son autorité, d'une soutane éculée, n'ayant pas les moyens de se payer un costard, et surtout d'une hypertrichose nasale et auriculaire qui nous fascinait, nous faisant parfois oublier ce qu'il disait. Bref un brave homme qui, signe de bonne santé mentale, ne vous gardait en confession pas plus de dix minutes... D'aucuns peut-être se reconnaîtront sur cette photo qui date de 1961 ou 1962, non, je n'y suis pas.

La parité en général

Définition en ligne du CNRTL bras séculier du CNRS en matière de définition lexicale : "Rapport d'égalité, de similitude entre deux choses ou deux êtres (le plus souvent comptables)".
J'ai donc décidé que mes relations avec autrui seront désormais au moins dans leurs fréquences (le sentiment, ça se mesure pas), soumises à la règle indiscutable de la parité.
Les raisons invoquées telles que "je ne téléphone jamais" ou "je n'écris ou ne réponds pas aux lettres, tout le monde le sait", font exclure leurs auteurs de mon répertoire puis, c'est vrai le temps passant, de mes pensées et préoccupations. Il n'y a pas de raison. Je fais donc partie de ceux qui désormais disent, non pas "je ne téléphone jamais ou je ne réponds jamais aux lettres, c'est normal, je ne l'ai jamais fait et tout le monde le sait et j'en suis fier" mais "je ne téléphone, ni n'écris plus, c'est con mais c'est comme ça maintenant, c'est tout." à ceux pour qui l'entretien régulier de toute relation est un insupportable pensum, sauf, bien entendu et c''est la seule, la bonne raison, s'ils considèrent et c'est possible, qu'on n'a rien à se dire. C'est aussi con, mais parité oblige, pas plus, pas moins.
Cette parité s'applique de facto à tous ceux que j'ai radiés de mon agenda et marqués comme spam sur mon compte email, de grâce, qu'ils me lâchent définitivement.
Considérant en toute humilité que l'amitié qu'on me porte peut être inférieure à l'ennui qu'elle induit, je n'ai aucune raison d'emmerder le monde en forçant à tout prix les ardeurs de quiconque.
Je ne suis ni triste, ni amer, ni furieux. Je deviens simplement oublieux, c'est bien mieux.

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